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Le Blog du Congolais

analyses politiques sur la situation au congo kinshasa

27 juillet 2005

Les bavures du 30 juin 2005 : l'étudiant Lumumba Minga abandonne ses études

Le Phare (Kinshasa)

M.l.
Kinshasa

Le Phare a reçu mercredi 20 juillet 2005 une délégation des étudiants de l'Université de Kinshasa (UNIKIN). Motif de la visite : dénoncer le traitement inhumain et dégradant subi lors de la marche pacifique du 30 juin dernier, par leur collègue Patrice Lumumba Minga, étudiant en 1ère licence de la faculté de Droit.

Dans leur récit des faits, les " camarades ", comme s'appellent entre eux les étudiants congolais ", ont raconté que leur collègue était accusé d'inciter la population à la révolte et à la désobéissance civile, ainsi que de trouble à l'ordre public. Le 30 juin, Lumumba a été cueilli comme un fruit lors des manifestations pacifiques du jour. Conduit manu militari à

la Légion PIR

avec plusieurs centaines d'autres militants des partis politiques, de

la Société Civile

et d'autres groupes de pression, il a d'abord été entendu sur procès verbal avant de subir des traitements inhumains et dégradants.

Extrait de

la Légion PIR

, Patrice Lumumba Minga s'est retrouvé à KIN MAZIERE où il a de nouveau été entendu sur procès verbal avec un nouveau grief à sa charge, à savoir l'atteinte à la sûreté de l'Etat. Il y sera rasé et soumis à un traitement cruel et dégradant. Pour ne retrouver sa liberté que grâce à l'intervention énergique de

la Voix

des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV), une Ong de défense et de promotion des droits de l'homme. A peine rentré à l'UNIKIN a encore été inquiété par des hommes armés le lundi 18 juillet aux environs de 21h30'. M. Patrice Lumumba Minga sera sauvé de justesse par une protestation massive des étudiants en furie. Depuis, il a déserté le campus et interrompu ses études de 1ère licence en Droit.

Ntumba Kabeya qui jette l'éponge, Kanku qui rit

Lumumba Minga n'est pas le seul à regretter aujourd'hui les multiples bavures qui ont accompagné les manifestations pacifiques du 30 juin, ou à en avoir été victime. La commémoration vendredi dernier de la journée nationale de la presse a été également l'occasion de rappeler le calvaire de nombre de chevaliers de la plume ou du micro interpellés ou suspendus pour leurs activités professionnelles. Les cas les plus cités sont ceux de la chaîne privée Raga, suspendue pour avoir fait un reportage en direct sur les manifestations du 30 juin. Il en est de même de notre confrère Louis Ntumba Kabeya du Moniteur, victime de la rafle effectuée sur les manifestants du 30 juin par les forces de police, et qui n'a retrouvé sa liberté que 48 heures après les événements dans des conditions qui n'ont pas encore été élucidées. Au point même que dans l'entourage de notre confrère, d'aucuns n'ont pas hésité de parler de règlement des comptes. La grande surprise cependant, c'est la décision de Louis Ntumba Kabeya de prendre ses distances avec la profession à la suite des menaces de mort reçues tout au long de son interpellation et qui lui font craindre pour sa vie.

Le dernier cas qui a été abondamment cité vendredi dernier est celui de l'éditeur du journal " L'Alerte ", Jean Marie Kanku, détenu depuis le 11 juillet à la suite d'une plainte déposée par la ministre de

la Solidarité

et Affaires Humanitaires, Mme Nzuzi wa Mbombo. Ce dossier a connu depuis hier un rebondissement heureux avec la libération de notre confrère, au terme d'une ordonnance de mise en liberté provisoire signée par l'Avocat général Mundari Djo Bamba.

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VITAL KAMERHE : PARI PERDU A PARIS.


(Journal Canal Futur 25/07/2005)

Jour J+25...Paris, samedi 22 juillet 2005. Sous un soleil digne de la période estivale, la salle Eurosites, une extension de LSC, située à la porte de

la Chapelle

à Paris, reçoit un hôte de marque. Un visiteur inhabituel, Vital Kamerhe, le secrétaire général du Pprd, parti pour la reconstruction et le développement, le parti de Joseph Kabila, le président Congolais.
Le staff du Pprd France, avec Nzamba Delphin en tête, a rameuté tout Paris avec des tracts distribués dans les lieux fréquentés par les Congolais, pour sensibiliser les compatriotes de Lumumba d’aller assister à la conférence de presse de Kamerhe.

Jour J, samedi 22 juillet. Heure H 17, heures.

Malgré les billets d’euros et de dollars distribués semble-t-il à profusion à « Kamba » lieu très fréquenté par les Congolais de Paris et situé à Saint Denis, non loin de la porte de la chapelle, l’appel du Pprd ne semble pas avoir été entendu. La salle est quasiment vide. Moins de 50 compatriotes ont répondu à l’invitation.

Les organisateurs retardent l’entrée de Kamerhe. Peine perdue. Un heure plus tard, la situation ne change pas. Vital descend quand même dans l’arène. Il commence sa conférence aux environs de 18 heures, heures de Paris, soit une heure plutôt à Kinshasa.
Malgré la salle quasiment vide, le secrétaire général du Pprd aborde le sujet du jour : « L’évolution de la transition au Congo et les dispositions prises par la communauté internationales pour l’organisation des élections en Rd Congo. » Mais l’orateur du jour tient surtout à aborder un dossier qui préoccupe au plus haut point, le pouvoir 1+4 à Kinshasa. Il s’agit de la montée de la contestation contre le régime de Kinshasa des congolais d’Europe qui ont manifesté récemment dans plusieurs capitales dont Bruxelles, à Paris et Londrès, à l’appel de l’Apareco, alliance pour la réfondation du Congo. Jamais avant la naissance de l’Apareco, les Congolais d’Europe n’avaient aussi massivement contesté le pouvoir en place à Kinshasa.

En effet, depuis le lancement officiel le 4 juin dernier par deux anciens ministres de Mobutu, messieurs Honoré Ngbanda Zambo et Ngongo Luwowo, de cette plate forme politique à Paris, elle a fait prendre conscience aux Congolais résidant en Europe, de la situation d’asservissement et de l’occupation de l’Est du pays par le Rwanda, et de l’intrusion des rwandais au sein de l‘appareil politique et sécuritaire congolais avec la complicité active et/ou passive de certains acteurs à la tête du pays et évoluant au sein de l’espace présidentiel et dans les principales institutions de la transition.

L’Apareco a également dénoncé au cours d’une grande rencontre il y a quelques semaines à Paris, l’échec de la formule 1+4 face aux objectifs qu’elle s’est assignée à l’issue du dialogue intercongolais, car aucun des 5 principaux objectifs de la transition n’a été atteint pour oser demander la prolongation de la transition avec les mêmes acteurs.

Film des événements.

Vital Kamerhe, ce jeune turc que le grand public a découvert sous Kabila père et maintenant sous Kabila fils est un cadre dont la verve oratoire est connue de tous. Ceux qui le connaissent mieux disent qu’il a évolué sous le régime Mobutu, dans différents cabinets ministériels, principalement auprès d’un ancien ministre Mushobekwa Kalimba wa Katana et Faustin Birindwa alors premier ministre de Mobutu.

Le secrétaire général du Pprd a tenu donc à mettre toute son expérience et toutes ses capacités pour tenter de réduire si pas d’anéantir la montée de l’Apareco en Europe.
Avant d’aborder le vif du sujet de sa conférence, Vital, a d’abord tenu à remercier, au nom de Joseph Kabila qu’il a déclaré représenter à cette occasion, l’assistance venue l’écouter.
D’entrée de jeu, Kamerhe a déploré de voir l’Udps manifester ensemble avec l’Apareco contre le régime de Kinshasa lors de différentes marches de protestation qui ont marqué le 45 ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance dans plusieurs capitales européennes, alors que Ngbanda, a-t-il insisté, avait fait tuer des zaïrois dont des membres de l’Udps, lors de la marche des chrétiens le 16 février 1992 à Kinshasa.
C’est cette première erreur qui a visiblement provoqué les premières difficultés entre Kamerhe et son auditoire. Des interventions ont fusé de partout dans la salle pour tenter de contrer cette accusation avancée par le secrétaire général du Pprd. Des intervenants lui ont également rappelé les nombreux morts du 30 juin dernier, ceux du 10 janvier2005, des 3 et 4 juin 2004 tués par le régime Kabila et ses complices du 1+4 et pour lesquels il n’a rien dit ni demandé pardon.

Kamerhe s’énerve. La tension monte dans la salle. La salle exige des excuses. Kamerhe les présente. La parenthèse est fermée. Du moins provisoirement…

Kamerhe reprend la parole, il aborde la le chapître de la cohabitation du régime Kabila avec certaines personnes notoirement déclarées Rwandaises.

Le secrétaire général du Pprd a expliqué qu’il préférait confier la gestion du pays même à un Allemand capable de développer le Congo au lieu de le confier à un Congolais qui pourra le détruire. Il a enchaîné en déclarant que les Rwandais ne sont pas si mauvais qu’on le croit.
Comme exemple, il dit avoir été dernièrement reçu par Paul Kagame à Kigali qui lui a gentiment demandé d’amener le musicien Koffi Olomidé au Rwanda, car lui a confié Kagame, il aime la musique de Koffi. La salle s’enflamme, des quolibets sont lancés. On rappelle que lui même Kamerhe est de souche rwandaise. Pour preuve, ses liens de parenté avec la famille Mushobekwa connue pour ses origines rwandaises incontestables sont rappelés. L’assistance rappelle en plus qu’elle ne peut plus accepter depuis l’ultimatum lancé par l’Apareco le 4 juin 2005, que les tenants du pouvoir de Kinshasa viennent se pavaner en Europe avec l’argent du peule qui souffre. En plus, la foule lance qu’elle ne peut plus permettre à ceux qui violent les droits de l’homme au Congo, de venir parler librement en Europe. Ils doivent d’abord garantir la liberté d’expression au peuple congolais, libérer les médias et garantir la liberté de presse au Congo, avant de chercher à bénéficier eux-même ici en Europe de la liberté d’expression. L’atmosphère devient insupportable. Le public lance des boules puantes, des bombes lacrymogènes, des chaises volent dans tous les sens…
Les CRS, ces redoutables policiers français rompus aux techniques de maintien d’ordre sont vite débordés. Ils appellent au secours. Quinze bus et une dizaine de voitures arrivent, toutes sirènes hurlantes. La place est vite noire des tenues bleues foncées de cette unité d’élite de la police française. Kamerhe et son équipe sont coincés dans un coin de la salle. Les Crs tentent de les exfiltrer par une fenêtre. Peine perdue, elle est barricadée. Ses réflexes d’homme politique le pousse à négocier. Il demande de parler à un responsable de l’Apareco. Refus net. On lui reproche sa provocation et son arrogance pendant les quelques 10 à 15 minutes qu’a duré sa conférence de presse contre l’Apareco. Personne ne veut plus l’écouter. Aux cris lui lancé : vous êtes Rwandais, Kamerhe répond avec peine que même s’il était asiatique, il a droit à la vie. Un téléphone sonne dans la foule. Quelqu’un décroche.

Le coup de fil vient de Kinshasa. Katumba Mwanke est en ligne. Il tient à parler à un certain
Henri de Bana Congo, membre de l’Apareco. Henri refuse de répondre à Katumba Mwanke qui voulait semble-t-il, lui passer le président Joseph Kabila en ligne depuis Kinshasa.
Les quelques dizaines des Crs sont manifestement débordés. Ils reçoivent un renfort confortable d’environ 500 nouveaux éléments. Des grenades lacrymogènes sont dégoupillées. Elles sont lancées dans la foule.

La population environnante, convaincue par le bien fondé du discours des patriotes congolais, lancent des oeufs et des tomates sur les policiers à partir des fenêtres de leurs appartements environnants. Il est 22 heures passées sur ma montre. La scène dure depuis 18 heures quart. Cela fait plus de 4 heures que Vital Kamerhe et une dizaine de ses partisans sont bloqués dans la salle.

La Police

ne leur est d’aucune utilité. Elle est débordée. D’autres patriotes congolais qui venaient de terminer une autre manifestation au centre de Paris contre le régime 1+ 4 viennent rejoindre la porte de la chapelle pour augmenter la pression sur la police, sur Kamerhe et sur ses quelques partisans qui lui ont pourtant garanti un triomphe en échange d’une rétribution en euros et en dollars ramenés de Kinshasa.


Un commissaire de police décide enfin de s’entretenir avec les responsables des manifestants. Il y parvient. La négociation porte des fruits. C’est finalement après cette longue tractation avec les têtes d’affiche des manifestants que la police réussit à sortir Kamerhe de sa « prison ». Il est presque 23 heures. Kamerhe peut enfin rejoindre l’ Hôtel Plazza Athenée sur l’avenue Montaigne, non loin des Champs Elysées. L’équipe dirigeante des manifestants donne l’ordre de ne plus poursuivre Kamerhe jusqu’à son hôtel. La foule se disperse en attendant le prochain envoyé du régime 1+4 en Europe.

Enfin, Kamerhe peut souffler. Il l’a échappé belle. L’Europe n’est plus une terre conquise pour le régime de Kinshasa devait-il se dire au fond de lui.

Luc Mangasa Mayemba

Afrique Horizon Paris

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Le mensonge haineux de Collette Braeckman

MESSAGE TIRE DU SITE UDPS.NET

Le mensonge haineux de Collette Braeckman La fausse biographie de M. Étienne Tshisekedi signée par la journaliste du Soir Colette Braeckman prouve à elle seule que le camp de la patrie et son mentor Louis Michel ont perdu le sommeil en prévision de la libération du 30 juin 2005. Le but de ce document est de provoquer délibérément une confusion dans la tête des Congolais afin d’obtenir une fracture, une scission au sein du Mouvement de libération nationale conduit conjointement par l’UDPS, le PALU ainsi que toutes les autres forces politiques et populaires vouées au changement démocratique. Son objectif est surtout d’attiser la haine interethnique afin de paralyser la société congolaise.

forum@udps.net

Chers Compatriotes, Une fois de plus, vous avez constaté que Madame Colette Braeckman qui voue une haine viscérale à l’égard de Monsieur Étienne Tshisekedi de l’UDPS excelle dans la falsification de l’histoire nationale. Face à son entêtement persistant et pathologique de tordre très fréquemment la vérité sur l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC), nous vous proposons d’insérer désormais son nom dans la liste des personnalités étrangères à bannir à vie de notre pays pour soutien à la dictature macabre et maffieuse que nous cherchons à démanteler.

Nous aimerions faire remarquer à Madame Colette Braeckman que le mandat d’arrêt contre le Premier ministre panafricaniste et nationaliste Patrice Emery Lumumba n’a jamais été émis par M. Étienne Tshisekedi en tant que membre du Collège des commissaires généraux mis en place le 15 septembre 1960 dans le but d’assurer le fonctionnement technique et administratif de l’État paralysé par les querelles byzantines des politiciens. Celui-ci est l’œuvre du Premier ministre Joseph Iléo Songo Amba nommé à ce titre par le président Joseph Kasa-Vubu le 5 septembre 1960, date à laquelle ce chef de l’État démettait illégalement le gouvernement du précité. Le 6 septembre, Joseph Iléo en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par le chef de l’État et en sa double qualité de Ministre de la Défense et de la Justice, lance un mandat d’arrestation contre Lumumba dont les motifs sont explicités ci-après.

Celui-ci a été d’ailleurs exécuté par le tristement célèbre Procureur près la Cour d’appel de Léopoldville, le Belge René Rom. À cette date, Étienne Tshisekedi est non seulement Ministre de la Justice dans la Province du Sud-Kasaï mais également à Bakwanga, actuellement M’Buji-Mayi, c’est-à-dire à son poste de travail. C’est à partir du 15 septembre 1960 qu’il est nommé membre du Collège des commissaires généraux pour assumer la charge de Commissaire général adjoint à la Justice – le titulaire étant Marcel Lihau Ebua –. Du 29 septembre au 31 décembre 1960, ce cabinet présidé par Justin-Marie Bomboko se place sous l’autorité politique du président Joseph Kasa-Vubu. Donc à la fin de l’année 1960, la mission de ce fameux Collège des commissaires prend fin. Ce qui permet ainsi au gouvernement Iléo de reprendre son fonctionnement normal.

En clair, cela signifie que Tshisekedi n’est pas membre du Collège quand le mandat d’arrêt est lancé contre Lumumba, d’une part. Et, d’autre part, il n’est plus membre de ce cabinet lorsqu’il est assassiné le 17 janvier 1961. À ce sujet, nous exhortons Madame Colette Braeckman qui se fait passer auprès des idiots pour une spécialiste de la République démocratique du Congo (RDC) à éclairer l’opinion publique et surtout à nous dire comment Étienne Tshisekedi aurait pu signer un tel document qui engage le gouvernement de Léopoldville sans pour autant qu’il en fasse partie et soit investi de l’autorité publique dudit État, d’une part. Et, d’autre part, à ce que nous sachions, il y a effectivement eu une commission d’enquête qui a siégé pendant de nombreux mois à Bruxelles en 2001-2002 sur le lâche assassinat politique de Patrice Emery Lumumba d’ailleurs largement orchestré par la Belgique, les États-Unis d’Amérique et la Grande-Bretagne.

Par conséquent, peut-elle fournir les raisons pour lesquelles Étienne Tshisekedi n’y a pas été invité à témoigner si, vraiment, ce dernier avait quelque chose à se reprocher ? Par ailleurs, lors de la fameuse Conférence nationale souveraine (CNS) de 1992, une Commission dite Assassinats politiques a été mise en place pour entendre les principaux acteurs impliqués dans la mort de Patrice Emery Lumumba dont feu Victor Nendaka Bika, le patron des services de renseignement du jeune Congo indépendant, le puissant Ministre de l’intérieur du Katanga sécessionniste de l’époque, feu Godefroid Mwenda Munongo M’Siri Shombeka, Grand Mwami des Bayeke. Nous savons tous les conditions dans lesquelles ce personnage clé dans l’Affaire Lumumba a terminé précipitamment sa vie. En effet, celui-ci est décédé inopinément après avoir déclaré être prêt à divulguer toute la vérité sur l’élimination physique du Premier nationaliste. À ce que tout le monde sache, le nom de M. Étienne Tshisekedi n’a jamais figuré sur la liste des personnalités appelées à comparaître et à témoigner devant cette Commission.

Concernant l’aéronef transportant Patrice Emery Lumumba et ses compagnons d’infortune (le lieutenant-général Maurice M’Polo, le sénateur Joseph Okito) au lieu d’extermination, Madame Colette Braeckman doit certainement savoir que celui-ci n’a nullement atterri à Bakwanga (M’Buji-Mayi) à cause d’une tempête d’ailleurs imaginaire, qui n’est que le fruit de ses fertiles élucubrations. C’est sur ordre formel de Mulopwe Joseph Albert Kalonji Ditunga qui ne voulait pas du tout porter la responsabilité de la mort de ces trois prisonniers de la Belgique, des États-Unis d’Amérique et de la Grande-Bretagne que cet avion ne s’est pas posé sur le tarmac de Bakwanga. Il n’a jamais été question de tempête comme elle semble l’insinuer. Sa version fabriquée de toutes pièces consiste à alimenter le venin de la haine contre les Baluba du Kasaï, haine que la Belgique a d’ailleurs réussi à inoculer au sein de la population de manière injustifiée. Pour n’avoir pas accepté le fameux « colis » comprenant Lumumba, M’Polo et Okito, Albert Kalonji Ditunga a été jeté aux gémonies de l’opinion publique par la Belgique. Aux yeux de cette puissance occidentale qui reproche à celui-ci son alliance formelle avec les différents intérêts politico-financiers anglo-saxons à son détriment pour la mise en valeur du Sud-Kasaï, Mulopwe porte l’odieux d’avoir surtout permis aux Baluba dans la foulée de la sécession de la Province du Sud-Kasaï de revenir massivement sur la terre de leurs ancêtres dont ils étaient privés par le colonisateur. D’autant plus que ce dernier était très nettement résolu à les exiler dans les territoires lointains pour mieux exploiter le diamant leur revenant de droit. Ainsi vous comprenez bien les raisons pour lesquelles la Ville d’Anvers est la capitale mondiale du diamant. Car, avec Kalonji, c’est Londres qui devait honorer cette première place.

La vérité est que Bruxelles espérait beaucoup avec la mort de Lumumba entre les mains des Baluba sous-traiter auprès des Tetela qui sont leurs voisins, par le biais des affrontements interethniques et intertribaux, le génocide de cette ethnie dont la résistance politique et intellectuelle a toujours gêné ses sombres desseins dans l’exploitation des richesses du Congo. Ce qui allait lui permettre de vider le Kasaï de tous ses habitants, qu’ils soient Tetela ou Luba. Malheureusement, ce scénario ne s’est pas produit ! C’est réellement ce scénario raté au Kasaï que les Congolais revivent aujourd’hui en Ituri (Province orientale), au deux Kivu et au Katanga pour mieux spolier les ressources de l’est du pays.

Concernant la mort de Pierre Mulele, tout le monde se rappelle sauf la myope au service du cryptocolonialiste Louis Michel et de cette Belgique gouvernementale haineuse (nous épargnons le Peuple belge qui a toujours été sensible au sort des Congolais), qu’il avait bénéficié d’une amnistie politique négociée entre Kinshasa et Brazzaville. C’est au vu et au su des garanties politiques et diplomatiques accordées par le régime de Mobutu que le président Feu Marien N’Gouabi de la République populaire du Congo qui hébergeait Mulele, accepta son transfert de l’autre côté de la rive du fleuve Congo. S’il a été assassiné par la suite, la question mérite d’être posée à Justin-Marie Bomboko qui était porteur desdites garanties, en tant que Ministre des Affaires étrangères et non Étienne Tshisekedi en qualité de Ministre de la Justice. D’autant plus que c’est le même Bomboko qui est parti chercher Pierre Mulele à Brazzaville pour le ramener directement à Kinshasa, se faire dépecer, couper en menus morceaux au camp Lieutenant-colonel N’Kokolo. Il importe de souligner que ses restes humains ont été finalement jetés au fleuve Congo. Ce qui signifie Pierre Mulele tout comme Patrice Emery Lumumba n’ont jamais eu de sépulture. Ainsi en avaient décidé les forces à la fois colonialistes et impérialistes. Ce que Madame Colette Braeckman ne sait pas, c’est à partir de cet assassinat politique ignoble de Pierre Mulele à qui la Belgique et les États-Unis d’Amérique reprochaient violemment d’avoir introduit le communisme en Afrique centrale que commença la résistance de Tshisekedi contre les méthodes expéditives du lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu. Dans la mesure où Étienne Tshisekedi signifia clairement à Mobutu que s’il avait quelque chose à reprocher à cet exilé lumumbiste du Parti solidaire africain (PSA), il appartenait aux seuls tribunaux de trancher et non au pouvoir politique et à l’autorité militaire.

C’est ainsi que commença la disgrâce d’Étienne Tshisekedi sournoisement, puis officiellement décrétée par le régime macabre de Mobutu Sese Seko. D’où son éloignement exprès au Maroc en tant qu’Ambassadeur. La suite, tout le monde la connaît… Avec l’histoire de Pierre Mulele, l’objectif visé par Madame Colette Braeckman est la haine gratuite envers le Dr Étienne Tshisekedi et les Baluba dans l’unique but de faire capoter la révolution populaire du 30 juin 2005.

C’est le meilleur rôle que la Belgique haineuse attend de cette dernière. D’autant plus que cet État a décidé qu’aussi longtemps qu’elle aura le contrôle du Congo, aucun Muluba ne pourra occuper la magistrature suprême dans ce pays géant d’Afrique centrale. La raison officiellement invoquée est que les Congolais seront à jamais éveillés. Celle-ci est évoquée par les anthropologues, ethnologues et administrateurs de la colonie ayant séjourné au Congo. Il y a lieu de relever que cet argumentaire qui met en évidence l’éveil des Congolais, est également utilisé par l’Ambassadeur américain représentant le Secrétaire général de l’ONU, Kofi A. Annan, au Congo [MONUC], William Lacey Swing, lorsqu’il affirme au cours de sa rencontre avec Étienne Tshisekedi à Limete que « c’est bien lui qui entête la population ». Ce qui est une grave insulte au sens le plus élevé de responsabilité ainsi qu’à la maturité du Peuple congolais. Voilà certainement la vérité : la sous-traitance de la haine belge envers Étienne Tshisekedi et les Kasaïens par les Congolais en vue de continuer à maintenir ceux-ci en esclavage.

Ainsi, l’on comprend mieux pourquoi le Grand Kasaï a été exclu de la Transition politique à Kinshasa ! Ainsi, l’on comprend mieux la conspiration des forces internationales contre la République démocratique du Congo. Il appartient au Peuple congolais ainsi qu’à l’opinion publique de comprendre pourquoi la communauté internationale refuse catégoriquement l’organisation d’élections en République démocratique du Congo. C’est simplement parce que le Dr Étienne Tshisekedi devenu l’avocat du Peuple, de surcroît surnommé « le Renard » par des intérêts politiques extérieurs et des services de renseignement étrangers, est l’homme le plus populaire du pays. Cette situation perdure depuis les années quatre-vingts. C’est ce qui inquiète au plus haut point la Communauté internationale. Ainsi, à ses yeux, il ne peut y avoir de scrutins. Tout ce qu’elle attend, c’est le changement de contexte politique qui va résulter de la mort de ce leader de la vraie Opposition démocratique…

Par conséquent, vu le comportement ignoble de Madame Colette Braeckman, dicté par la mauvaise foi et des motivations obscures, nous, membres de l’ACJ, demandons instamment au Délégué général (Représentant) de l’UDPS/BELUX, Dr François Mpuila Tshipamba, d’intenter le plus rapidement possible au nom du Président national de l’UDPS, Dr Étienne Tshisekedi, une poursuite judiciaire en diffamation contre ce plumitif devant les juridictions belges. Nous exhortons tous les Congolais attachés à leur histoire douloureuse, indignés par les écrits diffamatoires et révisionnistes de Madame Colette Braeckman complètement transformée en vipère de la haine, à se constituer sans hésitation partie civile. À Madame Colette Braeckman de savoir qu’elle rendrait un grand service à notre Peuple meurtri par sa conspiration en cessant d’écrire des torchons, de propager insidieusement des contrevérités assassines et de distraire l’opinion publique qui a soif de vérité. Nous savons que le but par elle poursuivi malicieusement, est d’opposer le PALU du Patriarche Antoine Gizenga, qui est le véritable légataire universel du courant lumumbiste à l’UDPS du Dr Étienne Tshisekedi sur la fin prochaine de la Transition arrêtée le jeudi 30 juin 2005. Ce qui signifie « diviser pour mieux régner sur les petits nègres d’Afrique ». Tout ce qu’elle poursuit, c’est la neutralisation de la libération du jeudi 30 juin 2005 par l’embrasement voire l’éclatement du pays (objectif ultime de l’Occident) comme cela s’est produit le 5 juillet 1960 avec la mutinerie de la force publique très rapidement suivie de la sécession du Katanga.

Face à cette sombre perspective, il appartient au Peuple congolais de se liguer pour faire échec à cette stratégie machiavélique. Car, l’objectif primordial de la libération est de défaire, le jeudi 30 juin 2005, le gouvernement de criminels de guerre, de génocidaires, de mafiosi, des dealers de la drogue et des pillards en tant que dépositaires de cette logique d’anéantissement de la souveraineté. Force est de constater que tous ces fossoyeurs de la Nation sont ardemment soutenus par Madame Colette Braeckman à même l’argent du contribuable congolais tout en écrivant des faussetés et en suscitant un discours foncièrement haineux sur le leader charismatique de l’Opposition politique et démocratique. La vérité est que la Belgique en tant qu’ancienne puissance coloniale a dans ses mains le sang de Patrice Emery Lumumba d’ailleurs violemment achevé par des Belges.

Qu’elle cesse de provoquer la confusion dans la tête des Congolais pour faire capoter la journée du jeudi 30 juin 2005 où tous ses pupilles mercenaires seront chassés du pouvoir par notre Vaillant Peuple ! Cette date du jeudi 30 juin 2005 consacre inéluctablement la fin de l’œuvre meurtrière de la Belgique et de Louis Michel en République démocratique du Congo, à savoir la servitude, l’esclavage moderne, la traite négrière, le pillage et l’impunité. Elle consacre définitivement la reprise en main du destin national par l’ensemble des Congolais maintes fois victimes de l’agression belge. Pour rafraîchir la mémoire de Madame Colette Braeckman dont la mauvaise foi avérée nous interdit de penser qu’elle souffrirait fort probablement de la maladie d’alzheimer, nous reproduisons ci-après les mandats délivrés par les autorités gouvernementales et judiciaires du Congo-Léopoldville à l’encontre de Patrice Emery Lumumba. Ceux-ci ne revêtent aucunement la signature de M. Étienne Tshisekedi.

Par conséquent, la morale de cette histoire est « à beau mentir qui sème la haine ».

Injonction du Premier ministre, Ministre de la Défense et de la Justice

Joseph Iléo

au Procureur général de la République près la Cour d’appel de Léopoldville (le Belge René Rom)

afin de procéder à l’arrestation de Patrice Emery Lumumba. Léopoldville, le 6 septembre 1960

Monsieur le Procureur général près la Cour d’appel

de et à

Léopoldville

Monsieur le Procureur,

J’ai l’honneur, par la présente, de vous donner l’ordre de procéder à l’arrestation immédiate de M. Lumumba Patrice, membre de la chambre des Représentants sur base de la prévention suivante : Après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre le 5 septembre 1960 par arrêté du chef de l’État contresigné par les ministres Delvaux Albert (Mafuta Kizola) et Bomboko Justin, avoir le même jour, de 21 heures jusqu’à 22 heures, prononcé à la Radiodiffusion nationale congolaise des discours publics et violents, incitant la population à renverser les pouvoirs établis et le régime légal instauré par la Loi fondamentale du 19 mai 1960.

Le Premier ministre et Ministre de la Justice Joseph Iléo

En vertu du mandat d’amener, datant du mois de septembre 1960 et délivré par le Procureur général de la République, le Belge René Rom, près la Cour d’appel de Léopoldville, Patrice Emery Lumumba est inculpé et écroué pour les motifs suivants en décembre 1960 :

1. Usurpation des fonctions publiques (article 123 du code pénal)

2. Attentats à la liberté individuelle avec tortures corporelles (article 67 du code pénal)

3. Atteintes à la sûreté de l’État (article 186 du code pénal)

4. Organisation de bandes hostiles dans le but de porter la dévastation, le massacre et le pillage (articles 193 à 197 du code pénal)

5. Incitation des militaires à commettre des infractions (article 202 du code pénal)

Force est de constater que ce mandat d’amener délivré par le Belge René Rom a été exécuté sans que le Parlement congédié sine die par le président Kasa-Vubu et encerclé par l’ANC/Mobutu ait pu se prononcer sur la levée de l’immunité parlementaire du principal intéressé (Patrice Emery Lumumba était député de la circonscription de Stanleyville). Il convient de mentionner que le Procureur belge a admis plus tard devant le ministre de la Justice Rémy Mwamba – démis de ses fonctions en même temps que le héros national Patrice Emery Lumumba (Premier ministre), Christophe Gbenye (Ministre de l’Intérieur), Anicet Kashamura (Ministre de l’Information), Jacques Lumbala (Secrétaire d’État à l’Information) et Antoine Gizenga (Vice-Premier ministre et Secrétaire d’État à la Présidence du Conseil des Ministres) par le président Joseph Kasa-Vubu (ordonnance du lundi 5 septembre 1960 contresigné par le Ministre des Affaires étrangères Justin-Marie Bomboko Lokumba et le Ministre résident Albert Delvaux Mafuta Kizola) – qu’il est précipitamment conduit à rédiger le fameux mandat d’amener contre le leader nationaliste. C’est à la suite de très fortes pressions extérieures exercées par des conseillers belges, français et américains auprès du Chef de l’État Joseph Kasa-Vubu, affirme-t-il au cours de cette réunion, qu’il émet sans broncher un acte d’accusation contre le Chef du MNC pour exercice illégal des prérogatives gouvernementales et incitation à une insurrection populaire contre les autorités politiques constituées.

Alliance des Juifs congolais (AJC) Kinshasa – Lubumbashi – Kananga

Erar Amar

Valérie Assouline

Ruth Beer-Sheba

Michaël Benammi

Judith Ben Ezra

Deborah Ben Zohar

Armelle Sophie Cohen

Sarah El Krief

Rachel Goldberg

Benjamin Horowitz-Bernstein

David Makonnem

Daniel Rosenberg

Rebecca Sylverstein

Menelik Tamar

Arielle Élisabeth Todd

Pour tout contact : Sarah El Krief sarahelkrief@hotmail.com , sarahelkrief@yahoo.fr 

Posté par congomania à 14:17 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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