24 novembre 2005
Anan l'Africain
Salut à vous tous !
j'ai énormément aimé cette image. aussi ai-je jugé bon d'en partager la beauté avec vous tous. c'est en particulier l'attitude de Anan qui me l'a fait aimer. il y a l'air plus sincère, plus humble, plus concerné, plus soucieux, plus flexible, plus compréhensif que ceux qui sont directement concernés par le drame : les chefs soudanais. peut-être qu'Anan fait semblant ... mais les chefs soudanais en sont arrivés au point où, même pour la photo, ils ne peuvent faire semblant d'être préoccupés par la crise qui sécoue leur pays. chacun a raison; c'est à l'autre de reconnaître son tort et de céder. tant pis si entretemps ceux au nom de qui on dit avoir raison continuent à périr...
puisse Anan ce plus grand africain nous inspirer par cette attitude d'humilité et de flexibilté et nous faire comprendre la relativité de notre verité politique à chacun pour nous rapprocher autour d'un objectif commun : la passion du congo.
vous qui avez des entrées chez Anan, merci de lui faire parvenir mon admiration pour son implication dans les crises qui sévissent en afrique. veuillez aussi lui exprimer mon voeu de le voir descendre personnellement à kinshasa et de réunir les chefs congolais autour de lui et de les aider à trouver des mécanismes pour la tenue des élections dans un cadre plus serein, plus consensuel, plus inclusif et plus crédible.
j'apprécie à sa juste valeur la visibilité de Anan qui lui fait craindre l'intensification de la crise au soudan. mais s'il ne s'implique pas personnellemnt et directement au congo, l'hécatombe qu'il prédit au soudan risque d'être suivi par un autre chez le voisin du sud-ouest. mieux vaut prévenir que ...(prophétiser et) guérir, surtout quand on a affaire à deux continents de pays, non ?
Dieu vous garde, protège le soudan et le congo !
Dieu bénisse Anan l'Africain !
anthony mk katombe
22 novembre 2005
MUSIQUE CONGOLAISE : OPIUM DU PEUPLE !
Chers Compatriotes,
Je constate avec beaucoup d'amertumes que la musique congolaise, au lieu d'etre un instrument d'_expression de la volonte populaire, est devenue une musique d'abrutissement et d'etouffement au service du mal. Arretons de financer cette machine mise en place pour nous distraire et nous endormir pendant que l'on pille notre pays. L'heure n'est plus a la distraction! Myriam Makeba et Lucky Dubbe ont fait une musique d'engagement social et politique. Nous avons besoin des grands griots qui nous reveillent et vehiculent des hautes idees de prise de conscience et de liberation.
Savez-vous que le seul general de corps d'armee que Paul Kagame connait au Congo s'appelle le general DEFAO? Comprenne qui pourra!
Sommes-nous vraiment un peuple et une armee des danseurs? Et qui pis est, l'on nous a surnommes: les BMW (Beer, Music and Woman). Il parait que c'est notre specialite. Lamuka peuple congolais, silika pe nanu ko! Telema pe revendiquer honneur pe dignite na yo!
Banda lelo to proclamer TREVE! Bakanga naino manzanza wana.
La Conscience Congolaise
18 novembre 2005
"UN COUP DE FIL POUR DIDIER RAMAZANI"
"UN COUP DE FIL POUR DIDIER RAMAZANI"
Congolaise, Congolais , Ami(e)s du Congo où que vous soyez si vous ne pouvez ni manifester ni organiser des si-in devant les ambassades de Belgique ou de la R.D.Congo vous pouvez au moins téléphoner pour protester contre l’expulsion de DI DIER RAMAZANI qui ne serait ni plus ni moins qu’un arrêt de mort pour celui qui a toujours dit « na za na besoin ya mikanda na bango te na za na besoin congo ebonga po tozonga epai na biso**»
Un des plus courageux défenseurs de la Démocratie et militant pour le Respect des droits de l’Homme vient d’être interpellé en Belgique .Ces chers Nokos* « qui nou s veulent du bien » s’apprêtent à renvoyer ce militant des BANA CONGO en République Démocratique du Congo. Avec d’ autres congolais il était venu manifester pacifiquement devant l’Ambassade du Congo à Bruxelles contre l’assassinat du journaliste congolais Franck Kangundu .
C’est donc grâce à la complicité de l’Ambassade de la R.D.Congo en Belgique (qui s’enrichit grâce aux expulsions de nos compatriotes : 200 euros par tête ) et des autorités Belges que l’on s’apprête à livrer Didier Ramazani dans les mains sanguinolentes de Joseph KABILA (on annonce la présence de ce dernier en Belgique pour le mois de Décembre 2005).
A l’approche des « élections » dont on ne compte plus le nombre d’irrégularités dans l’organisation , présage d’un système de trucage sans précédent , le régime congolais composé de chefs de guerre , plus illégitime que jamais, est aux abois. On ne compte plus le nombre d’opposants surtout ceux de l’UDPS qui bien que pacifistes sont traqués, arrêtés , torturés, tués ou portés disparus , il en est actuellement de même pour les journali stes et les défenseurs de Droits de l’Homme en R.D.C.
En République Démocratique du Congo seuls les criminels sont en sécurité.
Alors réagissons….
Ambassade de Belgique à Paris : 00(33) 1 44 09 39 39
Ambassade de la R.D. Congo à Paris : 00(33) 1 42 25 57 50
Ambassade de la R.D.Congo en Belgique :le n°vous sera communiqué prochainement
Ambassade de Belgique à Kinshasa : 00(243)-89-24233/ 00(243)-89-34412/ 00(243)-78-04745
* Nokos : « les oncles » en lingala, terme naïf ou affectueux donné à l’ancien colonisateur belge
** « Je n’ai pas besoin de leur carte de séjour j’ai besoin que ça aille mieux au Congo pour que je puisse enfin rentrer chez nous
16 novembre 2005
Franck Ngyke : vibrant hommage signé Bana Congo à Bruxelles
L’assassinat de Franck NGYKE, responsable du desk politique au journal La Référence Plus et de son épouse, Hélène PAKA, à KINSHASA/MOMBELE, jeudi le 3/11/2005 à 1 heure, a révolté les consciences au-delà des frontières nationales. De Bruxelles, nous apprenons que lundi 14/11/2005, l’Association ‘‘BANA CONGO’’ a rendu un vibrant hommage au chevalier de la plume, en organisant de façon tout à fait spontanée un sit-in devant l’Ambassade du Congo.
En poste avancé des manifestants, Didier RAMAZANI ALI, Henry MUKE DISUISHE et Désiré KATOMPA prennent leurs quartiers devant l’Ambassade à 11 heures. Aubin KIKONKA, Samson CIBAYI et un autre Didier sont censés les rejoindre quelques temps après avec le gros de la troupe. Les trois éclaireurs sont trop connus de l’ambassade pour y être les bienvenus. Aussi voient-ils débarquer 30 minutes plus tard des dizaines des policiers accourus à l’appel de l’ambassade. Les policiers belges intiment l’ordre aux indésirables de traverser la chaussée et de se mettre de l’autre côté du trottoir. Didier RAMAZANI ALI obtempère, mais Henry MUKE DISUISHE engage une discussion avec le policier auquel il demande de changer de ton, tandis que Désiré KATOMPA, éditeur du très visité site Internet CULTUREK prend des photos.
Sur ces entrefaites se présente le Chargé d’Affaires qui demande aux BANA CONGO la raison de leur présence. Ces derniers lui signifient qu’ils entendent par ce sit-in témoigner leur solidarité aux défunts, à leur famille et à toute la corporation journalistique, demander à l’Ambassadeur des explications sur l’insécurité croissante sur toute l’étendue du Congo, exprimer aux commanditaires de ces lâches crimes leur détermination de continuer le combat pour l’avènement d’un Etat de droit au pays et enfin dénoncer ces crimes auprès de l’opinion congolaise et belge. Le diplomate rentre dans l’ambassade après avoir promis aux BANA CONGO de faire un compte rendu à l’ambassadeur et voir si celui-ci voulait bien recevoir une délégation.
Mais les policiers sur les nerfs ne savent pas très bien comment se comporter. Car avec ces BANA CONGO, même si jusque là ils n’ont affaire qu’à trois d’entre eux, tout peut basculer d’un moment à un autre et sans crier gare. Ils ont encore trop frais en mémoire les marrées humaines drainées par ces congolais devant le ministère belge des affaires étrangères, le Palais de Justice, le siège du MR (parti politique du très congolais Louis Michel) et ailleurs. Ainsi voulant assurer, ils ordonnent aux trois BANA CONGO de décamper endéans 15 minutes.
Devant l’imperturbable entêtement des BANA CONGO, un inspecteur se découvre subitement des dons de diplomate, entre dans l’ambassade d’où il ressort avec une offre de négociation selon laquelle l’ambassadeur veut bien parler à ses indésirables visiteurs, mais qu’il ne peut recevoir qu’une seule personne. Offre rejetée sur le champ par Henry MUKE DISUISHE qui trouve la délégation d’une personne au nom de l’Association complètement hors de sens.
C’en est trop pour les policiers de Sa Majesté qui chargent aussitôt, encerclent Henry et Désiré. Henry est ceinturé par près de dix policiers, piétiné et roué de coups. Désiré se fait aussi ceinturer en dépit du fait que les policiers le voyaient prendre des photos. Il lui reste quand même assez de dignité pour exiger le temps de ranger son matériel de photographie, de se faire calmement menotter et de monter le premier dans le fourgon. L’obéissance de Didier à l’ordre des policiers de se mettre sur l’autre côté du trottoir ne le dispense pas du traitement infligé à ses deux amis. Il est pourchassé, roué de coups, menotté et jeté dans le fourgon dans lequel un policier qui tente de l’étrangler se calme après la menace de Désiré de témoigner contre lui pour sévices sur un prisonnier. Henry est maintenu au sol par une dizaine des policiers qui ne réussissent à le menotter qu’après une bonne dizaine de minutes.
Aussitôt les trois BANA CONGO embarqués, gyrophare tournant et sirène hurlante, le fourgon prend la direction du commissariat, Rue du Marché aux Herbes, près de la Grand- Place de Bruxelles, en évitant soigneusement la Place du Trône où les policiers croyaient des manifestants congolais retardataires réunis pour prêter main forte aux éclaireurs. Au commissariat de la police de Bruxelles, les congolais font l’objet d’une fouille corporelle humiliante avant d’être mis en cellule sans avoir été entendus ni fait l’objet d’un procès-verbal.
Henry et Désiré seront relaxés après 4 heures de détention tandis que Didier RAMAZANI restera en cellule. A la sortie de la cellule, Henry et Désiré sont agréablement surpris de tomber sur Aubin KINKOKA, Samson CIBAYI et le jeune Didier qui faisaient un sit-in à l’entrée du commissariat depuis 13:00. Le sit-in improvisé sur place pour exiger la relaxation de Didier RAMAZANI ALI va continuer avec l’arrivée de certains autres grands militants dont Cheik Fita et Flory. Malheureusement, ce matin contre toute attente, notre compatriote Didier Ramazani a été transféré au centre fermé de Liège.
Les observateurs avertis du comportement de la police belge vis-à-vis des congolais se disent indignés de la propension des agents de l’ordre de Sa Majesté à exceller en bavures de toutes sortes chaque fois qu’ils ont affaire aux activistes congolais. Ils ne s’expliquent pas les violences et l’arrestation musclée dont ont été victimes les BANA CONGO. Ils comprennent encore moins le transfert de Didier au centre fermé et la menace de le refouler sur le Congo, alors qu’il est membre des BANA CONGO, une association à caractère politique reconnue de droit belge et qui de suroît combat le régime installé au Congo.
Une grande mobilisation des forces politiques du changement et des associations congolaises et belges est attendue dans les heures qui suivent sur la place de Bruxelles pour exiger la relaxation de Didier RAMAZANI qui ne manquera pas de traduire les policiers belges en justice, question de prévenir toute autre atteinte aux droits des manifestants dans les jours à venir.
Avec ce vibrant hommage rendu à l’émérite chevalier de la plume Franck Ngyke, les BANA CONGO viennent une fois de plus, si besoin en était encore, de démentir cette renommée de BMW (beer, Music and Women : bière, musique et femmes) qui colle à la peau de la diaspora congolaise. Cet acte d’un courage exceptionnel remet aussi en lumière le caractère raciste du comportement des policiers belges chaque fois qu’ils sont dans une situation de maintien de la paix face aux congolais. Enfin, à tout seigneur, tout honneur, les BANA CONGO viennent une fois de plus de se montrer sous leur vrai jour : une association des jeunes congolais engagés dans la lutte pour l’avènement d’un Etat de droit au Congo, n’en déplaise à ceux qui tentent vainement de les présenter comme une bande de jeunes gens friands de violence.
Comme quoi, la vérité finit toujours par triompher. ou mieux, comme le disait d'expérience l'autre grand menteur de Maréchal du Zaïre : Mentez mentez, il en restera toujours quelque chose.
Anthony MK KATOMBE

