28 juillet 2005
30 juin en images en Belgique
http://congoone.afrikblog.com/archives/2005/07/28/685636.html
27 juillet 2005
Les bavures du 30 juin 2005 : l'étudiant Lumumba Minga abandonne ses études
Le Phare (Kinshasa)
26 Juillet 2005
M.l.
Kinshasa
Le Phare a reçu mercredi 20 juillet 2005 une délégation des étudiants de l'Université de Kinshasa (UNIKIN). Motif de la visite : dénoncer le traitement inhumain et dégradant subi lors de la marche pacifique du 30 juin dernier, par leur collègue Patrice Lumumba Minga, étudiant en 1ère licence de la faculté de Droit.
Dans leur récit des faits, les " camarades ", comme s'appellent entre eux les étudiants congolais ", ont raconté que leur collègue était accusé d'inciter la population à la révolte et à la désobéissance civile, ainsi que de trouble à l'ordre public. Le 30 juin, Lumumba a été cueilli comme un fruit lors des manifestations pacifiques du jour. Conduit manu militari à la Légion PIR la Société Civile
Extrait de la Légion PIR la Voix
Ntumba Kabeya qui jette l'éponge, Kanku qui rit
Lumumba Minga n'est pas le seul à regretter aujourd'hui les multiples bavures qui ont accompagné les manifestations pacifiques du 30 juin, ou à en avoir été victime. La commémoration vendredi dernier de la journée nationale de la presse a été également l'occasion de rappeler le calvaire de nombre de chevaliers de la plume ou du micro interpellés ou suspendus pour leurs activités professionnelles. Les cas les plus cités sont ceux de la chaîne privée Raga, suspendue pour avoir fait un reportage en direct sur les manifestations du 30 juin. Il en est de même de notre confrère Louis Ntumba Kabeya du Moniteur, victime de la rafle effectuée sur les manifestants du 30 juin par les forces de police, et qui n'a retrouvé sa liberté que 48 heures après les événements dans des conditions qui n'ont pas encore été élucidées. Au point même que dans l'entourage de notre confrère, d'aucuns n'ont pas hésité de parler de règlement des comptes. La grande surprise cependant, c'est la décision de Louis Ntumba Kabeya de prendre ses distances avec la profession à la suite des menaces de mort reçues tout au long de son interpellation et qui lui font craindre pour sa vie.
Le dernier cas qui a été abondamment cité vendredi dernier est celui de l'éditeur du journal " L'Alerte ", Jean Marie Kanku, détenu depuis le 11 juillet à la suite d'une plainte déposée par la ministre de la Solidarité
VITAL KAMERHE : PARI PERDU A PARIS.
la Chapelle La Police
(Journal Canal Futur 25/07/2005)
Jour J+25...Paris, samedi 22 juillet 2005. Sous un soleil digne de la période estivale, la salle Eurosites, une extension de LSC, située à la porte de
Le staff du Pprd France, avec Nzamba Delphin en tête, a rameuté tout Paris avec des tracts distribués dans les lieux fréquentés par les Congolais, pour sensibiliser les compatriotes de Lumumba d’aller assister à la conférence de presse de Kamerhe.
Jour J, samedi 22 juillet. Heure H 17, heures.
Malgré les billets d’euros et de dollars distribués semble-t-il à profusion à « Kamba » lieu très fréquenté par les Congolais de Paris et situé à Saint Denis, non loin de la porte de la chapelle, l’appel du Pprd ne semble pas avoir été entendu. La salle est quasiment vide. Moins de 50 compatriotes ont répondu à l’invitation.
Les organisateurs retardent l’entrée de Kamerhe. Peine perdue. Un heure plus tard, la situation ne change pas. Vital descend quand même dans l’arène. Il commence sa conférence aux environs de 18 heures, heures de Paris, soit une heure plutôt à Kinshasa.
Malgré la salle quasiment vide, le secrétaire général du Pprd aborde le sujet du jour : « L’évolution de la transition au Congo et les dispositions prises par la communauté internationales pour l’organisation des élections en Rd Congo. » Mais l’orateur du jour tient surtout à aborder un dossier qui préoccupe au plus haut point, le pouvoir 1+4 à Kinshasa. Il s’agit de la montée de la contestation contre le régime de Kinshasa des congolais d’Europe qui ont manifesté récemment dans plusieurs capitales dont Bruxelles, à Paris et Londrès, à l’appel de l’Apareco, alliance pour la réfondation du Congo. Jamais avant la naissance de l’Apareco, les Congolais d’Europe n’avaient aussi massivement contesté le pouvoir en place à Kinshasa.
En effet, depuis le lancement officiel le 4 juin dernier par deux anciens ministres de Mobutu, messieurs Honoré Ngbanda Zambo et Ngongo Luwowo, de cette plate forme politique à Paris, elle a fait prendre conscience aux Congolais résidant en Europe, de la situation d’asservissement et de l’occupation de l’Est du pays par le Rwanda, et de l’intrusion des rwandais au sein de l‘appareil politique et sécuritaire congolais avec la complicité active et/ou passive de certains acteurs à la tête du pays et évoluant au sein de l’espace présidentiel et dans les principales institutions de la transition.
L’Apareco a également dénoncé au cours d’une grande rencontre il y a quelques semaines à Paris, l’échec de la formule 1+4 face aux objectifs qu’elle s’est assignée à l’issue du dialogue intercongolais, car aucun des 5 principaux objectifs de la transition n’a été atteint pour oser demander la prolongation de la transition avec les mêmes acteurs.
Film des événements.
Vital Kamerhe, ce jeune turc que le grand public a découvert sous Kabila père et maintenant sous Kabila fils est un cadre dont la verve oratoire est connue de tous. Ceux qui le connaissent mieux disent qu’il a évolué sous le régime Mobutu, dans différents cabinets ministériels, principalement auprès d’un ancien ministre Mushobekwa Kalimba wa Katana et Faustin Birindwa alors premier ministre de Mobutu.
Le secrétaire général du Pprd a tenu donc à mettre toute son expérience et toutes ses capacités pour tenter de réduire si pas d’anéantir la montée de l’Apareco en Europe.
Avant d’aborder le vif du sujet de sa conférence, Vital, a d’abord tenu à remercier, au nom de Joseph Kabila qu’il a déclaré représenter à cette occasion, l’assistance venue l’écouter.
D’entrée de jeu, Kamerhe a déploré de voir l’Udps manifester ensemble avec l’Apareco contre le régime de Kinshasa lors de différentes marches de protestation qui ont marqué le 45 ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance dans plusieurs capitales européennes, alors que Ngbanda, a-t-il insisté, avait fait tuer des zaïrois dont des membres de l’Udps, lors de la marche des chrétiens le 16 février 1992 à Kinshasa.
C’est cette première erreur qui a visiblement provoqué les premières difficultés entre Kamerhe et son auditoire. Des interventions ont fusé de partout dans la salle pour tenter de contrer cette accusation avancée par le secrétaire général du Pprd. Des intervenants lui ont également rappelé les nombreux morts du 30 juin dernier, ceux du 10 janvier2005, des 3 et 4 juin 2004 tués par le régime Kabila et ses complices du 1+4 et pour lesquels il n’a rien dit ni demandé pardon.
Kamerhe s’énerve. La tension monte dans la salle. La salle exige des excuses. Kamerhe les présente. La parenthèse est fermée. Du moins provisoirement…
Kamerhe reprend la parole, il aborde la le chapître de la cohabitation du régime Kabila avec certaines personnes notoirement déclarées Rwandaises.
Le secrétaire général du Pprd a expliqué qu’il préférait confier la gestion du pays même à un Allemand capable de développer le Congo au lieu de le confier à un Congolais qui pourra le détruire. Il a enchaîné en déclarant que les Rwandais ne sont pas si mauvais qu’on le croit.
Comme exemple, il dit avoir été dernièrement reçu par Paul Kagame à Kigali qui lui a gentiment demandé d’amener le musicien Koffi Olomidé au Rwanda, car lui a confié Kagame, il aime la musique de Koffi. La salle s’enflamme, des quolibets sont lancés. On rappelle que lui même Kamerhe est de souche rwandaise. Pour preuve, ses liens de parenté avec la famille Mushobekwa connue pour ses origines rwandaises incontestables sont rappelés. L’assistance rappelle en plus qu’elle ne peut plus accepter depuis l’ultimatum lancé par l’Apareco le 4 juin 2005, que les tenants du pouvoir de Kinshasa viennent se pavaner en Europe avec l’argent du peule qui souffre. En plus, la foule lance qu’elle ne peut plus permettre à ceux qui violent les droits de l’homme au Congo, de venir parler librement en Europe. Ils doivent d’abord garantir la liberté d’expression au peuple congolais, libérer les médias et garantir la liberté de presse au Congo, avant de chercher à bénéficier eux-même ici en Europe de la liberté d’expression. L’atmosphère devient insupportable. Le public lance des boules puantes, des bombes lacrymogènes, des chaises volent dans tous les sens…
Les CRS, ces redoutables policiers français rompus aux techniques de maintien d’ordre sont vite débordés. Ils appellent au secours. Quinze bus et une dizaine de voitures arrivent, toutes sirènes hurlantes. La place est vite noire des tenues bleues foncées de cette unité d’élite de la police française. Kamerhe et son équipe sont coincés dans un coin de la salle. Les Crs tentent de les exfiltrer par une fenêtre. Peine perdue, elle est barricadée. Ses réflexes d’homme politique le pousse à négocier. Il demande de parler à un responsable de l’Apareco. Refus net. On lui reproche sa provocation et son arrogance pendant les quelques 10 à 15 minutes qu’a duré sa conférence de presse contre l’Apareco. Personne ne veut plus l’écouter. Aux cris lui lancé : vous êtes Rwandais, Kamerhe répond avec peine que même s’il était asiatique, il a droit à la vie. Un téléphone sonne dans la foule. Quelqu’un décroche.
Le coup de fil vient de Kinshasa. Katumba Mwanke est en ligne. Il tient à parler à un certain
Henri de Bana Congo, membre de l’Apareco. Henri refuse de répondre à Katumba Mwanke qui voulait semble-t-il, lui passer le président Joseph Kabila en ligne depuis Kinshasa.
Les quelques dizaines des Crs sont manifestement débordés. Ils reçoivent un renfort confortable d’environ 500 nouveaux éléments. Des grenades lacrymogènes sont dégoupillées. Elles sont lancées dans la foule.
La population environnante, convaincue par le bien fondé du discours des patriotes congolais, lancent des oeufs et des tomates sur les policiers à partir des fenêtres de leurs appartements environnants. Il est 22 heures passées sur ma montre. La scène dure depuis 18 heures quart. Cela fait plus de 4 heures que Vital Kamerhe et une dizaine de ses partisans sont bloqués dans la salle.
Un commissaire de police décide enfin de s’entretenir avec les responsables des manifestants. Il y parvient. La négociation porte des fruits. C’est finalement après cette longue tractation avec les têtes d’affiche des manifestants que la police réussit à sortir Kamerhe de sa « prison ». Il est presque 23 heures. Kamerhe peut enfin rejoindre l’ Hôtel Plazza Athenée sur l’avenue Montaigne, non loin des Champs Elysées. L’équipe dirigeante des manifestants donne l’ordre de ne plus poursuivre Kamerhe jusqu’à son hôtel. La foule se disperse en attendant le prochain envoyé du régime 1+4 en Europe.
Enfin, Kamerhe peut souffler. Il l’a échappé belle. L’Europe n’est plus une terre conquise pour le régime de Kinshasa devait-il se dire au fond de lui.
Luc Mangasa Mayemba
Afrique Horizon Paris
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Le mensonge haineux de Collette Braeckman
MESSAGE TIRE DU SITE UDPS.NET
Le mensonge haineux de Collette Braeckman La fausse biographie de M. Étienne Tshisekedi signée par la journaliste du Soir Colette Braeckman prouve à elle seule que le camp de la patrie et son mentor Louis Michel ont perdu le sommeil en prévision de la libération du 30 juin 2005. Le but de ce document est de provoquer délibérément une confusion dans la tête des Congolais afin d’obtenir une fracture, une scission au sein du Mouvement de libération nationale conduit conjointement par l’UDPS, le PALU ainsi que toutes les autres forces politiques et populaires vouées au changement démocratique. Son objectif est surtout d’attiser la haine interethnique afin de paralyser la société congolaise.
Chers Compatriotes, Une fois de plus, vous avez constaté que Madame Colette Braeckman qui voue une haine viscérale à l’égard de Monsieur Étienne Tshisekedi de l’UDPS excelle dans la falsification de l’histoire nationale. Face à son entêtement persistant et pathologique de tordre très fréquemment la vérité sur l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC), nous vous proposons d’insérer désormais son nom dans la liste des personnalités étrangères à bannir à vie de notre pays pour soutien à la dictature macabre et maffieuse que nous cherchons à démanteler.
Nous aimerions faire remarquer à Madame Colette Braeckman que le mandat d’arrêt contre le Premier ministre panafricaniste et nationaliste Patrice Emery Lumumba n’a jamais été émis par M. Étienne Tshisekedi en tant que membre du Collège des commissaires généraux mis en place le 15 septembre 1960 dans le but d’assurer le fonctionnement technique et administratif de l’État paralysé par les querelles byzantines des politiciens. Celui-ci est l’œuvre du Premier ministre Joseph Iléo Songo Amba nommé à ce titre par le président Joseph Kasa-Vubu le 5 septembre 1960, date à laquelle ce chef de l’État démettait illégalement le gouvernement du précité. Le 6 septembre, Joseph Iléo en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par le chef de l’État et en sa double qualité de Ministre de la Défense et de la Justice, lance un mandat d’arrestation contre Lumumba dont les motifs sont explicités ci-après.
Celui-ci a été d’ailleurs exécuté par le tristement célèbre Procureur près la Cour d’appel de Léopoldville, le Belge René Rom. À cette date, Étienne Tshisekedi est non seulement Ministre de la Justice dans la Province du Sud-Kasaï mais également à Bakwanga, actuellement M’Buji-Mayi, c’est-à-dire à son poste de travail. C’est à partir du 15 septembre 1960 qu’il est nommé membre du Collège des commissaires généraux pour assumer la charge de Commissaire général adjoint à la Justice – le titulaire étant Marcel Lihau Ebua –. Du 29 septembre au 31 décembre 1960, ce cabinet présidé par Justin-Marie Bomboko se place sous l’autorité politique du président Joseph Kasa-Vubu. Donc à la fin de l’année 1960, la mission de ce fameux Collège des commissaires prend fin. Ce qui permet ainsi au gouvernement Iléo de reprendre son fonctionnement normal.
En clair, cela signifie que Tshisekedi n’est pas membre du Collège quand le mandat d’arrêt est lancé contre Lumumba, d’une part. Et, d’autre part, il n’est plus membre de ce cabinet lorsqu’il est assassiné le 17 janvier 1961. À ce sujet, nous exhortons Madame Colette Braeckman qui se fait passer auprès des idiots pour une spécialiste de la République démocratique du Congo (RDC) à éclairer l’opinion publique et surtout à nous dire comment Étienne Tshisekedi aurait pu signer un tel document qui engage le gouvernement de Léopoldville sans pour autant qu’il en fasse partie et soit investi de l’autorité publique dudit État, d’une part. Et, d’autre part, à ce que nous sachions, il y a effectivement eu une commission d’enquête qui a siégé pendant de nombreux mois à Bruxelles en 2001-2002 sur le lâche assassinat politique de Patrice Emery Lumumba d’ailleurs largement orchestré par la Belgique, les États-Unis d’Amérique et la Grande-Bretagne.
Par conséquent, peut-elle fournir les raisons pour lesquelles Étienne Tshisekedi n’y a pas été invité à témoigner si, vraiment, ce dernier avait quelque chose à se reprocher ? Par ailleurs, lors de la fameuse Conférence nationale souveraine (CNS) de 1992, une Commission dite Assassinats politiques a été mise en place pour entendre les principaux acteurs impliqués dans la mort de Patrice Emery Lumumba dont feu Victor Nendaka Bika, le patron des services de renseignement du jeune Congo indépendant, le puissant Ministre de l’intérieur du Katanga sécessionniste de l’époque, feu Godefroid Mwenda Munongo M’Siri Shombeka, Grand Mwami des Bayeke. Nous savons tous les conditions dans lesquelles ce personnage clé dans l’Affaire Lumumba a terminé précipitamment sa vie. En effet, celui-ci est décédé inopinément après avoir déclaré être prêt à divulguer toute la vérité sur l’élimination physique du Premier nationaliste. À ce que tout le monde sache, le nom de M. Étienne Tshisekedi n’a jamais figuré sur la liste des personnalités appelées à comparaître et à témoigner devant cette Commission.
Concernant l’aéronef transportant Patrice Emery Lumumba et ses compagnons d’infortune (le lieutenant-général Maurice M’Polo, le sénateur Joseph Okito) au lieu d’extermination, Madame Colette Braeckman doit certainement savoir que celui-ci n’a nullement atterri à Bakwanga (M’Buji-Mayi) à cause d’une tempête d’ailleurs imaginaire, qui n’est que le fruit de ses fertiles élucubrations. C’est sur ordre formel de Mulopwe Joseph Albert Kalonji Ditunga qui ne voulait pas du tout porter la responsabilité de la mort de ces trois prisonniers de la Belgique, des États-Unis d’Amérique et de la Grande-Bretagne que cet avion ne s’est pas posé sur le tarmac de Bakwanga. Il n’a jamais été question de tempête comme elle semble l’insinuer. Sa version fabriquée de toutes pièces consiste à alimenter le venin de la haine contre les Baluba du Kasaï, haine que la Belgique a d’ailleurs réussi à inoculer au sein de la population de manière injustifiée. Pour n’avoir pas accepté le fameux « colis » comprenant Lumumba, M’Polo et Okito, Albert Kalonji Ditunga a été jeté aux gémonies de l’opinion publique par la Belgique. Aux yeux de cette puissance occidentale qui reproche à celui-ci son alliance formelle avec les différents intérêts politico-financiers anglo-saxons à son détriment pour la mise en valeur du Sud-Kasaï, Mulopwe porte l’odieux d’avoir surtout permis aux Baluba dans la foulée de la sécession de la Province du Sud-Kasaï de revenir massivement sur la terre de leurs ancêtres dont ils étaient privés par le colonisateur. D’autant plus que ce dernier était très nettement résolu à les exiler dans les territoires lointains pour mieux exploiter le diamant leur revenant de droit. Ainsi vous comprenez bien les raisons pour lesquelles la Ville d’Anvers est la capitale mondiale du diamant. Car, avec Kalonji, c’est Londres qui devait honorer cette première place.
La vérité est que Bruxelles espérait beaucoup avec la mort de Lumumba entre les mains des Baluba sous-traiter auprès des Tetela qui sont leurs voisins, par le biais des affrontements interethniques et intertribaux, le génocide de cette ethnie dont la résistance politique et intellectuelle a toujours gêné ses sombres desseins dans l’exploitation des richesses du Congo. Ce qui allait lui permettre de vider le Kasaï de tous ses habitants, qu’ils soient Tetela ou Luba. Malheureusement, ce scénario ne s’est pas produit ! C’est réellement ce scénario raté au Kasaï que les Congolais revivent aujourd’hui en Ituri (Province orientale), au deux Kivu et au Katanga pour mieux spolier les ressources de l’est du pays.
Concernant la mort de Pierre Mulele, tout le monde se rappelle sauf la myope au service du cryptocolonialiste Louis Michel et de cette Belgique gouvernementale haineuse (nous épargnons le Peuple belge qui a toujours été sensible au sort des Congolais), qu’il avait bénéficié d’une amnistie politique négociée entre Kinshasa et Brazzaville. C’est au vu et au su des garanties politiques et diplomatiques accordées par le régime de Mobutu que le président Feu Marien N’Gouabi de la République populaire du Congo qui hébergeait Mulele, accepta son transfert de l’autre côté de la rive du fleuve Congo. S’il a été assassiné par la suite, la question mérite d’être posée à Justin-Marie Bomboko qui était porteur desdites garanties, en tant que Ministre des Affaires étrangères et non Étienne Tshisekedi en qualité de Ministre de la Justice. D’autant plus que c’est le même Bomboko qui est parti chercher Pierre Mulele à Brazzaville pour le ramener directement à Kinshasa, se faire dépecer, couper en menus morceaux au camp Lieutenant-colonel N’Kokolo. Il importe de souligner que ses restes humains ont été finalement jetés au fleuve Congo. Ce qui signifie Pierre Mulele tout comme Patrice Emery Lumumba n’ont jamais eu de sépulture. Ainsi en avaient décidé les forces à la fois colonialistes et impérialistes. Ce que Madame Colette Braeckman ne sait pas, c’est à partir de cet assassinat politique ignoble de Pierre Mulele à qui la Belgique et les États-Unis d’Amérique reprochaient violemment d’avoir introduit le communisme en Afrique centrale que commença la résistance de Tshisekedi contre les méthodes expéditives du lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu. Dans la mesure où Étienne Tshisekedi signifia clairement à Mobutu que s’il avait quelque chose à reprocher à cet exilé lumumbiste du Parti solidaire africain (PSA), il appartenait aux seuls tribunaux de trancher et non au pouvoir politique et à l’autorité militaire.
C’est ainsi que commença la disgrâce d’Étienne Tshisekedi sournoisement, puis officiellement décrétée par le régime macabre de Mobutu Sese Seko. D’où son éloignement exprès au Maroc en tant qu’Ambassadeur. La suite, tout le monde la connaît… Avec l’histoire de Pierre Mulele, l’objectif visé par Madame Colette Braeckman est la haine gratuite envers le Dr Étienne Tshisekedi et les Baluba dans l’unique but de faire capoter la révolution populaire du 30 juin 2005.
C’est le meilleur rôle que la Belgique haineuse attend de cette dernière. D’autant plus que cet État a décidé qu’aussi longtemps qu’elle aura le contrôle du Congo, aucun Muluba ne pourra occuper la magistrature suprême dans ce pays géant d’Afrique centrale. La raison officiellement invoquée est que les Congolais seront à jamais éveillés. Celle-ci est évoquée par les anthropologues, ethnologues et administrateurs de la colonie ayant séjourné au Congo. Il y a lieu de relever que cet argumentaire qui met en évidence l’éveil des Congolais, est également utilisé par l’Ambassadeur américain représentant le Secrétaire général de l’ONU, Kofi A. Annan, au Congo [MONUC], William Lacey Swing, lorsqu’il affirme au cours de sa rencontre avec Étienne Tshisekedi à Limete que « c’est bien lui qui entête la population ». Ce qui est une grave insulte au sens le plus élevé de responsabilité ainsi qu’à la maturité du Peuple congolais. Voilà certainement la vérité : la sous-traitance de la haine belge envers Étienne Tshisekedi et les Kasaïens par les Congolais en vue de continuer à maintenir ceux-ci en esclavage.
Ainsi, l’on comprend mieux pourquoi le Grand Kasaï a été exclu de la Transition politique à Kinshasa ! Ainsi, l’on comprend mieux la conspiration des forces internationales contre la République démocratique du Congo. Il appartient au Peuple congolais ainsi qu’à l’opinion publique de comprendre pourquoi la communauté internationale refuse catégoriquement l’organisation d’élections en République démocratique du Congo. C’est simplement parce que le Dr Étienne Tshisekedi devenu l’avocat du Peuple, de surcroît surnommé « le Renard » par des intérêts politiques extérieurs et des services de renseignement étrangers, est l’homme le plus populaire du pays. Cette situation perdure depuis les années quatre-vingts. C’est ce qui inquiète au plus haut point la Communauté internationale. Ainsi, à ses yeux, il ne peut y avoir de scrutins. Tout ce qu’elle attend, c’est le changement de contexte politique qui va résulter de la mort de ce leader de la vraie Opposition démocratique…
Par conséquent, vu le comportement ignoble de Madame Colette Braeckman, dicté par la mauvaise foi et des motivations obscures, nous, membres de l’ACJ, demandons instamment au Délégué général (Représentant) de l’UDPS/BELUX, Dr François Mpuila Tshipamba, d’intenter le plus rapidement possible au nom du Président national de l’UDPS, Dr Étienne Tshisekedi, une poursuite judiciaire en diffamation contre ce plumitif devant les juridictions belges. Nous exhortons tous les Congolais attachés à leur histoire douloureuse, indignés par les écrits diffamatoires et révisionnistes de Madame Colette Braeckman complètement transformée en vipère de la haine, à se constituer sans hésitation partie civile. À Madame Colette Braeckman de savoir qu’elle rendrait un grand service à notre Peuple meurtri par sa conspiration en cessant d’écrire des torchons, de propager insidieusement des contrevérités assassines et de distraire l’opinion publique qui a soif de vérité. Nous savons que le but par elle poursuivi malicieusement, est d’opposer le PALU du Patriarche Antoine Gizenga, qui est le véritable légataire universel du courant lumumbiste à l’UDPS du Dr Étienne Tshisekedi sur la fin prochaine de la Transition arrêtée le jeudi 30 juin 2005. Ce qui signifie « diviser pour mieux régner sur les petits nègres d’Afrique ». Tout ce qu’elle poursuit, c’est la neutralisation de la libération du jeudi 30 juin 2005 par l’embrasement voire l’éclatement du pays (objectif ultime de l’Occident) comme cela s’est produit le 5 juillet 1960 avec la mutinerie de la force publique très rapidement suivie de la sécession du Katanga.
Face à cette sombre perspective, il appartient au Peuple congolais de se liguer pour faire échec à cette stratégie machiavélique. Car, l’objectif primordial de la libération est de défaire, le jeudi 30 juin 2005, le gouvernement de criminels de guerre, de génocidaires, de mafiosi, des dealers de la drogue et des pillards en tant que dépositaires de cette logique d’anéantissement de la souveraineté. Force est de constater que tous ces fossoyeurs de la Nation sont ardemment soutenus par Madame Colette Braeckman à même l’argent du contribuable congolais tout en écrivant des faussetés et en suscitant un discours foncièrement haineux sur le leader charismatique de l’Opposition politique et démocratique. La vérité est que la Belgique en tant qu’ancienne puissance coloniale a dans ses mains le sang de Patrice Emery Lumumba d’ailleurs violemment achevé par des Belges.
Qu’elle cesse de provoquer la confusion dans la tête des Congolais pour faire capoter la journée du jeudi 30 juin 2005 où tous ses pupilles mercenaires seront chassés du pouvoir par notre Vaillant Peuple ! Cette date du jeudi 30 juin 2005 consacre inéluctablement la fin de l’œuvre meurtrière de la Belgique et de Louis Michel en République démocratique du Congo, à savoir la servitude, l’esclavage moderne, la traite négrière, le pillage et l’impunité. Elle consacre définitivement la reprise en main du destin national par l’ensemble des Congolais maintes fois victimes de l’agression belge. Pour rafraîchir la mémoire de Madame Colette Braeckman dont la mauvaise foi avérée nous interdit de penser qu’elle souffrirait fort probablement de la maladie d’alzheimer, nous reproduisons ci-après les mandats délivrés par les autorités gouvernementales et judiciaires du Congo-Léopoldville à l’encontre de Patrice Emery Lumumba. Ceux-ci ne revêtent aucunement la signature de M. Étienne Tshisekedi.
Par conséquent, la morale de cette histoire est « à beau mentir qui sème la haine ».
Injonction du Premier ministre, Ministre de la Défense et de la Justice
Joseph Iléo
au Procureur général de la République près la Cour d’appel de Léopoldville (le Belge René Rom)
afin de procéder à l’arrestation de Patrice Emery Lumumba. Léopoldville, le 6 septembre 1960
Monsieur le Procureur général près la Cour d’appel
de et à
Léopoldville
Monsieur le Procureur,
J’ai l’honneur, par la présente, de vous donner l’ordre de procéder à l’arrestation immédiate de M. Lumumba Patrice, membre de la chambre des Représentants sur base de la prévention suivante : Après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre le 5 septembre 1960 par arrêté du chef de l’État contresigné par les ministres Delvaux Albert (Mafuta Kizola) et Bomboko Justin, avoir le même jour, de 21 heures jusqu’à 22 heures, prononcé à la Radiodiffusion nationale congolaise des discours publics et violents, incitant la population à renverser les pouvoirs établis et le régime légal instauré par la Loi fondamentale du 19 mai 1960.
Le Premier ministre et Ministre de la Justice Joseph Iléo
En vertu du mandat d’amener, datant du mois de septembre 1960 et délivré par le Procureur général de la République, le Belge René Rom, près la Cour d’appel de Léopoldville, Patrice Emery Lumumba est inculpé et écroué pour les motifs suivants en décembre 1960 :
1. Usurpation des fonctions publiques (article 123 du code pénal)
2. Attentats à la liberté individuelle avec tortures corporelles (article 67 du code pénal)
3. Atteintes à la sûreté de l’État (article 186 du code pénal)
4. Organisation de bandes hostiles dans le but de porter la dévastation, le massacre et le pillage (articles 193 à 197 du code pénal)
5. Incitation des militaires à commettre des infractions (article 202 du code pénal)
Force est de constater que ce mandat d’amener délivré par le Belge René Rom a été exécuté sans que le Parlement congédié sine die par le président Kasa-Vubu et encerclé par l’ANC/Mobutu ait pu se prononcer sur la levée de l’immunité parlementaire du principal intéressé (Patrice Emery Lumumba était député de la circonscription de Stanleyville). Il convient de mentionner que le Procureur belge a admis plus tard devant le ministre de la Justice Rémy Mwamba – démis de ses fonctions en même temps que le héros national Patrice Emery Lumumba (Premier ministre), Christophe Gbenye (Ministre de l’Intérieur), Anicet Kashamura (Ministre de l’Information), Jacques Lumbala (Secrétaire d’État à l’Information) et Antoine Gizenga (Vice-Premier ministre et Secrétaire d’État à la Présidence du Conseil des Ministres) par le président Joseph Kasa-Vubu (ordonnance du lundi 5 septembre 1960 contresigné par le Ministre des Affaires étrangères Justin-Marie Bomboko Lokumba et le Ministre résident Albert Delvaux Mafuta Kizola) – qu’il est précipitamment conduit à rédiger le fameux mandat d’amener contre le leader nationaliste. C’est à la suite de très fortes pressions extérieures exercées par des conseillers belges, français et américains auprès du Chef de l’État Joseph Kasa-Vubu, affirme-t-il au cours de cette réunion, qu’il émet sans broncher un acte d’accusation contre le Chef du MNC pour exercice illégal des prérogatives gouvernementales et incitation à une insurrection populaire contre les autorités politiques constituées.
Alliance des Juifs congolais (AJC) Kinshasa – Lubumbashi – Kananga
Erar Amar
Valérie Assouline
Ruth Beer-Sheba
Michaël Benammi
Judith Ben Ezra
Deborah Ben Zohar
Armelle Sophie Cohen
Sarah El Krief
Rachel Goldberg
Benjamin Horowitz-Bernstein
David Makonnem
Daniel Rosenberg
Rebecca Sylverstein
Menelik Tamar
Arielle Élisabeth Todd
Pour tout contact : Sarah El Krief sarahelkrief@hotmail.com , sarahelkrief@yahoo.fr
25 juillet 2005
Kasaï - Oriental : un rapport accablant sur les bavures du 30 juin 2005
Kasaï - Oriental : un rapport accablant sur les bavures du 30 juin 2005
Le Phare (Kinshasa)
20 Juillet 2005
Rjps
Kinshasa
Après l'analyse des troubles et maintes violations des droits de l'homme ayant émaillé les manifestations du 30 juin 2005, particulièrement du 25 juin au 01 juillet 2005 au Kasaï - Oriental, et plus précisément à Mbuji-Mayi, plusieurs Ong de droits de l'homme ou du secteur économique ont élaboré un dossier qu'ils vont adresser non seulement au gouvernement, mais aussi à certaines structures officielles et associatives qui s'occupent de la protection et de la promotion des droits de l'homme en RD Congo.
Ces enquêtes et recommandations sont le fruit du travail de plusieurs associations de Mbuji-Mayi dont Solidec, DDH, Socikor, Acat, Union/Socikor, Unpc et Justice et Paix catholique. Les conclusions seront transmises aux autorités compétentes par les soins d'une religieuse, Sour Mbuyi Kalolo. Le Phare est parvenu à entrer en possession du document ad hoc qui porte le titre de " Rapport sur les graves violations des droits humains couvrant la période du 25 juin au 01 juillet 2005, dans la Province du Kasaï-Oriental ".
Plusieurs tableaux y sont présentés. Le premier reprend des violations du droit à la vie (art 15 de la Constitution et 3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme) et précise l'âge, l'adresse, le lieu et la date où la victime a été abattue. Ce tableau répertorie au total dix tués sur l'ensemble de cette province. Le second mentionne les violations du droit à l'intégrité physique et présente une vingtaine de personnes blessées et parfois internées dans des centres médicaux.
Extorsions et viols comme armes de guerre
Le troisième tableau souligne que le viol a été l'une des armes utilisées durant ces troubles. Beaucoup de femmes ont été victimes de viols, mais n'osent pas en parler en raison des coutumes et traumatismes subis ; à l'exception de deux femmes, nommément mentionnées dans le rapport qui stipule également que six femmes détenues à la prison centrale ont aussi reconnu avoir été violées durant cette période.
Il y a aussi un tableau des arrestations arbitraires et détentions illégales reprenant les noms de 14 personnes. On y apprend que cinq officiers de la Police, accusés de connivence avec l'Udps, à savoir Georges Mukoma , Roger Mukuna, Dikamba, Kapaja et Cibangu ont été arrêtés à Mbuji-Mayi et transférés à Kinshasa. Ce rapport déplore le fait que plusieurs familles, dans plusieurs quartiers de cette ville, ont subi des violations de domiciles et extorsions des biens de la part des hommes en armes. Les cas les plus illustratifs sont ceux du Pasteur Kabeya (trois mille dollars et soixante mille Fc) ; du chef de division des Transports et Communications, Tshimbalanga Muntu wa Njila, victime d'extorsion de son appareil cellulaire, des bijoux en or et d'autres objets de valeur. Plusieurs hommes d'affaires comme Nkota ya Mokolo, Sylva Mabanga ou Gérard Tshiamala ont aussi subi des extorsions.
Dans les prisons, on a dénombré six prisonniers fusillés le 30 juin 2005, pendant leur tentative d'évasion. Dix autres prisonniers ont été grièvement blessés . Le rapport explique et décrit les conditions inhumaines qui ont incité ces prisonniers à chercher la clé des champs : délai de jugement incertain, surpeuplement de la prison (276 prisonniers occupent l'espace prévu pour 150 personnes), logement indécent, alimentation presque inexistante, etc. Pour les Ong de cette province, tous ces maux s'expliquent par le déploiement d'une armée de guerre contre une population civile pour empêcher des marches pourtant pacifiques et par la démission de l'Etat devant ses obligations.
Tirant les enseignements de ce calvaire vécu au quotidien par la population, les rédacteurs du rapport demandent au gouvernement le retrait immédiat de toutes les troupes ne faisant pas partie de la Région militaire du Kasaï - Oriental et l'indemnisation de toutes les familles des victimes et des femmes violées, blessées et des personnes victimes d'extorsion. Elles recommandent aussi qu'en cas de manifestations publiques, les forces de l'ordre accompagnent et sécurisent les manifestants sans violence. Ils exigent aussi le désengorgement des prisons par l'accélération des procédures pour l'octroi des libertés conditionnelles pour les détenus qui en remplissent les conditions ; le respect des délais de jugement des détenus et l'application des peines alternatives à la prison en cas de courtes condamnations.
Enfin, le rapport demande à la Communauté internationale de diligenter une enquête indépendante autour des événements du 30 juin en vue d'établir des responsabilités et poursuivre les coupables
Troublantes révélations sur J. Kabila
Après une absence remarquable, Amba Wetchi revient et redonne du tonus à son site Internet avec l'interview que voici, des révélations accablantes sur Kabila , Mbemba etc.
Awazi Kasele
Interview avec Paul Makela
« Le pouvoir au Congo-Kinshasa est infiltré au plus haut niveau. Joseph Kabila a appartenu à l’armée patriotique rwandaise » 23 JUILLET 2005 Paul Makela est originaire de la Province orientale. Titulaire d’une licence en psychologie du travail, il détient en outre un graduat en Informatique de gestion et un diplôme en marketing management. Nommé secrétaire général adjoint de la Commission préparatoire du Dialogue, il a été, à ce titre, un des douze premiers délégués du gouvernement au Pré-dialogue de Gaborone. Membre fondateur du parti présidentiel « PPRD » (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), il s’est retiré des activités politiques juste avant la mise en place des institutions de transition. « Paul » dirige une société privée basée à Bruxelles.
Depuis quand avez-vous quitté le PPRD et pourquoi ?
Cela fait deux ans depuis que j’ai quitté le PPRD. Le constat d’un certain « déviationnisme idéologique » m’a incité à partir. Les textes en vigueur n’étaient jamais respectés. A titre d’exemple, certains membres du premier comité exécutif du parti nous ont été imposés à des postes de responsabilité au lieu d’être élus par les 243 membres fondateurs. C’est le cas notamment de Tshikez Diemu qui venait du CPP (Comité des pouvoirs populaires).
Qui vous les a imposés ?
Ce sont ceux qui prétendent être les « maîtres » de cette formation politique. Il y a plusieurs camps qui se bousculent. Il y a le camp du ministre de l’Intérieur, Théophile Mbemba ; il y a aussi celui des « Katangais » qui clament être les vrais dépositaires du régime, puisqu’ils seraient « parentés » à Kabila père. Sans oublier le groupe proche de Vital Kamhere, l’actuel secrétaire général du parti, et bien d’autres. Ces personnes qui gravitent autour de Joseph Kabila le poussent à prendre des décisions qui risquent de creuser sa « tombe », si cela n’est pas déjà fait.
Quoi d’autre ?
Il y a eu beaucoup d’interventions intempestives des personnes extérieures au parti. Un jour nous avons été surpris d’apprendre que Abdoulaye Yerodia, vice-président de la République pour la composante ex-gouvernement, convoquait une réunion des instances du PPRD pour essayer de taire la guéguerre entre les CPP, les M17 et le PPRD. Et pourtant, « Joseph » et son entourage ont toujours réfuté tout lien entre le chef de l’Etat et ce parti qui l’a proclamé comme son candidat à l’élection présidentielle. Voilà comment le PPRD est devenu un simple club d’amis.
Vous avez été à Sun City lors des travaux du Dialogue intercongolais. Qu’avez-vous retenu de ces négociations politiques ?
J’ai participé à toutes les négociations internes et externes et, j’ai eu à faire partie des différents « comités stratégiques » du gouvernement. J’ai retenu que le Congo n’a pas enfanté une classe politique responsable.
Que savez-vous de l’accord dit de l’hôtel cascades entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba ?
Je vais vous surprendre. Cet accord a été initié par votre serviteur et Papy Kibonge, alors membre du comité exécutif du MLC. J’ai fait la connaissance de Kibonge à Kisangani durant nos études chez les Frères Maristes et à l’université. Nous nous sommes revus en 2002 à Sun City. C’est ainsi qu’animés tous les deux d’un esprit rénovateur, l’idée nous est venue de trouver une solution pour débloquer le dialogue qui était dans l’impasse. Une méfiance totale s’était, en effet, établie entre « les grands » négociateurs des deux camps. Il faut bien reconnaître que le gouvernement d’alors et les autres belligérants s’étaient fait beaucoup de promesses. Des promesses non tenues de part et d’autre.
Un exemple ?
Je ne suis pas ici pour dévoiler des secrets. Il faut dire qu’à chaque adoption d’une décision en sa faveur, le gouvernement promettait des « rétributions » à certains membres de l’opposition et de la société civile. Le drame est que la gratification n’avait jamais eu lieu. Et pourtant, les espèces sonnantes et trébuchantes ont chaque fois été débloquées mais sans arriver aux bénéficiaires. L’argent était détourné par les «hommes de confiance » de Joseph qui usaient de cette arme contre leur propre chef afin de frustrer les partenaires et tirer les choses en longueur. Du côté des mouvements rebelles, on notait la même attitude alors que des enveloppes avaient changé des mains sans obtenir le résultat escompté.
A quoi devait servir cet argent ?
Certains délégués au Dialogue ont été soudoyés pour influencer certaines décisions. Revenons à l’Accord Bemba-Kabila Un jour, j’ai introduit Kibonge auprès de Me Jean Mbuyu, alors conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité. Après discussion, nous nous sommes mis d’accord sur le principe consistant à isoler les «Rwandais » en constituant un « front unique » des Congolais. Il s’agissait pour nous de créer une coalition gouvernement- MLC, et provoquer un schisme au sein du RCD-Goma afin d’amener tous les Congolais de ce mouvement à le quitter et à faire une déclaration dans ce sens. J’ai rédigé un rapport que Mbuyu a présenté à Joseph. C’était la stratégie de la dernière chance pour le régime Kabila. L’accord est signé… Kabila met son accord et m’instruit, à partir de Kinshasa, de travailler en collaboration avec le général Didier Etumba, alors directeur de la Démiap Extérieure (Renseignements militaires). L’Accord est signé. Sauf que les initiateurs, en l’occurrence « Papy » et moi, ont connu des déboires dans leurs camps respectifs. En ce qui me concerne, j’ai été accusé d’ « espionnage informatique » et de « trahison » pour avoir prétendument « trafiqué » des documents secrets (que j’ai conçus) auprès du RCD. J’ai été accusé d’être en intelligence avec les « services » sud africains. Voilà comment j’ai perdu ma place au sein de la délégation gouvernementale. Sur ordre du Colonel Mfinda et des « services », j’ai été arbitrairement interdit d’accès à la plénière à Sun City. J’ai été séquestré dans ma chambre d’hôtel et gardé par un certain lieutenant « Ange » qui dépendait du colonel Raus Chalwe des services spéciaux de la police nationale.
Selon vous, pourquoi cet accord n’a-t-il pas été appliqué ?
C’est le manque de transparence et d’honnêteté et surtout la cupidité.
C’est-à-dire ?
Bemba, s’il savait qu’il ne pouvait pas venir à Kinshasa, n’aurait pas dû prendre plus de 20 millions de $ US de Kabila.
Voulez-vous insinuer que Jean-Pierre Bemba a empoché la somme de 20 millions de dollars avant de signer l’accord précité ?
Je ne réinvente pas la roue. Pour signer l’Accord de Sun City Bemba a exigé la somme de 20 millions $ US. Kibonge et moi étions parmi les négociateurs stratégiques avec plusieurs officiels dont Kamhere et Roger Nimy. C’est pour vous dire que cette convention présentait avant tout un enjeu financier : tout le monde devait trouver son compte. Côté gouvernement, nous savions que Bemba avait de gros besoin d’argent. Certains membres de la partie gouvernementale ont grossi, auprès de Kabila jr, le chiffre demandé par le « Chairman »…
Est-ce que les 20 millions ont été effectivement versés à Bemba ?
Katumba Mwanke et Mwenze Kongolo sont allés rejoindre Mbuyu à Kinshasa pour faire rapport au chef de l’Etat. Ils sont revenus en Afrique du sud à bord du jet privé de Mwenze avec la « mallette » destinée à « Jean-Pierre ». Celui-ci avait laissé entendre qu’il voulait « palper les sous » avant d’apposer sa signature. Pour moi, Bemba n’a pas été honnête avec lui-même. C’est le cas également de certains membres de la délégation de l’ex-gouvernement. Parmi les négociateurs du gouvernement, il y avait des personnes qui « tétaient » à la mamelle du Rwanda. Des gens qui se sont laissé corrompre par le régime de Kigali.
Qui par exemple ?
Je tais les noms. Mais je sais que vous n’ignorez pas qu’il y a des Rwandais parmi les membres de l’ex-gouvernement, tout comme il y en a également du côté du RCD-Goma. Les deux groupes collaborent très bien entre eux. C’est grave ce que vous dites. Je me permets d’insister : il faut des noms ! Je tais les noms parce que vous le savez. Je n’en sais rien du tout. Je ne voudrais pas divulguer ici des informations qui pourraient générer une polémique inutile.
A quel niveau du pouvoir se trouveraient les « Rwandais » en question ?
Vous savez autant que moi que le pouvoir au Congo-Kinshasa est infiltré au plus haut niveau. Il y a des étrangers dans tous les grands corps de l’Etat. Dans la composante ex-gouvernement, il n’y a pas que des Rwandais. Il y a aussi des Zambiens et des Burundais. Plusieurs étrangers venus avec Kabila père et ayant pris des identités congolaises sont restés au pays. Les vrais congolais, des patriotes il y en a très peu. D’ailleurs le fait d’avoir une ascendance étrangère est source d’énormes privilèges auprès des décideurs. Il suffit d’examiner attentivement les origines des « hommes de confiance ». Allez-y comprendre ! Vous semblez avoir des choses à cacher. C’est le cas de la cause profonde de l’échec de l’Accord Bemba-Kabila. Je l’ai dit plus haut que c’est la cupidité des uns et des autres qui a fait capoter cette convention. Par ailleurs, Bemba faisait l’objet de menaces de la part de l’Afrique du Sud. Le pays de Nelson Mandela ne souhaitait pas que les hostilités prennent fin. On ne le dit pas assez, c’est Pretoria qui a financé, en grande partie, la guerre qui a commencé en 1998. C’est ce pays qui a fourni une importante logistique au RCD-Goma. Paul Kagame et les Sud Africains entretiennent des liens historiques. Des militants de l’ANC ont, en effet, vécu en exil en Ouganda. Ils ont ainsi été formés dans les mêmes camps que les cadres du Front patriotique rwandais dont un certain Paul Kagame. Les autorités sud africaines ne voulaient pas que le Dialogue intercongolais se termine au détriment des intérêts de leur pays. De même, pour Pretoria, il n’est pas question de voir Etienne Tshisekedi accéder à la tête de l’Etat congolais. En revanche, le RCD doit continuer à jouer un rôle important.
Si je vous comprends bien, l’Afrique du Sud jouerait en réalité le jeu de Kigali ?
De par l’histoire, Pretoria, à travers l’ANC, est plus proche du Rwanda de Kagame que du Congo de Kabila. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le Rwanda est un client important des industries d’armement sud africaines. Les « Sudafs » n’ignorent pas que le RCD-Goma souffre d’un déficit d’image auprès de l’opinion congolaise. C’est ainsi qu’ils ont encouragé une alliance entre Tshisekedi et ce mouvement rebelle dans le cadre de l’ASD (Alliance pour la sauvegarde du Dialogue). Tshisekedi a joué le rôle de faire-valoir pour donner au RCD ce qui lui manque : l’assise populaire. C’est aussi cette alliance inattendue qui a fait échouer cet accord. Sans oublier la cupidité des « grands négociateurs » de l’ex-gouvernement. Après l’accord avec le MLC, on escomptait passer un « deal » analogue avec les Congolais du RCD. C’était la phase II. Certains dans le « clan présidentiel » ont estimé que la mission était accomplie. Il faut noter que l’accord Bemba-Kabila a engendré beaucoup de frustrations faute d’un partage équitable du « gâteau ». Bemba a empoché les sous sans penser à ses négociateurs. C’est ainsi que les travaux de rédaction du projet de Constitution à Matadi n’ont pas été concluants. L’ex-gouvernement, lui aussi, avait fait des promesses fallacieuses aux négociateurs des ex-belligérants ainsi qu’à ceux des forces politiques et sociales.
Quel genre de promesses ?
Quelle autre promesse dans un pays non démocratique, sinon de l’argent ! Que pensez-vous de Joseph Kabila ? On raconte beaucoup de choses sur lui. Certains observateurs allèguent qu’il serait un agent du régime rwandais placé à la tête de la RD Congo. Ce qui est vrai c’est que Joseph Kabila vient de nulle part.
C’est-à-dire ?
C’est-à-dire que lui seul connaît son parcours. Il est arrivé avec Laurent-Désiré Kabila en mai 1997. Le « Mzee » l’a présenté comme étant son fils. Une certaine opinion prétend qu’il aurait été adopté. Une chose paraît sûre : Joseph Kabila a appartenu à l’armée patriotique rwandaise. C’est un militaire formé au Rwanda sous les ordres du commandant James Kabarebe, ancien chef d’état major de l’armée congolaise et actuel commandant en chef des forces armées rwandaises.
Que ce qui vous permet d’affirmer que « Joseph » a appartenu à l’armée patriotique rwandaise ?
Il y a des éléments filmés où les différents protagonistes de la guerre de 1996-1997 témoignent. C’est le cas d’un documentaire « L’Afrique en Morceaux, la tragédie des Grands Lacs » réalisé en 1999 par une cinéaste égyptienne. Il y a pas mal d’indices qui corroborent mes dires. Par exemple, Joseph Kabila a appris à prononcer quelques mots en lingala à Kinshasa, et même son Swahili n’est pas celui parlé au Congo. Il en est de même pour la langue française. C’est d’ailleurs l’actuel ministre de l’Intérieur, Théophile Mbemba, qui a joué le rôle de professeur de français. Il est le précepteur de Joseph. Vous vous souvenez, sans doute, de toutes les peines éprouvées par Kabila junior pour prononcer son premier discours en français lors de son investiture le 26 janvier 2001.
Que dites-vous à ceux qui pourraient objecter que vous êtes entrain de régler vos comptes ?
Je ne règle aucun compte. En revanche, personne ne peut m‘empêcher d’aider mon pays et mon peuple à sortir du piège dans lequel il est tombé.
Auriez-vous eu la même attitude si vous étiez resté dans les allées du pouvoir ?
Absolument ! Je peux vous dire que lorsque j’étais membre du PPRD, j’ai eu à fustiger, via les médias, certains égarements de ma famille politique. Mes propos ne sont nullement motivés par un quelconque esprit revanchard. Je crois simplement que l’heure a sonné pour réveiller la conscience du peuple congolais afin qu’il prenne sa destinée en main. Depuis l’Accord de cessez-le-feu de Lusaka, signé en juillet 1999, le Congo est tombé dans un traquenard. Pis, l’Accord global et inclusif a ôté à notre pays sa souveraineté.
Globalement, quel est votre regard sur les deux années de transition qui viennent de s’achever ?
C’est un échec. Les objectifs n’ont pas été atteints. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, le retour à l’intégrité territoriale, la pacification et l’organisation des élections libres et transparentes sont loin d’être effectifs. Au Kivu et dans le district de l’Ituri la pacification n’a pas eu lieu. Au plan militaire, Il y a eu un semblant de réunification de l’armée uniquement au niveau des officiers supérieurs. Pendant ce temps, les hommes des troupes, les munitions et l’artillerie sont restés dans la situation antérieure qu’occupait chaque belligérant. Il en est de même du processus électoral. Il est bâclé.
Quel est votre commentaire à l’annonce du président de l’UDPS selon laquelle, la transition a pris fin le 30 juin 2005 à minuit ?
Cette déclaration n’engage que l’UDPS et son chef. Une chose est certaine : le régime « 1+4 » a donné toute la mesure de son ineptie. Ce système a été incapable de réaliser le moindre progrès au plan politique et social.
Que faire ?
Notre pays doit renouer avec un système politique classique : un président de la République, un Parlement et un Premier ministre. Il nous faut des dirigeants responsables capables de consolider la paix et l’unité nationale, d’améliorer la qualité de vie de la population et de défendre l’image du Congo à l’extérieur. L’image de notre pays est complètement ternie.
En dehors des élections, par quel mécanisme le Congo pourrait-il passer du régime « 1+4 » à un système politique classique ?
Il faut convoquer de nouvelles négociations entre Congolais pour passer à un autre système. Je tiens à vous signaler que les travaux du Dialogue Intercongolais sont partis sur des erreurs graves. Il a été procédé à la validation des mandats des participants sans commencer par l’identification des nationaux. Cette question a été éludée pour des raisons évidentes. Aujourd’hui, plusieurs hautes fonctions publiques sont occupées par des pseudo-Congolais.
Qui devrait prendre l’initiative de convoquer les nouvelles négociations ?
C’est un appel que je lance à tous les Congolais. Le peuple doit se lever pour renverser le régime « 1+4 » qui n’a aucun souci pour son bien-être. Rien ne saurait résister à une révolution populaire. On l’a vu notamment en Ukraine et partout ailleurs.
A propos de l’Ukraine, on a vu que la « communauté internationale » était du côté de la population. Au Congo, la même Communauté internationale soutient qu’il n’y a pas d’alternative au régime « 1+4 ».
La Communauté internationale qui le dit, n’assume pas ses responsabilités pour faire respecter les droits de l’homme en RDC et imposer la paix. Dire qu’il n’existe pas une alternative au régime « 1+4 » revient à soutenir que le Congo et les Congolais n’existent plus ! Quand la guerre a commencé contre le régime Mobutu en septembre 1996, pouvait-on dire qu’il y avait une alternative ? Nul ne connaissait à l’époque l’homme qui allait succéder au maréchal. Ce ne sont pas les hommes qui manquent. Le vrai problème ici c’est l’enjeu économique de la crise congolaise. L’instabilité actuelle de notre pays semble arranger certaines nations. J’ai la conviction que si le peuple congolais décidait de prendre ses responsabilités, la communauté internationale se contentera de prendre acte…
Propos recueillis par B. Amba Wetshi
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Sujet du message: Réaction aux déclarations de M.Paul Makela
M. Paul Makela,
Vous êtes libre de faire n'importe quelle déclaration contre le PPRD lorsqu'on s'est déjà enrichi et contribué au malheur de la nation avec les fossoyeurs et opportunistes. Aujourd'hui, vous dirigez une petite entreprise avec quel argent?Etes-vous héritier d'une famille riche dans la province orientale dont vous pretendez être originaire? Nous ne croyons plus aux témoignages et discours de ceux qui ont ruiné, pillé et volé le pays avant de devenir de saint paul car s'ils avaient constaté le mal dès leur entrée aux affaires, ils allaient directement sortir sain et denicher le système. Les gens qui ont profité de cette situation des années et des années et après s'être enrichi aujourd'hui ils viennent nous distraire voilà Kanambe alias Joseph Kabila a fait ceci, cela.....non, non arrêtez cette distration mes compatriotes. Il y a peu des gens qui n'ont pas voulu voler même un centime de franc congolais pour leur dignité et honneur malgré les occasions et les filières de détournement mis en place dans tous les cabinets(Présidence, Ministère,Armée, Police, entreprise et administration communale). Ce monsieur a declaré sa megestion dans la fonction qu'il occupait lorsqu'il met en avant celle des autres? Je soutiens l'hypothèse de la revanche faite par le témoin qui s'est vu en dehors de leur circuit de s'enrichir facilement au dos du pauvre contribuable peuple Congolais.
Maïndo Gabriël
De Pinte
Belgique
Tshitshi-mania
© Le Potentiel 2005
APOSTROPHE
Tshitshi-mania
Par Ben-Clet
Taciturne, son silence inspire aussi bien ses fidèles que ses adversaires. Sédentaire, son ombre voyage tant en Afrique qu’outremer. Mystique, son nom cause bien d’insomnies aux nains, jaloux de son gabarit politique. Louis le Belge, Barroso l’Européen, Bush le Yankee, Mandela l’Africain, et sûrement Dieu et Satan connaissent Etienne Tshisekedi. Non seulement il est un fonds de commerce, il sert également de tremplin pour de nombreux chétifs à la recherche de la lumière du soleil.
Jamais politicien congolais n’a autant fait l’unanimité que Tshitshi wa Mupompa, à la fois pour et contre lui. Mis à part Patrice Emery Lumumba dont la notoriété est inversement proportionnelle aux qualités que lui prête une propagande contemporaine de la Guerre
Le Tshitshi national, qu’on l’aime ou qu’on le haïsse, ne laisse aucun acteur indifférent, fût-il congolais, africain, européen, américain ou asiatique. Quels que soient leur âge, sexe ou profession. Noir, blanc ou jaune, tous l’estiment, sans réellement l’aimer. Après tout, ce qu’il recherche tant c’est l’immortalité à travers la défense d’une autre façon de gérer les affaires de l’Etat.
Sa capacité à s’insinuer dans l’esprit de ses adversaires tient à sa force de caractère. A la constance de ses convictions. A la manifestation de son altruisme, là où ses pseudo concurrents montrent des signes de vil chantage destiné à leur procurer illicitement une rançon, sous forme de biens matériels et financiers. Peut-on chercher ailleurs l’origine de la tshitshi-mania que dans la quête de l’excellence et du patriotisme éclairé après des années d’abrutissement collectif, fruit des amours incestueux entre les puissances néo-coloniales et leurs fondés de pouvoir indigènes ?
Que des lilliputiens squattent des chaînes de radio et de télévision, ou noircissent les colonnes de quelques minables tabloïds de Kinshasa, pour désacraliser l’homme qui incarne un certain esprit d’orthodoxie, cela est symptomatique de sa renommée. En lieu et place d’un lynchage médiatique, tous ses pourfendeurs lui rendent d’énormes services gratuits. Ils se livrent en effet, sans le savoir, à une campagne formidable de propagande en sa faveur. Ils devraient, en retour, exiger paiement de la contrepartie. Pour services non commandés.
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LE SECRETAIRE GENERAL DU PARTI DE KABILA SOUS LE GAZ LACRYMOGENE A PARIS
Selon les propos recueillis auprès de monsieur Henry MUKE président des Bana Congo et confirmés par des sources indépendantes concordantes, le tout est parti d’une marche initiée par l’association TOPONI CONGO de Paris, contre le pouvoir en place à Kinshasa. la Porte la Chapelle. Un la CNS
Une quinzaine de congolais de Belgique avaient fait le déplacement. Alors qu’ils étaient au niveau de Château Rouge pour le début de la marche, les belgicains apprendront qu’au même moment, Monsieur KAMERHE tenait une conférence dans une salle au niveau de
Apprenant l’information, le groupe des belgicains se scinde en deux. Une partie reste à la marche, l’autre se rend au lieu de la conférence. Quand ils arrivent, trois orateurs du PPRD trônent sur le podium, Monsieur Kamerhe au centre. La conférence vient de commencer. Il y a une soixantaine de personnes dans la salle, apparemment acquises à la cause de la mouvance présidentielle. À observer leurs applaudissements intempestifs.
Dans son message, l’orateur s’en prend aux politiciens présents sur la scène politique congolaise depuis l’indépendance en passant par
Au moment où l’orateur parle de la mort des victimes du 30 juin dernier , il minimise ce drame, en comparaisons dira-t-il, avec les méfaits de la deuxième république. Une vague de réprobation secoue alors la salle. A ce moment Henry MUKE de Bana Congo arrache la parole, n’acceptant pas qu’ on souille ainsi la mémoire de ces innocents. S’en suit un échange virulent de paroles. « NAZA NYAMA YA ETUMBA » dira mr KAMERHE (je suis une bête de guerre). C’était sans connaître le jusqu’au-boutisme des congolais de Belgique quand ils militent pour la cause de leur peuple. Panique, désordre, excuses tardives de Kamerhe, tentatives de calmer les esprits, podium occupé, menaces, gaz lacrymogène, boules puantes, coups, Kamerhe par terre…bref un spectacle digne d’une république bananière. La quiétude ne reviendra plus.
S’en prenant aux organisateurs de la manifestation, Kamerhe lancera « Vous m’avez piégé, ba nyama » (Vous m’avez piégé, animaux de la brousse) .Le désordre étant devenu total, la salle se videra progressivement, avec Kamerhe toujours à l’intérieur sous le gaz lacrymogène. La pression continuera dehors. Des dizaines de véhicules de la police arrivent, des voitures sont brûlés, renversés ou saccagés.
C’est sous une très forte protection policière que tard dans la soirée, sieur Kamerhe sera extirpé de la salle, pratiquement tiré par le collet afin qu’il ne soit pas happé par les manifestants. Le bus loué par les gens du pouvoir pour sa délégation de Belgique rentrera à moitié vide, les passagers paniqués, s’étant éparpillés dans les rues de Paris, fuyant la colère de leurs compatriotes qui se battent pour un Etat de droit au Congo.
Cheik FITA
2005-07-24 15:29:14
Vital Kamerhe crache sur la mémoire des martyrs du 30 juin 2005 et provoque le tsunami populaire
Pour visionner les images cliquez ici et pour obtenir le DVD des incidents contactez nous au 0474 814 001
Dans son discours de propagande du pouvoir défunt, Vital Kamerhe avait commencé par faire l’historique de la genèse du 1+4, notamment en justifiant et en glorifiant l’accord pirate de l’hôtel cascade qui, en avril 2002, avait scellé un pacte voyou entre Hyppolite Kanambé alias Joseph Kabila comme Président de la République
Sans le moindre scrupule, il se mit à expliciter et à justifier les actes barbares du 30 juin dernier pour le maintien au pouvoir du 1+4 avec un culot inimaginable. En effet, ces compatriotes innocents sont morts parce que, selon lui, ils représentaient une menace terroriste, et le gouvernement, en responsable, se devait de prendre des mesures. Des mesures qui ont consisté, comme on le sait, à faire appel à des mercenaires qui ont tiré à balles réelles sur des civils non armés ! Ces déclarations avaient résonné, dans l’esprit des patriotes, comme une insulte à la mémoire des martyrs du 30 juin 2005. Aucun regret, aucun repentir !
C’est alors que des patriotes se sont levés pour manifester leur solidarité avec la population congolaise qui a subi le martyr et payé de son sang un lourd tribut le 30 juin dernier. Aux demandes d’explications d’un des participants à la conférence, M. Kamerhe répondit avec un ton hautain et menaçant en disant : « Petit oza kosakana na ngai ! oyebi ngai te ». Entendez « Ne joues pas avec moi, petit ! Tu ne me connais pas .» Il renchérit : « Nous sommes dans un pays de droit, je vais porter plainte contre vous. Kagame n'a pas pu m'intimider, Vous n'allez pas m'intimider».
Cette élévation du ton de M. Kamerhe et son attitude menaçante jugées inacceptables par certains participants mirent alors subitement toute la salle en ébullition. Se rendant brusquement compte qu'il était en face du vrai peuple congolais, libéré de la peur et souverain. Mr Kamerhe se confondit en plates excuses qui furent rejeté car la vrai nature de l'homme s'était revelé, un voyou hautain qui jouait le démocrate et aimait entendre sa propre voix et les applaudissement. Un congolais lui rappella son rôle dans le célébre service national où il l'avait connu, et le sieur Kamerhe perdit la face.
Dans cette ambiance houleuse, la situation devint vite incontrôlable. Des éclats de voix firent de plus en plus élevés. Pendant que des discussions se poursuivaient tous azimuts dans le brouhaha, une bombe lacrymogène fut lancée près du podium où se trouvait M. Kamerhe par l’on ne sait qui. Debandade, aveuglement, toux, picotement toutes ces sensations que nous subissons à chaque fois que nous exprimons notre opinion et qu'ils envoient la troupe. La salle se vida d'un coup. M. Kamerhe était accompagné de M. Katumba Mwanke, la tête pensante et éminence grise du pouvoir (1+4=0) en place au Congo, qui assistait, impuissant, à la montée du tsunami populaire contre le mépris et l’arrogance des animateurs de cette transition défunte. La salle n’ayant qu’une seule issue, et celle-ci étant bloqué par les crs et les patriotes près à poursuivre pacifiquement la discussion avec Mr Kamerhe, il fallait donc à tout ce beau monde trouver un moyen de sortir de cette souricière en évitant l'humiliation de détaller en public.
La conférence de M. Kamerhe ayant fait l’objet d’une invitation de toute la communauté congolaise, la police Française ne pouvait pas interdir aux citoyens qui faisait le sit-in déhors de continuer tant qu'ils ne bloquait pas la circulation et ne faisiat pas de casse. Or, ce vendredi 22 juillet, une manifestation ayant fait le plein, avait également eu lieu à Paris à l’appel de l’association « Toponi Congo ». Après leur marche, les manifestants ont naturellement tous afflué à l’endroit de la conférence pour demander ses comptes au représentant du parti au pouvoir. Il fallait trouver le moyen d’extirper M. Kamerhe en le soustrayant de la colère de cette foule des manifestants en colère, qui avaient pris connaissance de ses propos et qui obstruaient l’unique sortie de la salle où se débattait M. Kamerhe, intoxiqué par le gaz lacrymogène.
La police française a dû faire appel à toute son imagination pour faire sortir Kamerhe de la salle en le ceinturant et en le traînant au pas de course pour l’engouffrer dans un panier à salade, et démarrer en trombe sous les quolibets, les railleries et les insultes de la foule. Pour proteger la fuite de Kamerhe et sa bande, les CRS attaqueront la foule au gaz lacrymogène à 22:00, ce qui provoquera la colère de quelques manifestants qui s'en prendront aux véhicules garés dans le quartier, dont ceux de certains participants de la conférence et organisateurs.
Une conclusion s’impose. Desormais plus personnes qui est de près ou de loin lié à ce pouvoir vomit par le peuple congolais n'a le droit de venir se pavaner dans un pays européen où américain. Le peuple du 30 juin 2005, se présentera au rendez-vous. Et ne vous laissera pas dire n'importe quoi au nom de la démocratie. Vous avez choisi de diriger les congolais par defi, preparez-vous à relever ce defi partout où vous vous presenterez à lui.
Peuple Congolais, Peuple souverain, le Pouvoir t’appartient depuis le 30 juin 2005, jour de ton sacrifice suprême. Il te suffit, pour te libérer de l’emprise de ces dictateurs qui te gouvernent par défi, de libérer ton esprit par la désobéissance civique et leur ôter ainsi toute autorité sur toi. Cette désobéissance, à travers tous les actes qui représentent les signes de l’autorité, te permettra de terrasser ces dictateurs, qui s’écrouleront de leur piédestal et fera aboutir ton dessein.
Pour visionner les images cliquez iciet pour obtenir le DVD des incidents contactez nous au 0474 814 001
Raphaël KASHALA
2005-07-24 08:00:40
23 juillet 2005
L'UDPS et l'enrôlement : Battre le pouvoir à son jeu !
L'UDPS et l'enrôlement : Battre le pouvoir à son jeu !
Des bruits circulent que l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) aurait décrété le boycott sur l'opération couplée d'enrôlement et d'identification des électeurs lancée par la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Kinshasa le 20 juin 2005. Aucun communiqué officiel du parti cher au Docteur Etienne Tshisekedi n'instruirait le peuple dans ce sens. Les combattants auraient suivi un mot d'ordre qu'aurait donné Monsieur J.-B. BOMANZA, Porte- parole du parti, lors d'une émission télévisée.
La CEI, il est vrai, à commencer par Son Président, ne fait rien pour améliorer son image. Par rapport à la neutralité et l'impartialité censées la caractériser, elle est plutôt hermétique à toutes les critiques objectives formulées par les acteurs non institutionnels, au point de passer pour beaucoup d'observateurs pour une structure inféodée à un certain parti politique pour lequel elle roulerait. Sur le plan de la fiabilité du matériel, le Kit Zetès-Pass utilisé par la commission dans l'opération d'enrôlement est loin de convaincre, tant des cas des personnes ayant réussi à se faire enrôler plus d'une fois ont été signalés, laissant ainsi entrevoir des possibilités de tricheries lors des élections. Du point de vue de la crédibilité, rien n'est moins sûr quand il est fait état de l'élimination des agents préposés à l'enrôlement testés, au profit de ceux qui n'ont subi aucun test, ni suivi la moindre formation. On pourrait allonger la liste des limites de la CEI et parler d'incompétence, du manque de prise en charge conséquent des agents, les exposant à la mendicité et à la corruption, de l'encre qui ne serait pas si indélébile que çà.
Tout de même, en dépit de toutes les tares de la CEI, le boycott de l'enrôlement est une décision trop importante pour être décrétée sur un plateau de télévision. Personne ne s'étonnerait que les limites déplorées dans le chef de la CEI soient l'ouvre de certaines officines pour gagner du temps ou pour se débarrasser d'un adversaire aussi dangereux que l'UDPS. La haute direction du parti ferait mieux d'étudier froidement la question pour lever une option qui ne fasse pas le jeu du pouvoir qui veut voir l'UDPS tomber dans son piège. La communauté internationale, consciente de sa grande part de responsabilité dans la crise congolaise, pour se donner bonne conscience, tient à tout prix à l'organisation des élections, mauvaises, soient-elles. Après tout, dit-on, même dans la très démocratique Amérique, elles n'ont jamais été parfaites. Alors au Congo, il y aura certainement des contestations, les deuxièmes amélioreront les premières. D'où tous les soutiens engrangés par la CEI de toutes parts.
A l'UDPS, nul n'ignore toutes les manouvres ourdies sur le plan international pour l'écarter d'un processus dont l'issue ne pourrait que lui être favorable, si les élections étaient tenues selon le slogan: démocratiques, libres et transparentes. Ça serait alors un beau cadeau offert aux mentors du 1+4 que de boycotter l'enrôlement. Comme ils ne veulent pas détricoter leur 1 +4, la fille aînée de l'opposition ferait mieux de les rejoindre avec leurs protégés sur leur terrain des élections libres, démocratiques et transparentes, en demandant officiellement aux combattants de se faire massivement enrôler, quitte à exiger une plus forte implication de la MONUC et du CIAT pour plus des garanties dans l'organisation des élections.
Des garanties pour obtenir plus de transparence dans le processus en commençant par le dépoussiérage progressif des données de la CEI pour la constitution d'un fichier central définitif des électeurs plus fiable, plus de sécurisation des candidats à tous les niveaux des élections pour une circulation sans entrave sur toute l'étendue du Congo, plus de sécurisation des électeurs et du processus dans le Congo profond où les ex-belligérants maintiennent encore les populations dans une terreur permanente, pour obtenir pourquoi pas, la restructuration de la CEI si ses dirigeants actuels continuaient à faire preuve de tant de légèreté.
L'opération d'enrôlement étant limitée dans le temps et seuls ceux l'ayant remplie pouvant le moment venu être électeurs et éligibles, au terme de la loi, il est plus que temps pour le plus grand parti politique du Congo de descendre avec tout son poids sur ce terrain des opérations électorales et y battre le pouvoir à son propre jeu en imposant le caractère libre, démocratique et transparent aux élections qu'il ne pourra que remporter haut la main.
C'est le seul jeu auquel des partis autrefois mouvements politico-militaires totalitaires ne peuvent jouer sans faire des gaffes. Des gaffes qui ne passeront pas inaperçues à un peuple de plus en plus perspicace, des gaffes que l'UDPS ne pourra que capitaliser pour préserver le peuple de l'injustice suprême: voir le moins mauvais des belligérants gagner par les urnes, ce qu'il n'a pu obtenir par les armes.
Le Phare (Kinshasa)
11 Juillet 2005
Anthony M.K. Katombe
