19 août 2005
Dr. François MPUILA contre M. Louis MICHEL : Une vraie fatwa déclarée contre Louis MICHEL et le MR?
C'est pathétique qu'on en arrive là pour que notre cause soit entendu; Et qu'elle ne le soit quand même pas. Il faut donc envisagé d'autres moyen que la plume, les menaces et les qualificatifs asséné dans l'espoir de faire mal. Faisons aussi la politique comme Louis Michel et les autres. J'en appelle à plus de subtilité et de sang froid; ce discours, cher Docteur, "Tonton Louis" est incapable de le comprendre. Il ne prend pas tout cela au serieux. Ce ne sont pas les vies des Belges que tu déplores, et celles des congolais il s'en fout. Ils peuvent tous créver que ça ne l'empêchera pas de fumer son cigare et de boire sa bière. Mettons notre énergie sur les marionnettes qu'il nous a mis à Kinshasa et s'il s'approche de Kinshasa pour les defendre encore, quelqu'un s'occupera de lui chez nous. Arrête de te ruiner la santé pour un type qui n'en vaut pas la peine et qui n'est même pas conscient du mal qu'il fait.
Mardi 11 Août 2005 16:09:55 +0200
Concerne: Ma réponse à votre question
Dr. MPUILA (à droite de l’image) et M. Louis Michel Commissaire Européen au Développement et à l'Action Humanitaire, Parrain du régime Kabila 1+4=0 face au
1. Pourquoi ma réponse par écrit ?
Monsieur Louis Michel,
A la fin de la rencontre qui a eu lieu entre vous et une délégation de Congolais, le mardi 19 Juillet dernier, au Bâtiment Berlaymont, Siège de la Commission Européenne, au 6ème étage, vous vous êtes approché de moi pour me dire à voix basse, à l'oreille, tout en me serrant la main en signe d'au revoir:
"Docteur, je vous aime bien, mais je ne sais pas pourquoi le courant ne passe toujours pas bien entre vous et moi".
M'étant décidé de ne pas faire partie de la délégation qui vous rencontrera prochainement à votre propre demande, je vous réponds par écrit et j'assure la plus large diffusion possible de ma réponse puisqu'il s'agit d'un problème national et non personnel ou privé entre vous et moi.
2. Le contenu de ma réponse
J'étais étonné de votre étonnement et de votre question, puisque vous connaissez très bien ma réponse à votre question. Je vous l'ai répétée chacune de nos rencontres:
JE VOUS COMPTE PARMI LES RESPONSABLES DE NOTRE HUMILIATION ET DE LA CATASTROPHE HUMANITAIRE QUI SEVIT AU CONGO DEPUIS JANVIER 2001
Devant le mépris que vous affichez envers notre dignité humaine, nous les Congolais, et envers notre droit inaliénable de disposer de notre avenir et de nous choisir librement nos institutions et nos dirigeants politiques, vous ne méritez aucun respect, aucun égard de ma part. Je ne vous laisserai pas en paix aussi longtemps que vous allez persévérer dans cette vision et cette praxis esclavagiste et qui empoisonnent et compromettent les bonnes relations qui doivent exister:
- entre votre Parti politique (MR) et le Peuple Congolais,
- entre nos deux Peuples (Peuples belge et congolais), - entre l'Union Européenne et notre Pays, entravent l'avènement d'un Etat de droit démocratique pluraliste, moderne et prospère au Congo et perpétuent l'esclavage, la souffrance, la misère, la désolation, les horreurs, les atrocités, le deuil et le sous-développement dans notre Pays.
Vous avez constaté, à travers les interventions de chaque membre de la délégation congolaise au cours de la rencontre du 19 Juillet dernier, que vous avez un problème sérieux et général avec tous les Congolais et non seulement avec le seul Dr Mpuila, ni avec Monsieur Etienne Tshisekedi seul, ni avec l'UDPS seule. Un membre de la délégation vous a dit que vous avez un problème avec les 60.000 millions des Congolais. Un autre membre a dénoncé vos relations avec Monsieur Forrest et affirmé que les Congolais seront bientôt contraints par vous à recourir aux armes et à devenir les poseurs des bombes pour défendre l'indépendance et la souveraineté nationales, leur liberté et faire respecter la volonté souveraine de notre Peuple par tous (Congolais et Etrangers).
Ce ne sont pas vos menaces qui nous feront reculer. Nous sommes prêts à tout endurer pour libérer notre Patrie et notre Peuple, quoiqu'il en coûte.
3. Rappel du Document du 13 Juillet 2005
Monsieur Louis Michel,
Le 13 Juillet dernier, notre Bureau de l'UDPS/BENELUX a publié un document (Réf.: RBL/UDPS/DE/116/13/07/2005) intitulé "Pas de vote pour le MR, parti politique de Louis Michel".
Dans ledit document, nous affirmions que vous êtes en réalité, malgré toutes les apparences trompeuses, "un esclavagiste sadique, un prédateur vorace, un indigne représentant de la classe politique belge et de la société démocratique occidentale, un porte-malheur pour la RDCongo, pour l'Afrique, pour les peuples belge, congolais et africains ainsi que pour tous les vrais démocrates du monde libre".
4. Le SIT-IN des Congolais devant le siège du MR, votre parti
Le 18 Juillet, les Congolais ont organisé un SIT-IN devant le Siège de votre Parti, MR (Rue des Naples, n° 41, 1050 Bruxelles). Vous avez certainement été informé sur le contenu des calicots qu'exhibaient les Manifestants aux Membres de votre Parti, du Bureau du MR et aux passants. Ce n'était digne ni du MR ni de vous-même. Vous avez pu, à travers l'Internet, lire aussi, le contenu des banderoles et des calicots des Manifestants congolais à travers le Monde le 30 Juin dernier. Votre nom revenait, aux côtés des criminels du régime Kabila 1+4=0, sur plusieurs banderoles et calicots de ces Manifestants. Les qualificatifs utilisés à votre endroit par les Manifestants, dans toutes les langues et dans tous les pays, ne vous honoraient guère.
5. Votre coup de téléphone
Le lendemain de la publication de notre document (14 Juillet 2005), vous m'avez téléphoné, à 6h du matin. Vous m'avez retenu au téléphone pendant près de 30 minutes. Pendant ce temps, fait d'un monologue terriblement ennuyeux pour moi, vous vous épuisiez dans de vains efforts pour me répéter que vous n'êtes pas un esclavagiste. Vous étiez pourtant en train de le confirmer car vous ne me laissiez même pas une seule seconde pour vous répondre, signe de mépris de l'interlocuteur.
Quand vous aviez déversé complètement votre bile et que vous étiez fatigué de parler, vous m'avez enfin laissé le temps de vous répondre. Nous avons convenu qu'une rencontre soit organisée entre nous. J'ai tenu à ce qu'elle se déroule en présence des témoins. Vous avez accepté et promis d'en prendre l'initiative.
6. Messages reçus de nombreux belges
Suite à la diffusion de notre document du 13 Juillet dernier, plusieurs messages de soutien et d'encouragements nous sont parvenus émanant de vos compatriotes belges, qui nous donnent raison et qui souhaitent que tous les Congolais comprennent notre message.
7. La rencontre du 19 Juillet 2005
Ensuite, vous avez organisé la rencontre du 19 Juillet dernier. J'ai tenu à ce que plusieurs compatriotes membres de différentes organisations politiques et sociales y participent pour vous aider à constater de visu, vous-même, l'opinion exacte des Congolais sur vous.
Le Service de Protocole de la Commission Européenne vous a certainement dit qu'il a limité le nombre à dix délégués mais qu'il avait à faire à plusieurs congolais qui se bousculaient à la porte d'entrée du Bâtiment Berlaymont, fulminant de rage, et qui tenaient à venir vous affronter pour vous dire les 4 vérités les yeux dans les yeux, sans intermédiaire.
Le seul élément positif de cette rencontre pour moi est le fait que tous les congolais membres de notre délégation et appartenant aux organisations politiques et sociales différentes vous aient tenu un même langage et aient été même plus virulents que moi contre vous.
8. Rappel de nos vains efforts
Monsieur Louis Michel,
Lors de votre arrivée au Ministère belge des Affaires Etrangères, le Bureau de Représentation de l'UDPS/BENELUX vous avait spontanément adressé des félicitations et exprimé notre reconnaissance pour votre acte noble, fraternel et humanitaire consistant à réveiller l'attention des Gouvernants belges, de l'Union Européenne et de toute la Communauté Internationale sur le drame du Peuple Congo et de la Région des Grands Lacs. Cohérents et conséquents avec nous-mêmes, nous avions mis à votre disposition toute l'expertise évidente de notre Parti qui a lutté sur le terrain pendant plus de 20 ans et dont le diagnostic de la cause profonde de la crise congolaise (absence d'Etat et de démocratie) s'est avéré le plus adéquat qui soit et la solution proposée la plus appropriée (avènement d'un Etat de droit démocratique, pluraliste, fédéral, moderne et prospère). Notre volonté sincère était de vous aider dans votre lourde tâche. Et sans tarder, nous vous avions remis un document pertinent sur l'évolution de la situation politique congolaise en général et sur la crise congolaise en particulier.
Nous avions notamment apporté, à votre connaissance, les Résolutions historiques de la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992), le plus grand forum des Négociations politiques nationales depuis 1960 à ce jour, où les 2850 Délégués, issus de toutes les couches, toutes les catégories, toutes les tendances et tous les courants de l'ensemble de notre Société, avaient refait la lecture de l'histoire nationale, diagnostiqué la cause profonde de la crise congolaise (absence d'Etat et de démocratie) et balisé l'avenir en mettant en place les fondements d'un Etat de droit démocratique.
Et puisque la Conférence Nationale Souveraine n'avait pas arrêté la marche de l'histoire, il est question, hier et aujourd'hui, pour les Compatriotes Congolais, les Partenaires et Amis du Peuple Congolais, compte tenu de l'évolution de l'histoire nationale et internationale et dans le contexte de la mondialisation, d'enrichir ces Résolutions conformément à la loi de la sédimentation (et non de la substitution, de la table rase, du surgissement pur à chaque instant) qui préside à l'évolution, au développement et au progrès des hommes, des peuples et des sociétés. C'est cette loi de la sédimentation qui est suivie en Belgique et dans tous les pays démocratiques de l'Occident. Les hommes, les sociétés et les peuples qui veulent repartir toujours ex tabula rasa se condamnent à la stagnation, à la sclérose, à la nécrose et à la perte.
Monsieur Etienne Tshisekedi, Président National de notre Parti, lors de son séjour en Belgique (2000-2001), vous avait lui-même réitéré, de vive voix, les félicitations et la reconnaissance de tout notre Peuple et apporté les propositions concrètes pour vous aider à contribuer à une paix durable, à la stabilité politique et au développement endogène au Congo et dans la Région des Grands Lacs..
Mais hélas, nous dû déchanter dès janvier 2001, dès qu'Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, lors de l'assassinat de LD Kabila, nous a été imposé par les forces esclavagistes comme Président de la République. Vous étiez parmi les premiers à dérouler, à Bruxelles, un tapis rouge devant ce taximan de Dar-Es-Salam et soldat de l'Armée Patriotique Rwandaise qui n'eut comme première fonction et responsabilité, dans sa vie, que d'être Président du Congo, et à le présenter au Monde entier comme le Messie tout attendu qui allait enfin sortir le Congo d'une crise politique profonde, persistante, multidimensionnelle et multiforme.
9. Vos actes et vos déclarations
Monsieur Louis Michel,
Je ne reviens pas sur la longue litanie des preuves de vos actes posés et de vos déclarations faites pour:
- Empêcher la tenue du Dialogue Intercongolais (DIC) et faire légitimer Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila par la Communauté Internationale sans le DIC.
- diriger le DIC lorsque vous avez constaté, suite à la détermination de notre Peuple et à celle de certains décideurs internationaux, que le DIC était devenu inévitable. Vos déclarations et initiatives intempestives et indues en ce moment-là, sans aucun respect des premiers concernés par le DIC (Acteurs politiques et sociaux congolais et le Facilitateur officiel reconnu par les Congolais et par la Communauté Internationale), ont même fini par énerver Monsieur Ketumile Masire. Ulcéré, ce dernier finit par vous dénoncer dans une interview à La Libre Belgique.
- Manipuler certains acteurs politiques et sociaux congolais et leur dicter d'avance les décisions qu'ils devaient prendre au DIC (Cfr Votre Messe noire organisée à Bruxelles en janvier 2002, pompeusement appelée "Table Ronde de Bruxelles"). A l'issue de cette Messe noire, vous avez fait signer aux participants une déclaration dans laquelle ils reconnaissaient déjà Hyppolite Kanambe, Joseph Kabila comme Président du Congo pendant la Transition post-DIC alors que l'Accord de Lusaka, texte fondateur du DIC n'imposait aux Congolais aucune institution et aucun dirigeant politique au préalable et accordait à tous les Délégués un statut identique.
- Vous avez parrainé l'arrangement frauduleux et pirate Kabila-Bemba du 19 avril 2002, astuce échafaudé pour bloquer le processus qui était déjà en cours au DIC, sur base du Document Mbeki II, vers un Accord global et inclusif. Ledit arrangement allait donc faire échouer le DIC, prolonger la crise, la souffrance et la misère de notre Peuple, consacrer la balkanisation de notre Pays et même faire du Congo une colonie militaire du RCD et du Rwanda. Vous avez, en lieu et place du Ministre belge des Transports, sauté dans le vol inaugural de la ligne Bruxelles-Kinshasa, de SN Brussels Air Lines, jusqu'à Kinshasa pour aller, devant les caméras de la télévision congolaise et belge, féliciter les signataires dudit arrangement et promis de faire le tour du monde pour obtenir l'adhésion générale audit arrangement. Notre détermination et celle de certains décideurs internationaux ont fait échouer ledit arrangement, ramené les délégués à la table des négociations à Sun City, obtenu la signature de l'Accord global et inclusif et le début de la Transition.
- Vous avez contribué, dès le début de la transition, à l'exclusion de la gestion du pays pendant la Transition, des principaux Artisans de l'Accord global et inclusif et dignes représentants de notre Peuple (dont Monsieur Etienne Tshisekedi).
- Vous avez présenté, à la face du Monde, jusqu'à votre départ du Ministère belge des Affaires Etrangères, une radioscopie erronée de la gestion de la Transition par vos poulains. Pour vous, tout allait très bien dans le meilleur du monde qu'était le Congo. A chaque question qui vous était posée, vous répondiez que le Congo n'avait jamais été si près du bout du tunnel. Il a fallu que Monsieur Karel De Gucht vous remplace au n° 15, Rue des Petits Carmes, pour que le Monde entier découvre enfin la vérité franche sur le Congo. Le Monde découvrit enfin que la gestion du Congo dont vous ne tarissiez pas d'éloges ressemblait à un tombeau pourri à l'intérieur mais blanchi à l'extérieur par vos fleurs et vos louanges. A la suite de Monsieur Karel De Gucht, différentes Organisations Internationales ont dénoncé la catastrophe humanitaire dans laquelle vous avez, vous et vos poulains, précipité le Congo.
- Alors que, dans vos nouvelles fonctions, vous êtes Commissaire Européen au Développement et à l'Action humanitaire, vous n'avez pas hésité à usurper les compétences et les prérogatives de Monsieur Javier Solana pour continuer à couvrir, sous vos ailes, vos poulains au pouvoir à Kinshasa. Vous vous êtes permis d'aller à Kinshasa, à l'approche du 30 Juin 2005 (date de la fin constitutionnelle de la Transition), menacer nos journalistes et notre Peuple et ordonner à vos poulains de massacrer nos populations en cas de l'organisation des manifestations le 30 Juin 2005. Vous êtes le Premier Responsable de la catastrophe humanitaire en cours au Congo et de tous les crimes commis par vos poulains contre notre Patrie et contre notre Peuple durant toute la Transition et le Commanditaire n° 1 du terrorisme d'Etat, de l'insécurité généralisée, des violations massives et systématiques des libertés et des droits de l'homme, du pillage accéléré et inconsidéré des richesses nationales qui ont marqué la Transition et de tous les massacres à grande échelle perpétrés au Congo par vos poulains et les mercenaires depuis le début de Juin 2005 à ce jour.
10. Tôt ou tard: la justice sera faite à notre Patrie et à notre Peuple
Tôt ou tard, les fils du Congo feront découvrir à la face du Monde, par le canal des Tribunaux Internationaux, votre nature franche et vous demanderont des comptes.
11. Notre détermination à mener la campagne contre le MR, votre parti
D'ores et déjà, je suis de ceux qui mènent une campagne contre le MR, votre parti politique, auprès tous les belges d'origine congolaise, de tous les africains, de tous les belges qui sont les vrais amis du Peuple Congolais, qui souhaitent que les Congolais se décident eux-mêmes sur l'avenir de leur pays, sur les institutions et les dirigeants politiques issus de leur choix libre et souverain et que s'érige, au Congo, un Etat de droit réellement et effectivement indépendant et souverain, démocratique, moderne et prospère.
Le but de cette campagne intitulée "Pas de vote pour le MR, parti de Louis Michel", est de voir votre parti, le MR, renvoyé dans l'opposition aux prochaines élections belges, à tous les niveaux. Vous serez ainsi mis hors d'état de nuire à l'avenir de notre Patrie et de notre Peuple ainsi qu'aux bonnes relations qui doivent exister:
- entre nos deux Peuples (Peuples belge et congolais), et
- entre l'Union Européenne et notre Pays.
Veuillez agréer, Monsieur Louis Michel, l'expression de mes sentiments attristés.
Fait à Bruxelles, le 10 août 2005.
Dr François Tshipamba Mpuila
Dr François Tshipamba
2005-08-18 19:48:29
