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Le Blog du Congolais

analyses politiques sur la situation au congo kinshasa

16 août 2005

Alerte des BANA CONGO sur la prédation des entreprise publiques

  1                              REACTIONS DE BANA-CONGO RELATIVES 

                                 A LA PUBLICATION DE LA LISTE DES MAN-

                                 DATAIRES DANS LES ENTREPRISES PUBLI-

                                 QUES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU

                                                              CONGO

                                 -----------------------------------------------------------------

                                                         A  L  E  R  T  E   !

La publication de la liste des nouveaux mandataires dans les Entreprises publiques vient révéler au grand jour la perfidie des intérêts  cachés qui soutiennent les hommes en armes du pouvoir «1 + 4  = 0 » installé en  République Démocratique du Congo.-

1.      SUR  L’INVENTAIRE DES ENTREPRISES

L’examen des entreprises publiques alignées offre  l’occasion d’acter le haut niveau de la prédation consacrée et instituée en  République Démocratique du Congo par la disparition des « vaches  laitières » non reprises et intentionnellement omises.

« BANA-CONGO » alerte l’opinion nationale et internationale sur cet aspect de crime économique consommé par lequel  les grands « espoirs de vie » d’un pays lui sont ravis….

Depuis l’époque coloniale, l’UNION MINIERE DU KATANGA, devenue « GECAMINES », et la Minière de Bakwanga, « MIBA » ont toujours été les grandes sources génératrices  des recettes en devises de la République Démocratique du Congo.

Pour la GECAMINES , le fait de ne pas la faire apparaître sur la liste publiée officiellement, avalise le marché illégal, une flibusterie dans les formes et dans le fond d’un certain Georges  FORREST et ses acolytes mis en cause par le pannel de l’O.N.U. et au sujet desquels une enquête parlementaire belge a été commanditée à l’époque.-

La restitution du patrimoine bradé à  l’Etat congolais est de stricte obligation.  « BANA-CONGO » exige de le voir figurer au nombre des Entreprises de la République sans exclure des poursuites en justice pour réparation de tous dommages subis par l’Etat congolais à l’encontre de ces prédateurs devenus défenseurs acharnés du pouvoir en place à Kinshasa.-

En ce qui concerne la MIBA, la gloutonnerie des rapaces au pouvoir de l’Etat doit se stopper. La tendance abusive à s’accaparer des ressources minières comme attributs du pouvoir ou d’en faire des propriétés personnelles doit être sanctionnée.

De même que la GECAMINES, la MIBA doit figurer sur la liste des Entreprises publiques.-

Dans le même répertoire, il n’est pas exclu de récupérer SENGAMINES

Société d’extraction minière de diamant, anarchiquement installée dans le périmètre de la concession de la MIBA par l’AFDL  -   MUNGABE & Cie.-

BANA-CONGO dénonce également  une tentative de dépouillement du patrimoine de l’Etat de son fleuron national « AIR-CONGO », non repris sur la liste des Entreprises publiques.

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Une telle manœuvre  pénalise des dizaines des milliers de personnes, agents et membres de famille condamnés à la misère alors que l’Etat congolais leur est redevable de lourds dommages subis depuis des années. Tant d’autres Entreprises que l’on veut faire disparaître du compte  du patrimoine de l’Etat par une procédure maffieuse pour faire oublier et être subtilisées  en douceur pour sa propre  bourse  sont à récupérer.-

    2. QUESTION DE CONTRIBUTION ET DE QUALIFICATION

       Ces Administrateurs désignés dans les Entreprises ne sont d’aucun apport, ni en investissement (actions, parts sociales…), ni en performance technique susceptiable d’améliorer le rendement de leurs capacités de production.-

       A l’annonce des elections, le pouvoir en place veut se doter des moyens suffisants pour en simulacre de campagne en vue d’opérer un hold-up électoral.

La horde de loups aux longues dents, autrement appelée « classe politique », amorce le virage de la prédation avec une puissance de machine engagée à la vitesse supérieure. Pire que la « zaïrinisation »de Mobutu, c’est la ruée sur l’éléphant abattu, à dépecer ! A chacun sa part ! Le pays va saigner à fond,…  tant pis !

      3.  INFILTRATION RWANDAISE

Pour consacrer la rapine institutionnalisée, jusqu’aux RO-RWA-RU dits minoritaires et travestis en hommes d’Etat congolais, s’avèrent aussi gloutons.-

En effet, sans se gêner, la « minorité » s’accapare du contrôle des recettes assurées de l’OFIDA, de la SONAS et du F.P.I.. En plus, elle va veiller sur toutes les communications nationales et internationales, discrètes ou non, avec la RENATELSALT. Pour le bien de tous et la paix dans le monde !

Est-il concevable de céder à des étrangers originaires d’un pays contre lequel on est en guerre le contrôle de toutes les communications en cette ère du progrès de «télécommunications par Stellites », domaine très sensible et  hautement stratégique par excellence ?   

A l’analyse, ce privilège de cumul et d’omniprésence dans tous les secteurs est exclusif aux « Rwandos ». Nulle autre minorité congolaise n’en a bénéficié. La question de la nationalité étant reportée, l’avancée rwandaise n’est plus furtive.  La « formule 1 + 4 » a servi à l’infiltration rwandaise dans l’appareil de l’Etat.-

4.      TENDANCE AU REGIONALISME

A l’affiche aussi, un certain hégémonisme régional croit triompher par un positionnement scandaleux. A croire que le principe de l’équilibre régional est rendu caduque et que les fautes décriées contre le dictat passé et la sanction populaire qui s’en est suivie n’ont pas été édifiantes. Il y a un seuil de tolérance à tout-

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Aucune Région ne peut s’autoriser le contrôle exclusif de tous les secteurs  de la vie  sociale, politique, économique et militaire du pays. Ce climat malsain que certains cadres ou décideurs accidentels veulent entretenir, suscite un phénomène de rejet systématique et peut compromettre les espoirs de paix, faute de cohésion nationale.-

5        CONCLUSION

Pour conclure, BANA-CONGO renouvelle sa réprobation des termes de l’Accord de Sun City qui, avec ses effets pervers, ouvre la voie au pillage officialisé du patrimoine de l’Etat.-

Avec une formule et des criminels incapables de projet de société pour relancer l’économie du pays, procurer du travail aux 90% des chômeurs de la population, assurer un minimum de bien-être social et garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, c’est le self-service gratuit ouvert à tous « les braillards nécessiteux ». C’est, du même coup, la célébration de la grande messe de tous les demandeurs d’emploi pour aller brasser des millions sans effort ni mérite louable. Et pour bon nombre d’entre eux, sans état de services connus.-

Etant donné que, à l’exception de deux ou trois d’entre elles, toutes ces Entreprises sont d’anciennes directions des Services de l’Administration publique, « privatisées à la KENGO ». Elles sont devenues « Offices » pour donner satisfaction à la boulimie de la Deuxième République.

BANA-CONGO préconise comme solution définitive la RESTITUTION desdites Entreprises à l’Administration publique.- 

Pourvoir à cette restitution permettra de RESTAURER la Fonction Publique et de REVALORISER l’Administration dont les fonctionnaires et agents sont clochardisés et réduits en loques humaines.-

En outre, cela permettra un meilleur contrôle des recettes et une maîtrise des dépenses de l’Etat, chaque fois dilapidées à l’entretien des mandataires infructueux et budgétivores.-

La RESTITUTION de ces Services à l’Etat spolié, la RESTAURATION de l’Administration publique ayant récupéré ces moyens et la vitalité, telles sont les perspectives honnêtes pour un pays qui aspire à la STABILITE, à l’instar de ceux qui résistent aux remous politiques.

Le Citoyen retrouvera l’engouement de faire une carrière administrative, fort d’être apprécié par ses MERITES pour gravir HONNÊTEMENT les échelons.-

En conséquence de quoi, BANA-CONGO lance un appel à TOUS LES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT de faire obstacle à ces pratiques  de la dégradation et la dévalorisation de l’Administration publique de l’Etat  congolais, par la constitution des BRIGADES MUSCLEES  pour empêcher à ces mandataires tout accès aux Entreprises où ils sont affectés.-

AUBIN 0484162759, HENRY 0484727269, RAMAZANI 0485363312

 

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RDC : retour à 1960

Le Phare (Kinshasa)

Jacques Kimpozo Mayala.
Kinshasa

Le rapport détaillé de la Monuc au sujet des incidents du 30 juin 2005 à Mbuji-Mayi rendu public au milieu de la semaine dernière ressemble à un plongeon dans le passé.

Les pères de l'indépendance autant que tous les gosses de l'époque réputés quadragénaires aujourd'hui revoient le scénario de la répression sauvage orchestrée par le gouvernement du Premier ministre Patrice-Emery Lumumba contre la population de Bakwanga, en juillet 1960. Pourtant, celle-ci venait d'être chassée de Luluabourg, à la suite des troupes interethniques Luba-Lulua et avait grandement besoin d'une assistance humanitaire pour sa réinstallation sur les terres de ses ancêtres.

L'action punitive de l'armée du colonel Mobutu contre des populations aux mains nues à Bakwanga avait des visées autres que sécuritaires. En effet, pendant que des militaires venus de Kinshasa étaient occupés à massacrer des civils dans la partie orientale du Kasaï, le pouvoir central était confronté à la sécession au Katanga. Au lieu de chercher à mater militairement cette rébellion animée par Moïse Tshombe, Godefroid Munongo et leurs «mercenaires» venus de tous bords, Patrice Lumumba donnait l'impression de vouloir régler un conflit individuel sur le dos des milliers de civils innocents, laissant ainsi prospérer un Etat sécessionniste qui allait lui faire subir le sort que l'on connaît en janvier 1961.

Les deux Kasaï plus menaçants que l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Nord-Katanga?

45 ans après les bavures militaires du duo Lumumba-Mobutu à Bakwanga, le régime du 1+4 n'a pas trouvé mieux que de semer morts, blessés, pillages et tortures à Mbuji-Mayi à l'occasion du 30 juin 2005. A ce propos, les enquêteurs de la Monuc sont formels: l'usage de la force et notamment des armes à feu avec balles réelles était disproportionné par rapport à l'état sécuritaire réel ayant prévalu au chef-lieu du Kasaï Oriental lors de la journée fatidique de la fête anniversaire de l'indépendance.

Paradoxalement, au moment où des éléments des Fardc et de la Pir attaquaient des Mbuji-mayiens dans leurs domiciles, tuant les uns par balles et pillant les biens des autres, l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Nord-Katanga grouillent de groupes armés autochtones comme étrangers et de militaires incontrôlés de l'armée régulière qui ont transformés ces parties de la République en non-Etat. Alors que le gouverneur Dominique Kanku peut visiter sans problèmes tous les coins et recoins de sa province, Théo Baruti ne peut prendre un tel risque en Province Orientale, ni Serufuli au Nord-Kivu, ni Kolosso Sumaili au Maniema encore moins Kisula Ngoy au Katanga.

C'est dans ce coin fortement troublés du pays, où la Monuc et les Fardc essayaient de ramener l'ordre et la sécurité sans grand succès, que le gouvernement de Transition devraient concentrer les effectifs et les moyens militaires pour rétablir l'autorité de l'Etat, réunifier les territoires, sécuriser les personnes et leurs biens, bref préparer un terrain propice aux opérations d'identification et d'enrôlement. Jusqu'ici, personne ne sait à quel moment le processus électoral pourrait connaître un début d'exécution à Bunia, Watsa, Mongwalu, Kanyabayonga, Rutshuru, Kalima, Kassongo, Uvira, Fizi, Moba, Kalemie, Moba, Kitenge.

Lors du coup d'envoi des opérations préélectorales à Lubumbashi, il y a une semaine, l'abbé Apollinaire Malu-Malu, président de la Commission Electorale Indépendante, s'était fortement inquiété de l'insécurité persistance au Nord-Katanga. Il a, à cette occasion, invité le gouvernement de Transition à faire tout ce qui est en son pouvoir pour vider les poches d'insécurité persistantes dans cette partie du pays.

Ce n'est donc pas Mbuji-Mayi qui menace les institutions de la Transition et le processus électoral mais bel et bien des territoires de l'Etat passés sous la botte des groupes armés, deux mois après l'entrée en fonction de l'espace présidentiel fondé sur la formule de 1+4.

Méfaits de la falsification de l'histoire nationale

En août 2005, à quelque dix mois de la fin de la période de Transition, les décideurs congolais se comportent comme si la colonisation belge, les tueries de Bakwanga, les sécessions du Katanga et du Sud-Kasai, les rébellions «muleliste» et «gizengiste», les régimes de Kasa-Vubu et de Mobutu, les guerres du Shaba, les régimes de Kabila père et fils, les rébellions du RCD et du Mlc n'avaient pas existé. Tout se passe aujourd'hui comme si , en dehors de l'Accord Global et Inclusif, le pays n'avait pas de passé.

En 1960, Lumumba tenait à faire table rase du passé colonial, on sait comment s'est terminé sa politique de cohabitation conflictuelle avec l'ancienne métropole. Arrivé au pouvoir en 1965, Mobutu a considéré que pendant cinq ans, le pays a traversé un gros trou noir. Quand l'envie lui prenait, il se gaussait de la «congolisation», oubliant que sous Kasa-Vubu, le Congo avait connu des gouvernants démocrates, patriotes, qui n'hésitaient pas à dialoguer pour faire taire les armes et avaient le sens de la bonne gouvernance car reversant souvent au Trésor public le reliquat de leurs frais de mission.

Succédant à Mobutu en mai 1997, Mzee Laurent Désiré Kabila ne jurait que par l'Afdl, qualifiée plus tard par lui-même de «conglomératd'aventuriers» avant de tout focaliser sur les CPP (Comités de pouvoir populaire), croyant naïvement avoir redonné le pouvoir au souverain primaire, oubliant que la recette avait déjà fait faillite sous le Mpr-Parti Etat, lui aussi fondé sur le principe de l'exercice direct du pouvoir par le peuple, à travers le «Président-Fondateur», père et garant de la nation. A l'image du mobutisme, le kabilisme a eu aussi ses hérauts, architectes d'un pouvoir aristocratique du type marxiste léniniste pur et dur.

Sous Kabila-fils, on a assisté à la lente liquidation des CPP et de ses dignitaires patentés. Et depuis 2005, le PPRD se dispute l'espace politique avec d'anciens mouvements rebelles transformés en partis politiques: Mlc, Rcd, Rcd/N, Rcd/K/Ml. Mais lorsque l'on observe leur fonctionnement et surtout leur financement, on croit être rentré au début de 1990, avec la floraison des partis alimentaires vivant accrochés directement ou indirectement aux mamelles du Trésor Public. Faites le recensement des mandataires publics, des ministres, des gouverneurs et vice-gouverneurs, des diplomates et le pot aux roses aura du mal à échapper à votre regard.

L'histoire nationale est tellement falsifiée que chaque génération de décideurs croit réinventer la roue. En conséquence, le pays souffre de la mauvaise gestion de ses conflits armés, de son espace politique, ses ressources humaines et naturelles, de ses relations avec la communauté internationale, de son présent et de son avenir. De vieilles recettes conclues par des erreurs dans le passé sont exhumées, si bien 45 ans après l'indépendance, l'on continue de tourner en rond.

La politique d'exclusion au niveau du pouvoir central, lequel avait jeté dans la rébellion ou la sécession plusieurs pères de l'indépendance, est revenue en force. On se demande si ceux qui persistent à laisser au bord de la route des leaders d'opinion ne recherchent pas la reproduction des effets d'il y a 45 ans.

Posté par congomania à 11:56 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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