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Le Blog du Congolais

analyses politiques sur la situation au congo kinshasa

31 août 2005

Diaspora congolaise: l'engagement sacré

Le Phare (Kinshasa)

30 Août 2005
Publié sur le web le 30 Août 2005 

Anthony M.k. Katombe
Kinshasa

Frimeurs, vaniteux, arrogants, orgueilleux, antipatriotes... Les Congolais restés au pays n'étaient pas très tendres vis-à-vis de leurs compatriotes résidant en Occident. Ces derniers ne faisaient pas non plus grand-chose pour améliorer leur image. Comment auraient-ils pu quand aucun de leurs pourfendeurs de compatriotes n'avait eu le courage de leur dire leurs travers en face, de peur de voir le robinet de véhicules d'occasion, d'habits usagés et devises fortes se fermer?

Beaucoup au pays ne comprenaient pas que pendant que la patrie prenait feu, leurs compatriotes d'Amérique du Nord et d'Europe, hormis quelques activistes de ou proches de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), continuaient à se comporter comme si de rien n'était. On entendait chanter leurs noms par des musiciens congolais dans des chansons d'une qualité de plus en plus discutable, on les voyait se pavaner à la télé dans des habits coûteux et des voitures de luxe. Quand il leur arrivait de se signaler au pays, c'était seulement dans des occasions de mariage, collation des grades académiques, deuil, maladie, occasions au cours desquelles ils envoyaient à ces mendiants restés au pays, un peu de leur argent péniblement gagné au pays des blancs.

Lorsque Mzee Kabila prend Kinshasa en mai 1997, il amène dans ses valises des messieurs de la diaspora au Curriculum vitae long comme, dirait San Antonio, un jour sans pain, toujours sur leur trente et un, une demi-douzaine des langues étrangères dans la bouche.

Personne ne trouva rien à redire qu'il fut confié à des gens sur qui pesait un soupçon d'expertise et de probité les charges publiques dans l'exécutif et les entreprises du portefeuille. Les Congolais de l'intérieur, à part quelques faire-valoir qu'on prit pour affaiblir l'opposition, étaient dits tellement endoctrinés par Mobutu qu'ils devraient se soumettre d'abord au lavage de cerveau idéologique de nouveaux arrivants.

Kinshasa ne dut ni observer ni attendre longtemps pour se rendre à l'évidence qu'avec ses fils revenus d'ailleurs, le pays était loin de sortir de l'auberge. Leurs excellences ministres et administrateurs délégués généraux étaient plus dans les «nganda» en galante compagnie qu'à leurs postes de service. Et lorsqu'il leur arrivait d'être à leurs postes de service, ceux-ci étaient plus des lieux des rencontres peu vertueuses que cabinets de travail. Les collaborateurs se retrouvèrent fort embêtés devant des patrons totalement incompétents face aux dossiers, allergiques à toute contradiction, préférant cacher leur incompétence dans la colère et l'intimidation.

Le bouquet fut servi en direct par un ministre, à la découverte d'armes au consulat du Royaume de Belgique à Lubumbashi. L'opinion crut rêver en entendant Son Excellence jurer à la télé: «Sapristi! Parbleu! La Belgique

Les compatriotes de Lumumba de l'extérieur n'étaient pas plus mauvais que ceux restés au pays. Ils étaient seulement dans une position qui leur permettait plus qu'à ceux du pays à s'illustrer dans les extravagances. Ils étaient bel et bien à l'image du Congolais tout court; entreprenant de l'accessoire; inerte et apathique quant au vital. Quoi de plus compréhensible qu'ils n'aient pas bonne presse auprès d'autres africains qui ne comprenaient pas que ces gens mènent si grand train à l'extérieur dans une insouciance totale alors que leur pays se meurt de sa belle mort. Marie-Roger Biloa, journaliste à Africa International, à la suite de la signature de l'Accord Global et Inclusif dans lequel elle lisait la consécration du partage des entreprises publiques, confessa même lors d'une émission, "Afrique Presse" de TV 5: 'je n'ai jamais vu aussi antipatriotes que ces gens-là».

Biloa aurait-elle, par chance, été entendue positivement? On serait tenté de le croire car à la place des habituelles «protestations énergiques» et des «démentis cinglants apportés de la manière la plus formelle», depuis janvier 2005, la diaspora congolaise est complètement entrée en ébullition. Elle a envahi l'Internet et suit de près l'évolution de la situation politique au pays. Bien qu'ayant été exclus du processus électoral pour des raisons connues des seuls animateurs du 1+4, les membres de la diaspora congolaise n'entendent pas moins influer sur celui-ci, en maintenant la pression haute sur le leadership congolais et ses mentors occidentaux.

En effet, l'année 2005 sonne la prise de conscience des congolais de l'étranger qui semblent avoir pris un engagement sacré vis-à-vis du destin de leur pays. Le 4 janvier 2005 déjà, à l'occasion de la commémoration de la journée des martyrs de l'indépendance, les Congolais de Belgique, plus de 250 personnes, organisent une marche de la Porte de Namur, Matonge-Ixelles, jusqu'à la place Schuman où ils sont dispersés sans violence par la police belge.

Une semaine plus tard, soit le 12 janvier 2005, en protestation contre les tueries du 10 janvier à Kinshasa, consécutives au soulèvement populaire provoqué à l'annonce par l'abbé Malu Malu, Président de la Commission Electorale Indépendante (C.E.I.) de la possibilité de la prolongation de la transition au-delà du 30.juin 2005, les Congolais occupent l'ambassade de leur pays à Bruxelles, sous la direction de terribles «Bana Congo». A cette occasion, ils rendent publique une déclaration dans laquelle ils dénoncent «le noyautage du gouvernement à tous les niveaux par le Rwanda, son incompétence notoire et son incapacité à mettre rapidement sur pied une armée nationale et républicaine..., son improvisation dans la gestion de la chose publique, le pillage systématique des ressources naturelles par ses alliés», non sans terminer par une liste des propositions, pardon, exigences fort pertinentes.

Comme si tout était réglé d'avance sur du papier à musique, les Congolais de Belgique se signalent encore le mois d'après à travers deux journées consacrées à la question électorale, soit du samedi 26 au dimanche 27 février 2005, dans l'auditoire Montesquieu de l'UCL et à l'Eglise Saint Roche de Bruxelles, avec parmi les orateurs, le Père Rigobert Minani. Les débats se déroulent en Lingala et Kikongo dans une ambiance bon enfant. .

Cependant, les participants, à travers Cheick FITA, ne manquent quand même pas d'exprimer leur mécontentement de voir les institutions de la transition exclure les Congolais de l'étranger qui envoient pourtant plus d'un milliard de dollars par an aux proches et familles au pays. Un des membres de «Bana Congo» laisse tomber la menace: «s'il n'y a pas d'élections au 30 juin, nous descendrons dans la rue !» Ces journées se sont clôturées par la mise sur pied d'un comité qui devra aller s'entretenir avec Karel de Gucht, ministre fédéral belge des Affaires étrangères, afin de lui exprimer de vive voix le point de vue des Congolais sur la situation qui prévaut dans leur pays, avant son entrevue de mars avec son homologue américaine. Les Congolais de Belgique souhaitent ardemment de voir tous leurs compatriotes de l'étranger s'éveiller aussi patriotiquement et intensifier la lutte pour l'avènement d'un état de droit au Congo.

Le 15 avril 2005, au Centre de Presse International, salle Maelbeek, à Bruxelles, les «Bana Congo» reviennent à la charge avec un diagnostic sans complaisance de la situation politique au pays, un sévère réquisitoire contre le 1+4 qui devrait céder la direction du pays le 30 juin 2005 à une autre équipe devant mener le pays aux élections, avec un président de la République dont ils (Bana Congo) dressent le profil.

C'est ainsi que le 2 juin, les Congolais de l'étranger tiennent leur congrès mondial au cours duquel ils décrètent une révolution pacifique qui devrait faire tomber le 1 +4. Et pour la réussite de leur combat, ils désignent à l'unanimité Etienne Tshisekedi leader de ladite révolution. Comprenant que la meilleure façon d'affaiblir le 1 +4 est de mettre ses parrains occidentaux dans l'embarras vis-à-vis de leur opinion publique, la diaspora congolaise, dans toutes les villes d'Europe, des Etats-Unis et du Canada, investit la rue et les sièges des institutions politiques.

Les actions témoignant de l'engagement des Congolais de l'extérieur sont tellement nombreuses qu'il n'est pas possible d'en faire une liste exhaustive. Cependant certaines manifestations ne peuvent passer inaperçues de part leur pertinence et leur mobilisation, notamment la grande marche de l'Association "TOPONI CONGO" sous la conduite de Candide OKEKE et de Guy Inana, respectivement présidente et vice-président, le 11 juin 2005 à Paris, marche au cours de laquelle l'Association chère à Candide a dénoncé le drame humanitaire que vivent les populations de l'Est congolais dans l'indifférence générale des autorités congolaises et de la communauté internationale. Une semaine avant, Candide avait déjà écrit, sur un ton grave et sévère, une lettre au Président de la république dans laquelle elle l'interpellait 'sur cette situation alarmante ainsi que sur d'autres questions sensibles.

Le 17 juin, à Bruxelles, les Congolais de Belgique dopés par la réussite de "TOPONI CONGO" à Paris dans laquelle ils lisent l'exaucement de leur vou de voir toute la communauté congolaise de l'étranger se réveiller, interpellent le Président de la Commission Européenne et le Premier Ministre Belge sur la situation au Congo et leur expriment leur désaveu du Commissaire européen Louis Michel par les Congolais. Il est reproché à ce dernier d'avoir mis en place le leadership 1+4 et de voler tout le temps à son secours, alors qu'il est jugé incompétent par les Congolais.

Le 20 juin, ils prennent un «rendez-vous de remise reprise» pour le 30 juin avec l'ambassadeur du Congo en Belgique, après une marche gigantesque dispersée brutalement par la police belge. Moins d'une semaine après, soit le 25 juin, de la paisible Suisse se signalent des Congolais dans une manifestation voulue une «séance d'échauffement» pour le grand rendez-vous du 30 juin 2005, date à laquelle les villes de Paris, Bruxelles, Liège, Londres, Dublin, Genève, Montréal, Dublin,... ont été prises d'assaut par des Congolais qui ont fait entendre haut et fort leur voix pour la fin de la transition politique sous sa forme actuelle de 1 +4.

«Je suis fier d'être Congolais», «Bravos les gars», faut continuer la lutte, la victoire est de notre côté», se sont congratulés les Congolais sur Internet dans les forums de discussion, au lendemain du 30 juin. Pour la première fois, les Congolais de l'intérieur se sont émerveillés de voir leurs compatriotes de l'extérieur les accompagner au front du combat pour la démocratie. Ce front, la diaspora le veut ouvert jusqu'à l'avènement d'un gouvernement réellement responsable au Congo, gouvernement à même d'engager le pays sur le chemin de la démocratie et du développement.

est un petit état terroriste». Même au plus fort de la crise du contentieux belgo-zaïrois, on n'avait pas entendu un commissaire d'Etat s'exprimer de la sorte! «Diasa Diasa» (diminutif péjoratif congolais de diaspora), ne put se retenir de lancer le Groupe de Théâtre Salongo dans une pièce qui connut un succès sans précédent. Dans les campus universitaires, la consternation était à son comble. «On est vraiment mal barrés, nous autres! Après les «mouvanciers», nous voilà maintenant pour on ne sait encore combien de temps dans les mains des Diasa Diasa».

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30 août 2005

question à choix mutiple

kabgagmain1_1_

ce qu'ils se disent :

a. les congolais sont bêtes !

b. combien des millions as-tu fait avec le coltan depuis la signature de l'agi ?

c. comment vont les cousins mutebusi et nkunda ?

d. azarias prend son rôle trop à coeur, tu ne trouves pas ?

e. si tu ne gagnes pas les élections au congo, on fuit où ?

f. tu ne trouves pas que tes acteurs exagèrent avec leur injure sur moi ?

g. tu me prêtes kalombo pour ma sape ?

h. ce malu malu, tu lui a donné quoi ?

i. la gssp est partout, malu malu publie les résultats, michel pousse l'ue à les reconnaître et c'est dans la poche ?

j. tshisekedi n'y verra que du feu.

toutes les réponses sont bonnes

lunda buzangu

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29 août 2005

Insecurité : Le professeur Nsumpi Tshimankinda de l’UPN abattu

Ce dimanche 21 08 2005 à Mont Ngafula, quartier Masanga Mbila dans des circonstances dignes des grands classique nsumpi_1_1d’Hollywood l’éminent professeur Nsumpi Tshimankinda s’est fait abattre lâchement dans la rue par des individus qui apparemment n’avait pas peur d’être reconnu, bref qui clairement était en mission commandé. Tenez lisez le témoignage que nous avons recueilli de la part de la famille du défunt qui a tout vécu.

« le prof revenait d'une fête d'anniversaire chez un de ses amis dont nous taisons le nom. Il avait pris à bord de sa voiture un autre de ses amis qui habitait dans son quartier, vu le problème de transport au Congo c’était naturel.

Dès qu’il a déposé son passager, celui-ci se fait braquer par des bandits qui apparemment l’attendaient. Ils emportent de l'argent, des appareils de téléphone et violent deux de ses filles, ensuite ils prennent le large. Cela nous l’apprendrons après. Le prof. Qui avait pris le large pour se mettre à l’abri en voyant la scène, va téléphoner la police pour signaler qu’une agression était en cours chez son ami. Choqué, il va vite garer sa voiture dans un parking gardé dans le quartier, sa parcelle n'étant pas encore clôturée y garer la voiture n’est pas très prudent sous le régime 1+4.

Sa voiture à l’abri, le prof retourne chez lui à pied dans la nuit du quartier Masanga Mbila à Mont-Ngafula. A quelque mettre de son domicile, il s'entend interpeller. Quand il se retourne, que ne fut sa surprise de voir les personnes à qui il avait échappé chez son ami, et qu’il avait accusé à la police comme des bandits, l’attendre aussi chez lui. Il comprend toute suite le danger, il rentre rapidement dans sa parcelle en criant à ses enfants de se coucher par terre. Evidemment les bandits qui étaient venus pour tuer le poursuivront dans sa parcelle baïonnette à l’avant comme au front.

Dans une tentative désespérer de sauver sa vie, le professeur Nsumpi tenta de fermer la porte afin de retarder le moment fatal. Le premier assaillant lui donna un coup de baïonnette, qu’il esquivera, mais son petit-fils qui avait l’habitude de venir l’accueillir reçu le coup en pleine mâchoire et s’écroula, au moment où nous couchons ces lignes l’enfant âgé de moins de 6 ans se débat entre la vie et la mort car en plus du coup de baïonnette il va recevoir aussi une balle à l’épaule et des débris de verre en travers de la gorge. Voyant ce qui est arrivé, le prof choisi de stopper net sa fuite pour faire face à ses assaillants et mourir en homme. Les bandits l’abattront de sang froid par 2 balles dont l’une en plein cœur. Tout cela s’est passé aux alentour de 22:00. Les bandits sont revenus tranquillement vers 24.00 et se sont mis à tirer dans la parcelle pendant au moins 5 minutes et sont repartis aussi tranquillement qu'ils étaient venus. La victime sera amené à la morgue de l'hopital Ngaliema, par son fils Patrick. Ils y arriveront à minuit alorsque lagression à commencé aux alentours de 21:00. La police elle ne daignera arriver sur les lieux que le lendemain matin, voila la securité selon Jean Kimbunda gouverneur de la villen prompt à taper sur les manifestant et incapable d'assurer la sécurité des ses administrés.

Le professeur était ADGA à l'ONE M (office national de l'emploi). Il se raconte qu'il aurait fait des jaloux, d'autres y voient un règlement des comptes, d’autre encore un assassinat politique comme l'homme n’était pas réputé avoir sa langue dans sa poche. Plusieurs enquêtes sont en cours, mais on ne se fait pas d'illusion dans le climat de fin de régime qui règne à Kinshasa aujourd’hui ce genre d’enquête n’aboutissent que si c’est la famille de Kabila. »
Après le père de Haes, les KataKata, les victimes de la PIR, du GSSP, de la police du Commandant Raus et son gouverneur, voilà que des jeunes ont compris que seul le crime paie et se mettent à s’en prendre à des personnes innocentes.

Pour la tante de Junior qui s’est fait assassinée chez elle par son garde du corps, l’état doit dédommager sa famille pour un montant de 32 millions de dollars. Qu’en sera-t-il de cet excellent prof qui a enseigné toute sa vie des milliers et des milliers d’enseignants ? L’état sera-t-elle aussi prompte à dédommager sa descendance ?
L’insécurité que nous vivons au Congo aujourd’hui c’est la conséquence de toutes les frustrations que subissent les gens déjà très jeunes. Nous devons nous attendre à une intensification du phénomène si ce pays reste gouvernés par un gouvernement fantôme qui fait tout sauf son boulot.
Qui sait si cette insécurité n’est pas utilisée par ce gouvernement pour se ménager une voie de sortie, intensifier la terreur et ainsi mater le peuple?

Desiré Katompa
2005-08-29 12:19:51

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19 août 2005

Dr. François MPUILA contre M. Louis MICHEL : Une vraie fatwa déclarée contre Louis MICHEL et le MR?

Illustration de l'articleC'est pathétique qu'on en arrive là pour que notre cause soit entendu; Et qu'elle ne le soit quand même pas. Il faut donc envisagé d'autres moyen que la plume, les menaces et les qualificatifs asséné dans l'espoir de faire mal. Faisons aussi la politique comme Louis Michel et les autres. J'en appelle à plus de subtilité et de sang froid; ce discours, cher Docteur, "Tonton Louis" est incapable de le comprendre. Il ne prend pas tout cela au serieux. Ce ne sont pas les vies des Belges que tu déplores, et celles des congolais il s'en fout. Ils peuvent tous créver que ça ne l'empêchera pas de fumer son cigare et de boire sa bière. Mettons notre énergie sur les marionnettes qu'il nous a mis à Kinshasa et s'il s'approche de Kinshasa pour les defendre encore, quelqu'un s'occupera de lui chez nous. Arrête de te ruiner la santé pour un type qui n'en vaut pas la peine et qui n'est même pas conscient du mal qu'il fait.

Mardi 11 Août 2005 16:09:55 +0200

Concerne: Ma réponse à votre question

Dr. MPUILA (à droite de l’image) et M. Louis Michel Commissaire Européen au Développement et à l'Action Humanitaire, Parrain du régime Kabila 1+4=0 face au

1. Pourquoi ma réponse par écrit ?

Monsieur Louis Michel,

A la fin de la rencontre qui a eu lieu entre vous et une délégation de Congolais, le mardi 19 Juillet dernier, au Bâtiment Berlaymont, Siège de la Commission Européenne, au 6ème étage, vous vous êtes approché de moi pour me dire à voix basse, à l'oreille, tout en me serrant la main en signe d'au revoir:

"Docteur, je vous aime bien, mais je ne sais pas pourquoi le courant ne passe toujours pas bien entre vous et moi".

M'étant décidé de ne pas faire partie de la délégation qui vous rencontrera prochainement à votre propre demande, je vous réponds par écrit et j'assure la plus large diffusion possible de ma réponse puisqu'il s'agit d'un problème national et non personnel ou privé entre vous et moi.

2. Le contenu de ma réponse

J'étais étonné de votre étonnement et de votre question, puisque vous connaissez très bien ma réponse à votre question. Je vous l'ai répétée chacune de nos rencontres:

JE VOUS COMPTE PARMI LES RESPONSABLES DE NOTRE HUMILIATION ET DE LA CATASTROPHE HUMANITAIRE QUI SEVIT AU CONGO DEPUIS JANVIER 2001

Devant le mépris que vous affichez envers notre dignité humaine, nous les Congolais, et envers notre droit inaliénable de disposer de notre avenir et de nous choisir librement nos institutions et nos dirigeants politiques, vous ne méritez aucun respect, aucun égard de ma part. Je ne vous laisserai pas en paix aussi longtemps que vous allez persévérer dans cette vision et cette praxis esclavagiste et qui empoisonnent et compromettent les bonnes relations qui doivent exister:

- entre votre Parti politique (MR) et le Peuple Congolais,
- entre nos deux Peuples (Peuples belge et congolais), - entre l'Union Européenne et notre Pays, entravent l'avènement d'un Etat de droit démocratique pluraliste, moderne et prospère au Congo et perpétuent l'esclavage, la souffrance, la misère, la désolation, les horreurs, les atrocités, le deuil et le sous-développement dans notre Pays.

Vous avez constaté, à travers les interventions de chaque membre de la délégation congolaise au cours de la rencontre du 19 Juillet dernier, que vous avez un problème sérieux et général avec tous les Congolais et non seulement avec le seul Dr Mpuila, ni avec Monsieur Etienne Tshisekedi seul, ni avec l'UDPS seule. Un membre de la délégation vous a dit que vous avez un problème avec les 60.000 millions des Congolais. Un autre membre a dénoncé vos relations avec Monsieur Forrest et affirmé que les Congolais seront bientôt contraints par vous à recourir aux armes et à devenir les poseurs des bombes pour défendre l'indépendance et la souveraineté nationales, leur liberté et faire respecter la volonté souveraine de notre Peuple par tous (Congolais et Etrangers).

Ce ne sont pas vos menaces qui nous feront reculer. Nous sommes prêts à tout endurer pour libérer notre Patrie et notre Peuple, quoiqu'il en coûte.

3. Rappel du Document du 13 Juillet 2005

Monsieur Louis Michel,

Le 13 Juillet dernier, notre Bureau de l'UDPS/BENELUX a publié un document (Réf.: RBL/UDPS/DE/116/13/07/2005) intitulé "Pas de vote pour le MR, parti politique de Louis Michel".

Dans ledit document, nous affirmions que vous êtes en réalité, malgré toutes les apparences trompeuses, "un esclavagiste sadique, un prédateur vorace, un indigne représentant de la classe politique belge et de la société démocratique occidentale, un porte-malheur pour la RDCongo, pour l'Afrique, pour les peuples belge, congolais et africains ainsi que pour tous les vrais démocrates du monde libre".

4. Le SIT-IN des Congolais devant le siège du MR, votre parti

Le 18 Juillet, les Congolais ont organisé un SIT-IN devant le Siège de votre Parti, MR (Rue des Naples, n° 41, 1050 Bruxelles). Vous avez certainement été informé sur le contenu des calicots qu'exhibaient les Manifestants aux Membres de votre Parti, du Bureau du MR et aux passants. Ce n'était digne ni du MR ni de vous-même. Vous avez pu, à travers l'Internet, lire aussi, le contenu des banderoles et des calicots des Manifestants congolais à travers le Monde le 30 Juin dernier. Votre nom revenait, aux côtés des criminels du régime Kabila 1+4=0, sur plusieurs banderoles et calicots de ces Manifestants. Les qualificatifs utilisés à votre endroit par les Manifestants, dans toutes les langues et dans tous les pays, ne vous honoraient guère.

5. Votre coup de téléphone

Le lendemain de la publication de notre document (14 Juillet 2005), vous m'avez téléphoné, à 6h du matin. Vous m'avez retenu au téléphone pendant près de 30 minutes. Pendant ce temps, fait d'un monologue terriblement ennuyeux pour moi, vous vous épuisiez dans de vains efforts pour me répéter que vous n'êtes pas un esclavagiste. Vous étiez pourtant en train de le confirmer car vous ne me laissiez même pas une seule seconde pour vous répondre, signe de mépris de l'interlocuteur.

Quand vous aviez déversé complètement votre bile et que vous étiez fatigué de parler, vous m'avez enfin laissé le temps de vous répondre. Nous avons convenu qu'une rencontre soit organisée entre nous. J'ai tenu à ce qu'elle se déroule en présence des témoins. Vous avez accepté et promis d'en prendre l'initiative.

6. Messages reçus de nombreux belges

Suite à la diffusion de notre document du 13 Juillet dernier, plusieurs messages de soutien et d'encouragements nous sont parvenus émanant de vos compatriotes belges, qui nous donnent raison et qui souhaitent que tous les Congolais comprennent notre message.

7. La rencontre du 19 Juillet 2005

Ensuite, vous avez organisé la rencontre du 19 Juillet dernier. J'ai tenu à ce que plusieurs compatriotes membres de différentes organisations politiques et sociales y participent pour vous aider à constater de visu, vous-même, l'opinion exacte des Congolais sur vous.

Le Service de Protocole de la Commission Européenne vous a certainement dit qu'il a limité le nombre à dix délégués mais qu'il avait à faire à plusieurs congolais qui se bousculaient à la porte d'entrée du Bâtiment Berlaymont, fulminant de rage, et qui tenaient à venir vous affronter pour vous dire les 4 vérités les yeux dans les yeux, sans intermédiaire.

Le seul élément positif de cette rencontre pour moi est le fait que tous les congolais membres de notre délégation et appartenant aux organisations politiques et sociales différentes vous aient tenu un même langage et aient été même plus virulents que moi contre vous.

8. Rappel de nos vains efforts

Monsieur Louis Michel,

Lors de votre arrivée au Ministère belge des Affaires Etrangères, le Bureau de Représentation de l'UDPS/BENELUX vous avait spontanément adressé des félicitations et exprimé notre reconnaissance pour votre acte noble, fraternel et humanitaire consistant à réveiller l'attention des Gouvernants belges, de l'Union Européenne et de toute la Communauté Internationale sur le drame du Peuple Congo et de la Région des Grands Lacs. Cohérents et conséquents avec nous-mêmes, nous avions mis à votre disposition toute l'expertise évidente de notre Parti qui a lutté sur le terrain pendant plus de 20 ans et dont le diagnostic de la cause profonde de la crise congolaise (absence d'Etat et de démocratie) s'est avéré le plus adéquat qui soit et la solution proposée la plus appropriée (avènement d'un Etat de droit démocratique, pluraliste, fédéral, moderne et prospère). Notre volonté sincère était de vous aider dans votre lourde tâche. Et sans tarder, nous vous avions remis un document pertinent sur l'évolution de la situation politique congolaise en général et sur la crise congolaise en particulier.

Nous avions notamment apporté, à votre connaissance, les Résolutions historiques de la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992), le plus grand forum des Négociations politiques nationales depuis 1960 à ce jour, où les 2850 Délégués, issus de toutes les couches, toutes les catégories, toutes les tendances et tous les courants de l'ensemble de notre Société, avaient refait la lecture de l'histoire nationale, diagnostiqué la cause profonde de la crise congolaise (absence d'Etat et de démocratie) et balisé l'avenir en mettant en place les fondements d'un Etat de droit démocratique.

Et puisque la Conférence Nationale Souveraine n'avait pas arrêté la marche de l'histoire, il est question, hier et aujourd'hui, pour les Compatriotes Congolais, les Partenaires et Amis du Peuple Congolais, compte tenu de l'évolution de l'histoire nationale et internationale et dans le contexte de la mondialisation, d'enrichir ces Résolutions conformément à la loi de la sédimentation (et non de la substitution, de la table rase, du surgissement pur à chaque instant) qui préside à l'évolution, au développement et au progrès des hommes, des peuples et des sociétés. C'est cette loi de la sédimentation qui est suivie en Belgique et dans tous les pays démocratiques de l'Occident. Les hommes, les sociétés et les peuples qui veulent repartir toujours ex tabula rasa se condamnent à la stagnation, à la sclérose, à la nécrose et à la perte.

Monsieur Etienne Tshisekedi, Président National de notre Parti, lors de son séjour en Belgique (2000-2001), vous avait lui-même réitéré, de vive voix, les félicitations et la reconnaissance de tout notre Peuple et apporté les propositions concrètes pour vous aider à contribuer à une paix durable, à la stabilité politique et au développement endogène au Congo et dans la Région des Grands Lacs..

Mais hélas, nous dû déchanter dès janvier 2001, dès qu'Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, lors de l'assassinat de LD Kabila, nous a été imposé par les forces esclavagistes comme Président de la République. Vous étiez parmi les premiers à dérouler, à Bruxelles, un tapis rouge devant ce taximan de Dar-Es-Salam et soldat de l'Armée Patriotique Rwandaise qui n'eut comme première fonction et responsabilité, dans sa vie, que d'être Président du Congo, et à le présenter au Monde entier comme le Messie tout attendu qui allait enfin sortir le Congo d'une crise politique profonde, persistante, multidimensionnelle et multiforme.

9. Vos actes et vos déclarations

Monsieur Louis Michel,

Je ne reviens pas sur la longue litanie des preuves de vos actes posés et de vos déclarations faites pour:

- Empêcher la tenue du Dialogue Intercongolais (DIC) et faire légitimer Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila par la Communauté Internationale sans le DIC.
- diriger le DIC lorsque vous avez constaté, suite à la détermination de notre Peuple et à celle de certains décideurs internationaux, que le DIC était devenu inévitable. Vos déclarations et initiatives intempestives et indues en ce moment-là, sans aucun respect des premiers concernés par le DIC (Acteurs politiques et sociaux congolais et le Facilitateur officiel reconnu par les Congolais et par la Communauté Internationale), ont même fini par énerver Monsieur Ketumile Masire. Ulcéré, ce dernier finit par vous dénoncer dans une interview à La Libre Belgique.
- Manipuler certains acteurs politiques et sociaux congolais et leur dicter d'avance les décisions qu'ils devaient prendre au DIC (Cfr Votre Messe noire organisée à Bruxelles en janvier 2002, pompeusement appelée "Table Ronde de Bruxelles"). A l'issue de cette Messe noire, vous avez fait signer aux participants une déclaration dans laquelle ils reconnaissaient déjà Hyppolite Kanambe, Joseph Kabila comme Président du Congo pendant la Transition post-DIC alors que l'Accord de Lusaka, texte fondateur du DIC n'imposait aux Congolais aucune institution et aucun dirigeant politique au préalable et accordait à tous les Délégués un statut identique.
- Vous avez parrainé l'arrangement frauduleux et pirate Kabila-Bemba du 19 avril 2002, astuce échafaudé pour bloquer le processus qui était déjà en cours au DIC, sur base du Document Mbeki II, vers un Accord global et inclusif. Ledit arrangement allait donc faire échouer le DIC, prolonger la crise, la souffrance et la misère de notre Peuple, consacrer la balkanisation de notre Pays et même faire du Congo une colonie militaire du RCD et du Rwanda. Vous avez, en lieu et place du Ministre belge des Transports, sauté dans le vol inaugural de la ligne Bruxelles-Kinshasa, de SN Brussels Air Lines, jusqu'à Kinshasa pour aller, devant les caméras de la télévision congolaise et belge, féliciter les signataires dudit arrangement et promis de faire le tour du monde pour obtenir l'adhésion générale audit arrangement. Notre détermination et celle de certains décideurs internationaux ont fait échouer ledit arrangement, ramené les délégués à la table des négociations à Sun City, obtenu la signature de l'Accord global et inclusif et le début de la Transition.
- Vous avez contribué, dès le début de la transition, à l'exclusion de la gestion du pays pendant la Transition, des principaux Artisans de l'Accord global et inclusif et dignes représentants de notre Peuple (dont Monsieur Etienne Tshisekedi).
- Vous avez présenté, à la face du Monde, jusqu'à votre départ du Ministère belge des Affaires Etrangères, une radioscopie erronée de la gestion de la Transition par vos poulains. Pour vous, tout allait très bien dans le meilleur du monde qu'était le Congo. A chaque question qui vous était posée, vous répondiez que le Congo n'avait jamais été si près du bout du tunnel. Il a fallu que Monsieur Karel De Gucht vous remplace au n° 15, Rue des Petits Carmes, pour que le Monde entier découvre enfin la vérité franche sur le Congo. Le Monde découvrit enfin que la gestion du Congo dont vous ne tarissiez pas d'éloges ressemblait à un tombeau pourri à l'intérieur mais blanchi à l'extérieur par vos fleurs et vos louanges. A la suite de Monsieur Karel De Gucht, différentes Organisations Internationales ont dénoncé la catastrophe humanitaire dans laquelle vous avez, vous et vos poulains, précipité le Congo.
- Alors que, dans vos nouvelles fonctions, vous êtes Commissaire Européen au Développement et à l'Action humanitaire, vous n'avez pas hésité à usurper les compétences et les prérogatives de Monsieur Javier Solana pour continuer à couvrir, sous vos ailes, vos poulains au pouvoir à Kinshasa. Vous vous êtes permis d'aller à Kinshasa, à l'approche du 30 Juin 2005 (date de la fin constitutionnelle de la Transition), menacer nos journalistes et notre Peuple et ordonner à vos poulains de massacrer nos populations en cas de l'organisation des manifestations le 30 Juin 2005. Vous êtes le Premier Responsable de la catastrophe humanitaire en cours au Congo et de tous les crimes commis par vos poulains contre notre Patrie et contre notre Peuple durant toute la Transition et le Commanditaire n° 1 du terrorisme d'Etat, de l'insécurité généralisée, des violations massives et systématiques des libertés et des droits de l'homme, du pillage accéléré et inconsidéré des richesses nationales qui ont marqué la Transition et de tous les massacres à grande échelle perpétrés au Congo par vos poulains et les mercenaires depuis le début de Juin 2005 à ce jour.

10. Tôt ou tard: la justice sera faite à notre Patrie et à notre Peuple

Tôt ou tard, les fils du Congo feront découvrir à la face du Monde, par le canal des Tribunaux Internationaux, votre nature franche et vous demanderont des comptes.

11. Notre détermination à mener la campagne contre le MR, votre parti

D'ores et déjà, je suis de ceux qui mènent une campagne contre le MR, votre parti politique, auprès tous les belges d'origine congolaise, de tous les africains, de tous les belges qui sont les vrais amis du Peuple Congolais, qui souhaitent que les Congolais se décident eux-mêmes sur l'avenir de leur pays, sur les institutions et les dirigeants politiques issus de leur choix libre et souverain et que s'érige, au Congo, un Etat de droit réellement et effectivement indépendant et souverain, démocratique, moderne et prospère.

Le but de cette campagne intitulée "Pas de vote pour le MR, parti de Louis Michel", est de voir votre parti, le MR, renvoyé dans l'opposition aux prochaines élections belges, à tous les niveaux. Vous serez ainsi mis hors d'état de nuire à l'avenir de notre Patrie et de notre Peuple ainsi qu'aux bonnes relations qui doivent exister:
- entre nos deux Peuples (Peuples belge et congolais), et
- entre l'Union Européenne et notre Pays.

Veuillez agréer, Monsieur Louis Michel, l'expression de mes sentiments attristés.

Fait à Bruxelles, le 10 août 2005.

Dr François Tshipamba Mpuila

Dr François Tshipamba
2005-08-18 19:48:29

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18 août 2005

Bientôt le partage des clubs de football et des églises ?

L’argent des entreprises publiques ne pouvant acheter les cœurs

Bientôt le partage des clubs de football et des églises ?

Rien de nouveau sous le ciel congolais !

Le Daring Club Motema Pembe (DCMP) et l’Association Sportive Vita Club (A.S. V. CLUB), les deux grands clubs kinois de football passent tous les deux, depuis quelques semaines, de très mauvais quatre-vingt-dix minutes sur les terrains. Le team vert et blanc (DCMP) est le plus éprouvé. A la ligue provinciale de Kinshasa où il dicte habituellement sa loi, Daring occupe présentement la huitième place. L’équipe s’est fait ridiculiser même par des clubs qui se recherchent encore. A la ligue nationale (Linafoot) où Daring tient la dragée haute à tout le monde au point d’être le club le plus titré, les verts et blancs se contentent aujourd’hui d’une troisième place acquise dans la douleur.

Chez eux au Stade des Martyrs à Kinshasa, ou chez ses adversaires en province, Motema Pembe n’éprouve généralement aucune difficulté à donner une leçon de football à ses adversaires. Paradoxalement, à la Linafoot, Daring s’est mis à trinquer. Devant Mazembe : 4-2, Lupopo : 2-0, à Lubumbashi, Virunga : 2-0, à Goma.

Il n’y a pas de fumée sans feu, lancent sentencieux, les supporters verts et blancs. Et la fumée, les Mitema Pembe la soupçonnent venir d’un feu allumé par le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (Pprd), parti dit présidentiel, qui serait prêt, en prévision des échéances électorales, à casquer gros pour prendre le contrôle du club, par l’entremise de Charles Okoto, une des figures de proue et ancien président du club, haut cadre du parti kabiliste. Okoto, accusent les Darigmen, mise sur l’échec du club au championnat provincial et la ligue national pour regagner la direction. Il combattrait ainsi, avec la complicité d’autres éminentes figures du DCMP, le comité Hilaire. La guerre des clans fait donc rage et expliquerait cette série des contre-performances, le Daring n’étant imbattable que dans l’unité.   

Chez les ‘‘Immaculés’’, on préfère plutôt descendre en Division 2 que de céder le club à Okoto qu’on dit ne pas disposer d’une bonne « équipe de recherche’’ capable de battre le rival de toujours, V CLUB. C’est Tatu Hilaire Lumbayi, Actuel président du club ou personne d’autre ! Celui-ci est tenu en haute estime par les supporters qui lui trouvent toutes sortes de mérites, dont le dernier est celui d’avoir ramené 900.000 dollars américains à l’équipe, fruit du transfert dans un club italien de Christian Kanyengele, ancien joueur de Motema Pembe. 

La situation n’est pas très reluisante non plus pour l’AS V CLUB. Bien que présentement premier au classement provincial, le team vert noir peine toujours à se faire une place de choix dans la ligue nationale où il occupe honteusement la 5ème place. Déjà la saison 2004, les ‘‘Bana Mbongo’’ avait terminé 4ème à la phase finale de cette ligue d’élite avec deux malheureux petits points. Ici aussi, toujours pour assurer au Président Kabila le vote des supporters lors de prochaines élections, un autre Pprd, Pierrot MOMBULU, ancien président du club, se bat pour faire évincer Eugène Diomi Ndongala, Président du parti politique ‘‘la Démocratie Chrétienne fédéraliste’’ (DCF) et actuel Président de V. CLUB, et ainsi amener les ‘‘Dauphins Noirs’’ dans le giron kabiliste.

La position de Diomi est cependant moins confortable que celle de Tatu Hilaire. En effet, le président de ‘’Bana Mbongo’’ n’est pas en train de faire mieux que son prédécesseur à la Linafoot.  Les ‘‘Moscovites’’ lui reprochent le récent échec au Challange Vodacom en Afrique du Sud et surtout le fait d’avoir mis en quarantaine Bibey Mutombo, le bavard entraîneur très populaire dans les milieux verts noirs. Diomi, connu bagarreur, ne se laissera sûrement pas faire. En mal d’argent pour se faire louer par les acteurs de théâtre populaire, il doit s’être aussi convaincu que V CLUB lui offre un tremplin à partir duquel il peut rebondir aux élections. ‘‘Après tout, le Pprd a déjà MAZEMBE, non ?’’

On ne serait pas étonné que demain le RCD, le MLC et les autres composantes se disputent à leur tour Sanga Balende, AS bantous, Tshikunku, Malekesa, Vutuka, Virunga,…

L’opinion se demande si les responsables du Pprd sont sincères envers le Président Kabila ou s’il s’agit juste de lui faire casquer de l’argent, question de se servir au passage. Car effet, personne ne peut raisonnablement comprendre l’efficacité d’une telle démarche dans un milieu où l’obligation de résultat est la règle. Encore faudra-t-il que le résultat, une fois au rendez-vous, réussisse à faire transférer le soutien des sympathisants de leur club à un parti politique ou à un homme politique, président de la république, soit-il.   

Ce qui est très loin d’être sûr. Un autre Tatu, Kalonji Tshilobo, ancien Président de Motema Pembe, Mobutiste devant l’Eternel, a fait remporter pendant son mandat en 1994, la coupe de la CAF au DCMP. La popularité de Mobutu ne s’en était pas trouvée ‘‘boostée’’ pour autant ! Tout récemment, la victoire des Simba, onze congolais du football, n’a pas pu épargner au 1+4 la désormais célèbre somme congolaise zéro, de la part d’une centaine des milliers des spectateurs au Stade des Martyrs.

Alors, si ces Messieurs du Pprd réussissent à faire avaler à leur président un tel mensonge, c’est qu’une bonne partie d’aventuriers et opportunistes du conglomérat de Mzee Kabila y aurait été repêchée lors du naufrage du bateau AFDL. Car il faut une capacité de persuasion hors du commun pour amener même le dernier venu des politiciens à s’engager sur un chemin aussi peu sûr.  

L’argent n’achète pas tout !

L’heure de vérité semble avoir sonné. Les entreprises publiques pourvoyeuses des fonds pour la campagne électorale partagées, les états-majors des composantes se rendent compte subitement que l’argent n’achète pas le cœur. Depuis la fameuse conférence nationale, ‘‘Le vieux de Limete’’, devant le dilemme des conférenciers à qui étaient proposés des cartons d’argent pour soutenir Mobutu, avait comme à son habitude, trouvé la solution : ‘‘Prenez l’argent, car c’est votre argent, mais gardez votre conscience !’’ On prit l’argent et on demanda au Maréchal du Zaïre d’aller se faire voir à … Kawele.

Les ‘‘aumôniers’’ des composantes savent qu’ils sont attendus par des membres d’un soir très intéressés. Aussi se tournent-ils non seulement vers les grands clubs de football, mais aussi vers les églises, surtout celles dites du réveil, à cause de leur autorité morale indéniable sur de nombreuses personnes. A Kinshasa, ville plus encline à donner du crédit à la ‘‘radio trottoir’’, (la rumeur) qu’à la chaîne de radiodiffusion publique, il se chuchote de bouche à oreille la raison pour laquelle l’Evangéliste Jean Oscar KIZIAMINA KIBILA, a vu son rassemblement CPC (Congo pour Christ), le plus grand événement évangélique annuel au Congo, prévu du 1er au 6 août 2005 au Stade des Martyrs, délocalisé vers le Stade Tata Raphaël, et couvert d’un black-out total. Pas de publicité sur la chaîne publique, pas de banderoles ni panneau publicitaires sur les artères.

L’homme de Dieu paierait son refus de s’aligner sur le… Pprd. Le parti kabiliste miserait sur la notoriété du ministre du culte pour lui assurer le vote de l’église du réveil aux élections. L’équipe de l’homme de Dieu à qui l’auteur a envoyé un e-mail pour confirmer ou infirmer l’information n’a pas réagi. L’église fait chorus avec l’Apôtre Ignace Tambu Lukoki pour condamner toute tentative d’intimidation des hommes de Dieu d’où qu’elle vienne. ‘‘L’église’’, tranchent les disciples de Christ, ‘‘n’est pas à partager; elle n’est non plus un marchepied de personne pour accéder à des postes politiques’’.

Il est temps que les composantes se rendent à l’évidence que leur adversaire numéro 1, loin d’être l’UDPS qu’elles voient partout : dans les clubs de football, les églises du Réveil, les syndicats de l’administration publique, … est plutôt la misère du peuple qui a été, en deux ans de leur pouvoir, la cadette de leurs préoccupations.

Alors quiconque serait tenté de jeter son argent par la fenêtre à travers les clubs de football et les églises du réveil ne s’en prendra qu’à lui-même lorsque l’argent ‘’semé’’ ne lui aura pas fait récolter les cœurs.

Anthony M.K. KATOMBE

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16 août 2005

Alerte des BANA CONGO sur la prédation des entreprise publiques

  1                              REACTIONS DE BANA-CONGO RELATIVES 

                                 A LA PUBLICATION DE LA LISTE DES MAN-

                                 DATAIRES DANS LES ENTREPRISES PUBLI-

                                 QUES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU

                                                              CONGO

                                 -----------------------------------------------------------------

                                                         A  L  E  R  T  E   !

La publication de la liste des nouveaux mandataires dans les Entreprises publiques vient révéler au grand jour la perfidie des intérêts  cachés qui soutiennent les hommes en armes du pouvoir «1 + 4  = 0 » installé en  République Démocratique du Congo.-

1.      SUR  L’INVENTAIRE DES ENTREPRISES

L’examen des entreprises publiques alignées offre  l’occasion d’acter le haut niveau de la prédation consacrée et instituée en  République Démocratique du Congo par la disparition des « vaches  laitières » non reprises et intentionnellement omises.

« BANA-CONGO » alerte l’opinion nationale et internationale sur cet aspect de crime économique consommé par lequel  les grands « espoirs de vie » d’un pays lui sont ravis….

Depuis l’époque coloniale, l’UNION MINIERE DU KATANGA, devenue « GECAMINES », et la Minière de Bakwanga, « MIBA » ont toujours été les grandes sources génératrices  des recettes en devises de la République Démocratique du Congo.

Pour la GECAMINES , le fait de ne pas la faire apparaître sur la liste publiée officiellement, avalise le marché illégal, une flibusterie dans les formes et dans le fond d’un certain Georges  FORREST et ses acolytes mis en cause par le pannel de l’O.N.U. et au sujet desquels une enquête parlementaire belge a été commanditée à l’époque.-

La restitution du patrimoine bradé à  l’Etat congolais est de stricte obligation.  « BANA-CONGO » exige de le voir figurer au nombre des Entreprises de la République sans exclure des poursuites en justice pour réparation de tous dommages subis par l’Etat congolais à l’encontre de ces prédateurs devenus défenseurs acharnés du pouvoir en place à Kinshasa.-

En ce qui concerne la MIBA, la gloutonnerie des rapaces au pouvoir de l’Etat doit se stopper. La tendance abusive à s’accaparer des ressources minières comme attributs du pouvoir ou d’en faire des propriétés personnelles doit être sanctionnée.

De même que la GECAMINES, la MIBA doit figurer sur la liste des Entreprises publiques.-

Dans le même répertoire, il n’est pas exclu de récupérer SENGAMINES

Société d’extraction minière de diamant, anarchiquement installée dans le périmètre de la concession de la MIBA par l’AFDL  -   MUNGABE & Cie.-

BANA-CONGO dénonce également  une tentative de dépouillement du patrimoine de l’Etat de son fleuron national « AIR-CONGO », non repris sur la liste des Entreprises publiques.

2

Une telle manœuvre  pénalise des dizaines des milliers de personnes, agents et membres de famille condamnés à la misère alors que l’Etat congolais leur est redevable de lourds dommages subis depuis des années. Tant d’autres Entreprises que l’on veut faire disparaître du compte  du patrimoine de l’Etat par une procédure maffieuse pour faire oublier et être subtilisées  en douceur pour sa propre  bourse  sont à récupérer.-

    2. QUESTION DE CONTRIBUTION ET DE QUALIFICATION

       Ces Administrateurs désignés dans les Entreprises ne sont d’aucun apport, ni en investissement (actions, parts sociales…), ni en performance technique susceptiable d’améliorer le rendement de leurs capacités de production.-

       A l’annonce des elections, le pouvoir en place veut se doter des moyens suffisants pour en simulacre de campagne en vue d’opérer un hold-up électoral.

La horde de loups aux longues dents, autrement appelée « classe politique », amorce le virage de la prédation avec une puissance de machine engagée à la vitesse supérieure. Pire que la « zaïrinisation »de Mobutu, c’est la ruée sur l’éléphant abattu, à dépecer ! A chacun sa part ! Le pays va saigner à fond,…  tant pis !

      3.  INFILTRATION RWANDAISE

Pour consacrer la rapine institutionnalisée, jusqu’aux RO-RWA-RU dits minoritaires et travestis en hommes d’Etat congolais, s’avèrent aussi gloutons.-

En effet, sans se gêner, la « minorité » s’accapare du contrôle des recettes assurées de l’OFIDA, de la SONAS et du F.P.I.. En plus, elle va veiller sur toutes les communications nationales et internationales, discrètes ou non, avec la RENATELSALT. Pour le bien de tous et la paix dans le monde !

Est-il concevable de céder à des étrangers originaires d’un pays contre lequel on est en guerre le contrôle de toutes les communications en cette ère du progrès de «télécommunications par Stellites », domaine très sensible et  hautement stratégique par excellence ?   

A l’analyse, ce privilège de cumul et d’omniprésence dans tous les secteurs est exclusif aux « Rwandos ». Nulle autre minorité congolaise n’en a bénéficié. La question de la nationalité étant reportée, l’avancée rwandaise n’est plus furtive.  La « formule 1 + 4 » a servi à l’infiltration rwandaise dans l’appareil de l’Etat.-

4.      TENDANCE AU REGIONALISME

A l’affiche aussi, un certain hégémonisme régional croit triompher par un positionnement scandaleux. A croire que le principe de l’équilibre régional est rendu caduque et que les fautes décriées contre le dictat passé et la sanction populaire qui s’en est suivie n’ont pas été édifiantes. Il y a un seuil de tolérance à tout-

3

Aucune Région ne peut s’autoriser le contrôle exclusif de tous les secteurs  de la vie  sociale, politique, économique et militaire du pays. Ce climat malsain que certains cadres ou décideurs accidentels veulent entretenir, suscite un phénomène de rejet systématique et peut compromettre les espoirs de paix, faute de cohésion nationale.-

5        CONCLUSION

Pour conclure, BANA-CONGO renouvelle sa réprobation des termes de l’Accord de Sun City qui, avec ses effets pervers, ouvre la voie au pillage officialisé du patrimoine de l’Etat.-

Avec une formule et des criminels incapables de projet de société pour relancer l’économie du pays, procurer du travail aux 90% des chômeurs de la population, assurer un minimum de bien-être social et garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, c’est le self-service gratuit ouvert à tous « les braillards nécessiteux ». C’est, du même coup, la célébration de la grande messe de tous les demandeurs d’emploi pour aller brasser des millions sans effort ni mérite louable. Et pour bon nombre d’entre eux, sans état de services connus.-

Etant donné que, à l’exception de deux ou trois d’entre elles, toutes ces Entreprises sont d’anciennes directions des Services de l’Administration publique, « privatisées à la KENGO ». Elles sont devenues « Offices » pour donner satisfaction à la boulimie de la Deuxième République.

BANA-CONGO préconise comme solution définitive la RESTITUTION desdites Entreprises à l’Administration publique.- 

Pourvoir à cette restitution permettra de RESTAURER la Fonction Publique et de REVALORISER l’Administration dont les fonctionnaires et agents sont clochardisés et réduits en loques humaines.-

En outre, cela permettra un meilleur contrôle des recettes et une maîtrise des dépenses de l’Etat, chaque fois dilapidées à l’entretien des mandataires infructueux et budgétivores.-

La RESTITUTION de ces Services à l’Etat spolié, la RESTAURATION de l’Administration publique ayant récupéré ces moyens et la vitalité, telles sont les perspectives honnêtes pour un pays qui aspire à la STABILITE, à l’instar de ceux qui résistent aux remous politiques.

Le Citoyen retrouvera l’engouement de faire une carrière administrative, fort d’être apprécié par ses MERITES pour gravir HONNÊTEMENT les échelons.-

En conséquence de quoi, BANA-CONGO lance un appel à TOUS LES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT de faire obstacle à ces pratiques  de la dégradation et la dévalorisation de l’Administration publique de l’Etat  congolais, par la constitution des BRIGADES MUSCLEES  pour empêcher à ces mandataires tout accès aux Entreprises où ils sont affectés.-

AUBIN 0484162759, HENRY 0484727269, RAMAZANI 0485363312

 

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RDC : retour à 1960

Le Phare (Kinshasa)

Jacques Kimpozo Mayala.
Kinshasa

Le rapport détaillé de la Monuc au sujet des incidents du 30 juin 2005 à Mbuji-Mayi rendu public au milieu de la semaine dernière ressemble à un plongeon dans le passé.

Les pères de l'indépendance autant que tous les gosses de l'époque réputés quadragénaires aujourd'hui revoient le scénario de la répression sauvage orchestrée par le gouvernement du Premier ministre Patrice-Emery Lumumba contre la population de Bakwanga, en juillet 1960. Pourtant, celle-ci venait d'être chassée de Luluabourg, à la suite des troupes interethniques Luba-Lulua et avait grandement besoin d'une assistance humanitaire pour sa réinstallation sur les terres de ses ancêtres.

L'action punitive de l'armée du colonel Mobutu contre des populations aux mains nues à Bakwanga avait des visées autres que sécuritaires. En effet, pendant que des militaires venus de Kinshasa étaient occupés à massacrer des civils dans la partie orientale du Kasaï, le pouvoir central était confronté à la sécession au Katanga. Au lieu de chercher à mater militairement cette rébellion animée par Moïse Tshombe, Godefroid Munongo et leurs «mercenaires» venus de tous bords, Patrice Lumumba donnait l'impression de vouloir régler un conflit individuel sur le dos des milliers de civils innocents, laissant ainsi prospérer un Etat sécessionniste qui allait lui faire subir le sort que l'on connaît en janvier 1961.

Les deux Kasaï plus menaçants que l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Nord-Katanga?

45 ans après les bavures militaires du duo Lumumba-Mobutu à Bakwanga, le régime du 1+4 n'a pas trouvé mieux que de semer morts, blessés, pillages et tortures à Mbuji-Mayi à l'occasion du 30 juin 2005. A ce propos, les enquêteurs de la Monuc sont formels: l'usage de la force et notamment des armes à feu avec balles réelles était disproportionné par rapport à l'état sécuritaire réel ayant prévalu au chef-lieu du Kasaï Oriental lors de la journée fatidique de la fête anniversaire de l'indépendance.

Paradoxalement, au moment où des éléments des Fardc et de la Pir attaquaient des Mbuji-mayiens dans leurs domiciles, tuant les uns par balles et pillant les biens des autres, l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Nord-Katanga grouillent de groupes armés autochtones comme étrangers et de militaires incontrôlés de l'armée régulière qui ont transformés ces parties de la République en non-Etat. Alors que le gouverneur Dominique Kanku peut visiter sans problèmes tous les coins et recoins de sa province, Théo Baruti ne peut prendre un tel risque en Province Orientale, ni Serufuli au Nord-Kivu, ni Kolosso Sumaili au Maniema encore moins Kisula Ngoy au Katanga.

C'est dans ce coin fortement troublés du pays, où la Monuc et les Fardc essayaient de ramener l'ordre et la sécurité sans grand succès, que le gouvernement de Transition devraient concentrer les effectifs et les moyens militaires pour rétablir l'autorité de l'Etat, réunifier les territoires, sécuriser les personnes et leurs biens, bref préparer un terrain propice aux opérations d'identification et d'enrôlement. Jusqu'ici, personne ne sait à quel moment le processus électoral pourrait connaître un début d'exécution à Bunia, Watsa, Mongwalu, Kanyabayonga, Rutshuru, Kalima, Kassongo, Uvira, Fizi, Moba, Kalemie, Moba, Kitenge.

Lors du coup d'envoi des opérations préélectorales à Lubumbashi, il y a une semaine, l'abbé Apollinaire Malu-Malu, président de la Commission Electorale Indépendante, s'était fortement inquiété de l'insécurité persistance au Nord-Katanga. Il a, à cette occasion, invité le gouvernement de Transition à faire tout ce qui est en son pouvoir pour vider les poches d'insécurité persistantes dans cette partie du pays.

Ce n'est donc pas Mbuji-Mayi qui menace les institutions de la Transition et le processus électoral mais bel et bien des territoires de l'Etat passés sous la botte des groupes armés, deux mois après l'entrée en fonction de l'espace présidentiel fondé sur la formule de 1+4.

Méfaits de la falsification de l'histoire nationale

En août 2005, à quelque dix mois de la fin de la période de Transition, les décideurs congolais se comportent comme si la colonisation belge, les tueries de Bakwanga, les sécessions du Katanga et du Sud-Kasai, les rébellions «muleliste» et «gizengiste», les régimes de Kasa-Vubu et de Mobutu, les guerres du Shaba, les régimes de Kabila père et fils, les rébellions du RCD et du Mlc n'avaient pas existé. Tout se passe aujourd'hui comme si , en dehors de l'Accord Global et Inclusif, le pays n'avait pas de passé.

En 1960, Lumumba tenait à faire table rase du passé colonial, on sait comment s'est terminé sa politique de cohabitation conflictuelle avec l'ancienne métropole. Arrivé au pouvoir en 1965, Mobutu a considéré que pendant cinq ans, le pays a traversé un gros trou noir. Quand l'envie lui prenait, il se gaussait de la «congolisation», oubliant que sous Kasa-Vubu, le Congo avait connu des gouvernants démocrates, patriotes, qui n'hésitaient pas à dialoguer pour faire taire les armes et avaient le sens de la bonne gouvernance car reversant souvent au Trésor public le reliquat de leurs frais de mission.

Succédant à Mobutu en mai 1997, Mzee Laurent Désiré Kabila ne jurait que par l'Afdl, qualifiée plus tard par lui-même de «conglomératd'aventuriers» avant de tout focaliser sur les CPP (Comités de pouvoir populaire), croyant naïvement avoir redonné le pouvoir au souverain primaire, oubliant que la recette avait déjà fait faillite sous le Mpr-Parti Etat, lui aussi fondé sur le principe de l'exercice direct du pouvoir par le peuple, à travers le «Président-Fondateur», père et garant de la nation. A l'image du mobutisme, le kabilisme a eu aussi ses hérauts, architectes d'un pouvoir aristocratique du type marxiste léniniste pur et dur.

Sous Kabila-fils, on a assisté à la lente liquidation des CPP et de ses dignitaires patentés. Et depuis 2005, le PPRD se dispute l'espace politique avec d'anciens mouvements rebelles transformés en partis politiques: Mlc, Rcd, Rcd/N, Rcd/K/Ml. Mais lorsque l'on observe leur fonctionnement et surtout leur financement, on croit être rentré au début de 1990, avec la floraison des partis alimentaires vivant accrochés directement ou indirectement aux mamelles du Trésor Public. Faites le recensement des mandataires publics, des ministres, des gouverneurs et vice-gouverneurs, des diplomates et le pot aux roses aura du mal à échapper à votre regard.

L'histoire nationale est tellement falsifiée que chaque génération de décideurs croit réinventer la roue. En conséquence, le pays souffre de la mauvaise gestion de ses conflits armés, de son espace politique, ses ressources humaines et naturelles, de ses relations avec la communauté internationale, de son présent et de son avenir. De vieilles recettes conclues par des erreurs dans le passé sont exhumées, si bien 45 ans après l'indépendance, l'on continue de tourner en rond.

La politique d'exclusion au niveau du pouvoir central, lequel avait jeté dans la rébellion ou la sécession plusieurs pères de l'indépendance, est revenue en force. On se demande si ceux qui persistent à laisser au bord de la route des leaders d'opinion ne recherchent pas la reproduction des effets d'il y a 45 ans.

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09 août 2005

Très fâchée contre les propos injurieux de Kimbunda, la Vsv demande la révocation du gouverneur de la ville

Plus rien ne va entre le gouverneur de la ville de Kinshasa et les Ong de droits de l'homme qui se regardent aujourd'hui comme chien et chat. Les propos qualifiés d'injurieux tenus par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Jean Kimbunda à la radio " Top Congo " contre les organisations de droits de l'homme, sont, nous semble-t-il, la cause de ce bras de fer qui commence en tout cas à prendre, une autre ampleur.

Dans un communiqué qu'il a rendu public dimanche 7 août, l'Ong la Voix des sans voix, n'est pas d'accord avec l'attitude du mépris et de l'intolérance affichés à plusieurs reprises par Jean Kimbunda à l'endroit des activistes et défenseurs de droits humains

A cause entre autres de ces faits, la Voix de sans voix va jusqu'à demander au gouvernement, la révocation pure et simple de Jean Kimbunda du poste de gouverneur de la ville-province de Kinshasa.

Mais pour de plus amples détails, nous vous proposons dans son intégralité, le communiqué de la Voix de sans voix pour les droits de l'homme.

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'homme (VSV) dénonce et condamne les propos injurieux débités par le gouverneur de la ville province de Kinshasa, M. Jean Kimbunda Mudikela contre les défenseurs des droits de l'homme congolais à la suite de la répression à coups des balles réelles et des grenades lacrymogènes de la marche pacifique des organisations des droits de I"homme de la société civile de la RD-Congo ce vendredi 05 août 2005 à Kinshasa.

En réaction sur la radio " Top Congo ", vendredi 05 août 2005 concernant une série des manifestations publiques pacifiques consécutives à l'assassinat le 31 juillet 2005 à Bukavu de monsieur Pascal Kabungulu Kibembi, secrétaire exécutif honoraire de l'Ong " Héritiers de la Justice " et chargé des programmes société civile et renforcement organisationnel à la Ligue des droits de la personne dans la région des Grands Lacs (LDGL) le 31 juillet 2005 à Bukavu, province du Sud-Kivu, M. Jean Kimbunda Mudikela a déclaré que " il n'existe aucune différence entre défenseurs des droits de l'homme et les enfants de la rue " (communément appelés " Shegués " à Kinshasa).

L'injure facile du maire de la ville de Kinshasa met à nue l'insuffisance d'éthique et de compétence dont souffre M. Jean Kimbunda Mudikela, manifestement incapable d'assurer la sécurité des personnes et des biens et de respecter la dignité humaine, pourtant bien garantie à toute personne, y compris les enfants de la rue (shegués).

Force est de constater le mépris, l'intolérance et la mauvaise perception des activités des défenseurs des droits humains affichés à plusieurs reprises par M. Jean Kimbunda Mudikela :

- En septembre 2002, M. Jean Kimbunda, alors vice gouverneur chargé des questions politiques et administratives indispose une délégation de la Concertation des ONG des droits de l'homme pour la libération des défenseurs des droits de l'homme et des syndicats arrêtés, MM. Nsii Luanda Shandwe et Willy Wenga Ilombe en proférant ouvertement des menaces contre la délégation.

- En janvier 2005, le gouverneur de la ville, M. Jean Kimbunda, après avoir qualifié de " ennemis du gouvernement " les victimes de la fusillade et répression sanglante des manifestations populaires du 10 janvier 2005 à Kinshasa, refuse catégoriquement de recevoir en ses bureaux à l'Hôtel de ville) une délégation des familles des personnes décédées et blessées.

- Mercredi 03 août 2005, au lieu de prendre acte de l'information relative à l'organisation par le Collectif des associations des droits de l'homme d'une veillée mortuaire le 04 août 2005 et d"une procession pacifique le 05 août 2005 en vue de remettre un mémorandum au président de la république, le Général-Major Joseph Kabila, au vice président Azarias Ruberwa et au représentent spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDCongo, M. William Lacy Swing, et par conséquent assurer l'encadrement des manifestations annoncées, le gouverneur de la ville, M. Jean Kimbunda confie au téléphone au président de l'Observatoire national des droits de l'homme (ONDH), le bâtonnier Michel Innocent Mpinga Tshibasu que " il n'a pas de temps à perdre ni l'attention à consacrer à l'assassinat d'un individu (M. Pascal Kabungulu) pendant qu"il doit s'occuper de six millions de kinois (population de Kinshasa) ! "

- Le 30 juin 2005, au lieu de compatir et d"accorder une assistance humanitaire d'urgence aux victimes de la répression sanglante des manifestations populaires, le gouverneur de la ville, M. Jean Kimbunda abandonne les morts et les blessés à leur triste sort, comme le 10 janvier 2005.

Compte tenu du caractère récidiviste de l'intolérance de M. Jean Kimbunda Mudikela envers les défenseurs des droits de l'homme, la VSV , qui se réserve le droit de poursuite en justice, invite le gouvernement de la RDCongo

à déférer devant les instances judiciaires, le gouverneur récidiviste pour injures publiques et prévarications dans l'exercice de ses fonctions, et ce, au grand dam de la population.

Instruire le ministre de l'intérieur pour la révocation pure et simple de M. Jean Kimbunda Mudikela.

Fait à Kinshasa,

le 07 août 2005.

L OBSERVATEUR

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Les congolais recherchent le Commandant Raus et son équipe !

Le vendredi 05 août dernier un groupe des congolais serait allé dans la commune de Saint Josse à Bruxelles pour rechercher le fameux commandant Raus, auteurs des enlèvements, des assassinats et des tueries à Kinshasa depuis l’avènement de l’AFDL. Malheureusement pour eux, celui-ci était à Paris pour le week-end chez sa Maîtresse, une certaine Guiguy Loboko à la porte de

la Chapelle.

Que reproche-t-on à ce monsieur ? Au-delà des mefaits qu’il a commis à Kinshasa depuis l’avènement de l’AFDL, Le commandant Raus serait en mission en Europe pour neutraliser les mouvements des congolais acquis au changement à travers l’Europe et qui demandent la fin du 1+4. Il serait accompagné d’une équipe de 5 personnes pour l’aider dans cette tâche dinfiltration, d’espionnage et d’assassinats des opposants. Les congolais de la diaspora sont à leur recherche de manière active, et ont déjà signalé aux autorités belges les agissements de ce groupe.

Comment ces gens peuvent-ils opéré contre la liberté d’_expression dans des pays qui se disent démocratique au nez et à la barbe de leurs services de sécurités ? Il faudrait comprendre une chose, aucune intimidation, aucune répression ne fera reculer un peuple débout pour ses droits. En se jetant dans cette lutte, chaque combattant savait exactement quels risques il courait et s’était préparé à les affronter. Mais pas comme des moutons, plutôt comme des braves combattants qui se défendront jusqu’à la mort.

Qui est le commandant Raus ?

Le commandant Raus Chalwe serait d’origine Zambienne. Il est venu dans les bagages de l’AFDL avec les Rwandais comme chef des services spéciaux de la police nationale. Depuis cette époque il a toujours servi dans les unités de répression de l’_expression populaire, sous Kabila père et sous le fils. Aujourd’hui il a choisi de venir appliquer ses méthodes ici en Europe. Malheureusement pour lui, dans ces pays de droit, le pouvoir appartient au peuple et celui-ci l’attend de pied ferme.

Nous vous tiendrons au courant du développement des événements au fur et à mesure nous aurons les informations. Peuple Congolais l'heure a sonné de montrer à ce genre d'individu que l'époque le peuple congolais se laissait intimider est depassé. Desormais, nous sommes tous capables d'intimider donc ça ne marche plus.

Désiré Katompa

2005-08-08 01:12:00

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08 août 2005

Mauritanie, un exemple?

Le congo c’est 2.345.000 km², 9 frontières, au moins 12 armées congolaises (plutôt factions) dont certaines à l’extérieur, des factions armées étrangères,... je ne pense pas que la solution mauritanienne soit envisageable pour le congo à court terme. les seigneurs de guerre pour une fois ne sont malheureusement pas bêtes. Ils gardent chacun le contrôle de leur armée, par le noyautage de celle-ci par des civils bombardés généraux, colonels,... (le cas de numbi). Ceux-ci sachant qu’ils doivent leurs statuts, grades et fonctions aux bontés de leurs seigneurs, sont prêts à tout pour préserver les avantages qu’ils savent non mérités. Les renseignements militaires sont aussi tout autant investis. Il n’y a donc pas de noyau dans lequel régnerait le moindre esprit militaire et avec lequel un réseau pourrait être établi avec les ex-faz de l’extérieur par exemple.

Je ne pense pas que l’occident soit surpris par ce qui arrive en mauritanie. Il doit y être pour quelque chose. Pour qu’un putch militaire aboutisse au congo, il faut que l’action vienne essentiellement d’une des frontières. Et pour ça, il faut amener les pays limitrophes à coopérer. Mais ça c’est en aval. Il faudrait en amont avoir réuni la logistique. Donc, aussi bien en amont qu’en aval, il faudrait la bénédiction de l’occident. Et pour que l’occident marche dans la logique d’un putch militaire au congo, il faut qu’il soit convaincu que cela va dans le sens de ses intérêts. Or ses intérêts, l’occident croit maintenant les assurer à travers un des membres du 1+4 (kabila) dont il travaille pour la reconduction.

Il n’y a pas d’officier plus populaire que MBUDJA MABE pour le moment au congo. Mais il n’occupe pas une position à partir de laquelle il pourrait faire aboutir une action menée de l’extérieur.

A mon sens, il nous faut attaquer l’occident dans ses stratégies. Nous avons les déclarations de karel, du ciat, des ambassadeurs occidentaux à kin (surtout le britannique), les déclarations de ruberwa,... les uns et les autres ont parlé d’incompétence, de corruption, d’incurie,... ruberwa a même parlé d’état voyou ! il y a les faits : détournements de la solde des militaires (8 millions chaque mois), la falsification de la loi votée au parlement, les salaires faramineux de l’espace présidentiel, les arrestations arbitraires des professionnels des médias et des activistes des droits de l’homme,... il faut mettre plein la vue à la société civile occidentale des frasques du 1+4. c’est ce que vous faites déjà et il faut continuer jusqu’à ce que nous aurons réussi à créer une cassure, une fracture entre l’occident officiel qui soutient le 1+4 et l’occident réel (syndicats, universités, églises, ong, corporations,... qui verra à quoi son leadership dépense ses contributions.

Si nous gagnons l’opinion occidentale à notre cause, nous aurons par ricochet gagné l’occident officiel qui ne pourra pas ignorer son opinion. Il faut continuer, les gars ! Invitez-vous à toutes les cérémonies officielles congolaises, britanniques, françaises, belges, américaines,... et là répéter que 1+4=0 en le démontrant par les déclarations des mentors et des protégés eux-mêmes, en le démontrant par les faits dont le 1+4 ne tarit pas.

Philippe, c’est difficile à vous de mesurer l’impact de ce que vous êtes en train de faire parce que vous êtes dans le feu de l’action. C’est absolument grand ce que vous faites et ça agace surtout le pprd au pays. Kamhere et nswana ont voulu récupérer la situation. Ils savent que si leur image est écornée à l’extérieur, c’en est fini pour eux ! le pouvoir ne tenant que par le soutien de l’extérieur. Vous les gars l’avez compris. Alors continuez à casser le pilier sur lequel leur pouvoir est assis. Aucune action militaire ne peut réussir ce que vous êtes en train de réussir sous nos yeux !

L’autre possibilité ce sont les élections auxquelles personne, même l’occident, ne croit. Si jamais il y aura élections, celles-ci seront contestées. Il y aura de nouvelles guerres et d’autres négociations. Le chaos et le vide continueront, parce que kabila n’a pas l’étoffe. C’est à cette fin qu’il a été créé le mouvement révolutionnaire congolais à kampala. Ce mouvement et son parrain visible (museveni) n’ont eu droit qu’à quelques timides condamnations. D’autres mouvements seront créés plus discrètement.

Voilà pourquoi il faut qu’une force politique de la trempe de l’udps s’implique maintenant dans le processus électoral. Elle a des exigences et doit se battre pour que celles-ci soient rencontrées. Mais elle doit s’engager dans les élections et les gagner. il ne sera pas facile à un quelconque groupe de contester des élections qui seront gagnées par l’udps. Toutes les rébellions ont dû se réclamer de son combat pour devoir commencer leur insurrection. C’est la seule force au pays autour de laquelle la nation peut-être récréé; l’armée étant elle-même à créer.

La dernière possibilité, non la moindre, est le soulèvement populaire. Plus vous rendrez le 1+4 impopulaire à l’extérieur, plus ils commettront des gaffes à l’intérieur, par énervement. Plus ils commettront des gaffes, plus l’occident officiel les lâchera sous pression de son opinion travaillée par vous les gars. En ce moment-là, le front intérieur régaillardi va entrer en mouvement et le 1+4 sera cueilli comme un fruit mûr.

Dieu vous garde tous et protège le congo !

Anthony M.K. KATOMBE

Publié sur www.culturek  2005-08-05 15:10:26

Posté par congomania à 14:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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