Rechercher sur AfrikBlog

Le Blog du Congolais

analyses politiques sur la situation au congo kinshasa

31 janvier 2006

La loi électorale s'embourbe dans les calculs

Préoccupés de modeler la loi selon leurs intérêts, les parlementaires sont en retard sur le calendrier.
Pour respecter le calendrier électoral fixé pour le processus de transition congolais - qui doit être clôturé impérativement le 30 juin - la loi électorale aurait dû être adoptée le 15 janvier. Or, on est loin du compte.

Le débat en plénière n'a eu lieu que les 19 et 20 janvier, un peu perturbé par la retransmission des matches de la Coupe d'Afrique des Nations. Un millier d'amendements ont ensuite été déposés à la chambre (près de 900) et au sénat (environ 120) et doivent maintenant être examinés. Presque tous ces amendements ont été déposés à titre individuel et non par des groupes politiques, ce qui en dit long sur la cohérence politique des parlementaires.
Au mieux, on peut donc s'attendre à ce que la loi électorale - auquel tout le processus est suspendu - soit votée article par article d'ici une semaine. L'adoption du texte finalisé ne peut, en tout état de cause, intervenir qu'une fois promulguée la Constitution adoptée par référendum les 18 et 19 décembre, promulgation qui doit attendre la décision de la Cour suprême sur 5 recours en annulation.
La loi électorale adoptée par le Parlement, huit jours seront encore nécessaires au dépôt d'éventuels recours et sa promulgation, si tout se passe bien, aura, en gros, un mois de retard sur le calendrier prévu.
Faire barrage aux autres
Si tout se passe bien. Car les débats des parlementaires semblent plus orientés vers la protection de leurs intérêts propres que par la soif de leurs concitoyens pour des élections libres et transparentes.
Le gouvernement n'est pas en reste, qui a déposé un projet de loi électorale prévoyant des «cautions» extraordinairement élevées pour se présenter aux différents scrutins et... non remboursables.
Ainsi, il faudrait disposer de 50.000 dollars à perdre pour se présenter aux présidentielles; de 1.000 dollars à perdre pour se présenter aux législatives. «À titre de comparaison», nous explique, préoccupé, Jean-Michel Dumont, conseiller «Élections» pour l'Union européenne à Kinshasa, «la caution la plus élevée dans le monde pour des législatives est celle imposée en Grande-Bretagne: environ 800 dollars, remboursés si le candidat obtient 5pc des voix. En Inde, elle est d'environ 60 dollars et à Haïti de 30 dollars, remboursables si le candidat atteint un certain seuil de voix».
Au Congo où «près de 80pc de la population survivent à la limite de la dignité humaine, avec environ 0,30 dollar par personne et par jour» (chiffres du ministère congolais du Plan, février 2005), le projet gouvernemental apparaît clairement comme destiné à réserver la course aux plus riches. C'est-à-dire, essentiellement, à ceux qui se sont enrichis au pouvoir et qui, très impopulaires, ont peu de chance d'être élus dans un scrutin équitable. Bref: le projet de loi tente de faire barrage aux autres.
Très divisés sur la question, les parlementaires s'orientaient jeudi dernier vers une modification qui semble bien insuffisante: 25.000 dollars non remboursables pour être candidat Président, ce qui diminuera de manière radicale le nombre de candidats, donc le choix des électeurs.
Trois modes de scrutin!
D'autres problèmes majeurs menacent encore la viabilité de la loi. Ainsi,
«les parlementaires s'orientent vers l'adoption de trois systèmes différents de vote, selon la taille de la circonscription. Quand on sait les difficultés qu'ont eues les citoyens ( d'un pays largement analphabète et où il n'y a plus eu de vraies élections depuis 1965) à comprendre le bulletin de vote du référendum constitutionnel, qui offrait le choix seulement entre «oui» et «non», on s'inquiète», souligne M. Dumont.
Enfin, nombre de parlementaires veulent tenir les différentes élections non pas le même jour - avec ensuite un second jour pour le deuxième tour des présidentielles - mais étalées. Or, de nombreux électeurs vivent dans des zones isolées; il leur faut parfois deux jours de marche pour parvenir au bureau de vote. Le feront-ils plusieurs fois?
© La Libre Belgique 2006

Marie-France Cros

Posté par congomania à 15:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 janvier 2006

Pour faire passer les «listes bloquées et zébrées», La tête d’O. Kamitatu et celle de 130 parlementaires mises à prix

Par  Le Potentiel

Pour avoir soutenu le processus électoral en Rdc à l’aide d’une enveloppe de 420 millions de dollars, certains membres de l’Union européenne se croient autorisés d’indiquer aux Congolais la façon dont ils devraient aussi arranger leur lit. Leurs intempestives pressions en faveur du scrutin sur ‘listes bloquées et zébrées’ ne convainquent ni la Conférence nationale des évêques catholiques, ni les autres élites du pays. Déterminés à faire passer en force ce «système», ils ont monté une cabale pour défenestrer le président de l’Assemblée nationale et quelque cent trente parlementaires jugés d’irréductibles.

«Trop, c’est trop ! Les députés et les sénateurs avaient déjà subi de très fortes pressions à l’occasion de l’élaboration de la Constitution. Cette fois, ils ne fléchiront pas au diktat pour satisfaire les calculs de certaines personnalités politiques européennes. Les bailleurs, quelle que soit la hauteur de leur contribution au fonctionnement de la Rdc, doivent apprendre à nous laisser la latitude de concevoir la loi électorale selon nos réalités, selon notre culture.» Par dépit plutôt que par résignation, le député qui s’exprime ainsi sous le sceau de l’anonymat, traduit le sentiment de colère de la majorité de ses collègues, soumis depuis quelque temps à d’intenses pressions pour accepter, dans la loi électorale en examen au parlement, la notion de «listes bloquées et zébrées ». Les ténors de cette trouvaille, d’après différentes sources, ne seraient autres que des personnalités politiques belges en vue. Mais pas exclusivement.

En entraînant la communauté internationale derrière la thèse des «listes bloquées et zébrées», les promoteurs ont fini par soulever une fronde dans le microcosme politique congolais. Et dans les milieux intellectuels également. Jeudi 26 janvier, un spectacle inédit a s’est produit au siège du Parlement congolais avec, comme protagonistes, les ambassadeurs des pays membres du Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat), d’un côté. Et de l’autre, les présidents des groupes parlementaires.

O. KAMITATU, LA CIBLE

Après trois heures de conciliabules, les ambassadeurs sont repartis comme ils étaient venus, sans souffler mot à la presse, d’ailleurs à l’affût. Geste inhabituel, quand on connaît la volubilité avec laquelle le même Ciat fustige publiquement les faiblesses du gouvernement, ou l’interpelle sans ménagements à cause de certains manquements. Qu’à cela ne tienne ! La plénière reportée du vendredi pourrait avoir lieu lundi prochain. Quelle réponse finale le parlement réservera-t-il à l’oukase du Ciat ? Attendons voir.

En attendant, des sources ont confié au Potentiel que la démarche du Ciat consiste particulièrement à imposer aux députés et sénateurs l’adoption, coûte que coûte, du système de vote sur «listes bloquées et zébrées» pour les élections législatives d’avril prochain. Le Ciat, qui veut réinstaller un comptoir néo-colonial au cœur de l’Afrique en plein 21ème siècle, a argué que ce système «est le seul à même de garantir la stabilité d’un pays qui sort d’un long conflit armé».

Bien plus, un membre du Ciat aurait déclaré que la communauté internationale n’avait pas pour tâche d’éteindre des foyers de tensions internes, notamment la difficile cohabitation interethnique à l’Est. Selon ce diplomate, il reviendrait plutôt aux parlementaires congolais d’aller régler le différend ethnique qui oppose, dans les Kivu, les populations locales à celle dite d’expression rwandophone. Et d’ajouter que celle-ci serait dans une insécurité permanente.

Il est clair que la logique de la communauté internationale voudrait que tous les Congolais s’y conforment s’ils veulent être assistés ou accompagnés vers l’avènement d’une troisième République. De ce point de vue, il faut donc briser tout obstacle à cette démarche, soit-il humain ou matériel, technique ou financier, juridique ou éthique.

Et dans le cas d’espèce, la cible a été trouvée, c’est le président de l’Assemblée nationale, Olivier Kamitatu. Son péché c’est d’avoir «étalé son incapacité » à imposer aux députés l’adoption des «listes bloquées et zébrées» dans la loi électorale. Pour ce crime, O. Kamitatu devient l’homme à abattre ainsi que tous les parlementaires qui rejettent ce mode de scrutin.

UNE REQUETE EN INTERPRETATION

Nos sources indiquent qu’il a été répertorié environ 130 députés et sénateurs, qualifiés de frondeurs par leurs composantes et entités. Ils constitueraient donc le goulot d’étranglement et ne mériteraient pas de siéger à l’hémicycle du palais du peuple en qualité de parlementaires.

Pour arriver à les défenestrer, une requête en interprétation des articles 99, 102, 105 et 108 de la Constitution de la transition a été introduite, au nom du chef de l’Etat, par le Procureur général de la République, auprès de la Cour suprême de justice. Des observateurs avisés laissent entendre qu’il s’agirait, en réalité de préparer le lit juridique à la déchéance des «empêcheurs de tourner en rond», d’autant plus qu’une identité de vues sur la question se serait finalement dégagé entre l’Espace présidentiel et le Ciat.

D’ores et déjà, un juriste, et pas des moindres, a fait parvenir à notre rédaction ( lire à la page 17 de la présente édition) son avis technique sur l’interprétation des articles 99, 102, 105 et 108 de la Constitution de la transition. Sa conclusion est la suivante : «Le fait de ne plus appartenir à une Composante ou Entité n’est un motif ni juridique ni suffisant pour priver un député ou un sénateur de sa qualité, encore moins celui-ci ou celui-là de ses fonctions au sein de l’une ou l’autre chambre du parlement ».

Sans porter des gants, un député a réaffirmé que l’argument des bourreaux présumés d’O. Kamitatu et ses 130 pairs paraît spécieux. Revenant sur le fond de l’objet du crime, il a rétorqué au Ciat que, si les mêmes causes produisent les mêmes effets, la communauté internationale, qui a assisté tous les pays africains en conflit ces vingt dernières années, aurait dû «imposer coûte que coûte le système de vote sur listes bloquées et zébrées» en République Sud-africaine, au Mozambique, en Sierra Leone, en République Centrafricaine, au Burundi, au Liberia. Et peut-être demain en Haïti ou en Côte d’Ivoire. Elle ne l’a pas fait. Pourquoi ? Difficile à dire ; à moins que la Rdc ait été choisie comme terrain d’expérimentation des trouvailles inédites, tel le schéma 1+4.

LE MASQUE TOMBERA

Aussi curieux que cela puisse paraître, à qui va profiter cette «expérimentation» en République démocratique du Congo si jamais les législateurs se laissaient corrompre par les diverses astuces des diplomates ? A cette interrogation mêlée d’inquiétude s’ajoute la suspicion sur les intentions profondes des défenseurs acharnés des «listes bloquées et zébrées».

L’opinion publique, fortement sensibilisée sur cette question, accuse certains membres de l’Union européenne qui se cachent sous le couvert de la communauté internationale, de ramer à contre-courant de l’objectif final de la transition. A savoir : l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes. En effet, le «système» consacre la primauté des chefs des partis sur les personnalités influentes et populaires. Il favorise ainsi la «désignation» des proches du chef du parti à des charges politiques et ce, au détriment des individualités ayant une véritable base socio-politique sur le terrain.

Un autre préjudice du «système», selon les tenants du rejet, c’est qu’il favorise le transfert illicite des voix des élus à des gens impopulaires ou illustres inconnus qui souffriront longtemps du manque de légitimité populaire. Et se comporteront en conséquence. Or, les députés de la transition ont besoin de se retrouver dans la future législature en comptant sur les liens qui les unissent à leurs bases respectives. Leur sort, mieux, leur avenir est en jeu et ils ne seraient pas prêts à lâcher prise.

Par ailleurs, qui ignore que les crises à répétition dans ce pays sont justement la conséquence de l’absence de légitimité qui a affaibli les pouvoirs successifs depuis 46 ans ? De ce point de vue, il n’est pas excessif de penser que le Ciat entretient, sur la question, un agenda caché.

Le Ciat prête ainsi le flanc à ceux qui le soupçonnent de chercher, par des mécanismes électoraux sophistiqués, à parachuter ses protégés ou des étrangers, dans les institutions de la 3ème République. Cela fait jaser dans toutes les sphères du pouvoir ainsi que dans la société civile. En faisant fi de l’âme congolaise, traduite par la déclaration musclée et sans ambages des prélats catholiques, le Ciat ouvre un inutile bras de fer avec les Congolais. Il portera seul la responsabilité du retard dans le vote et la promulgation de la loi électorale. Et là, son masque tombera. (Lire aussi en p.17, l’avis technique d’un avocat)

Avis technique sur l’interprétation des articles 99, 102, 105, 108, de la Constitution de transition

I. De l’objet de l’avis technique juridique

Par sa lettre du 06 janvier 2006 adressée au procureur général de la République, le président de la République a sollicité de ce dernier «d’introduire auprès de la Cour suprême de Justice un recours en interprétation des articles 99, 102, 105 et 108 de la Constitution de la Transition».

Cette «demande» du président de la République, tendant à ce que le Procureur général de la République introduise un «recours» auprès de la Cour suprême de Justice, comporte en soi deux volets, certes étroitement liés quant à la réponse qui doit y être réservée.

En l’occurrence, le président de la République voudrait savoir d’une part «si un membre du Parlement qui n’appartient plus à une Composante ou Entité désignée dans l’Annexe I B de l’Accord global et Inclusif peut continuer ou pas à siéger comme Député ou Sénateur» et, d’autre part, «si un membre du Bureau de l’une ou l’autre chambre du Parlement qui n’appartient plus à une Composante ou Entité mentionnée dans l’Annexe l B de l’Accord peut [il] continuer ou pas à siéger comme Député ou Sénateur et à exercer ses fonctions».

En substance, le Président de la République entend savoir si un député ou sénateur d’une part et, d’autre part, un membre du Bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat qui auraient cessé, à un moment ou à un autre, d’appartenir à leurs Composantes ou Entités d’origine, à l’entrée en vigueur de l’Accord global et inclusif et, bien évidemment, de la Constitution de la Transition du 04 avril 2003, cesseraient par cela seul, c’est-à-dire, d’office d’être député ou sénateur ou, encore, d’être membre du Bureau de l’Assemblée national ou du Sénat.

Ainsi posée, la question commande une analyse échelonnée qui s’entend en interprétation non seulement des articles évoqués dans la lettre du président de la République en date du 06 janvier 2006, mais encore de bien d’autres dispositions constitutionnelles dont les articles 100, alinéa 2, et 101 d’une part et, d’autre part, 106, alinéa 2, et 107, alinéas let 2, ainsi que des dispositions de l’Annexe 1 B de l’Accord Global et Inclusif conclu à Pretoria, en Afrique du Sud , en date du 17 décembre 2002.

II. De l’interprétation des articles 99,102,105 et 108 de la Constitution de transition du 04 avril 2003 et de l’annexe 1 B ET C de l’Accord global et inclusif

L’analyse approfondie de la Constitution de transition, en ses articles pertinents, autant que de l’Accord global et inclusif, dans les dispositions de son Annexe l B, permet de dégager, de façon tantôt implicite tantôt explicite, un certain nombre de principes qui rendent possible une interprétation correcte quant au sort d’un député ou d’un sénateur qui n’appartiendrait plus à sa Composante ou Entité.

A. Principes induits des dispositions de l’annexe 1 B de l’Accord global et inclusif du 17 décembre 2002

L’examen attentif de l’Annexe l B de l’Accord global et inclusif permet d’induire ou, si l’on veut, de déduire deux principes successifs:

1. Le principe implicite que nul ne peut devenir député ou sénateur s’il n’appartient au préalable à une Composante ou Entité du Dialogue inter-congolais (Dic). .

Tout d’abord, l’analyse des dispositions de l’Accord global et inclusif, en son Annexe 1 B et C, induirait le principe que nul ne peut ou ne pouvait devenir Député ou Sénateur s’il n’appartient ou s’il n’a appartenu préalablement à une Composante ou Entité du DIC. Tel serait le sens des dispositions de l’Annexe 1 B, l, selon lesquelles; «La participation des Composantes et Entités du Dic à l’Assemblée nationale est fondée sur le mode de leur participation au Dic de Sun City».

Partant de ce premier principe, chacune des Composantes ou Entités au Dic a, conséquemment, désigné le nombre de députés, en l’occurrence 94, tel que ce chiffre figure au tableau sous la rubrique B, l, de l’Annexe l de l’Accord. Il doit être entendu également que le principe ci-dessus de l’obligation d’appartenance préalable à une Composante ou Entité pour devenir Député vaut également pour le Sénat en vertu des dispositions de l’ Annexe 1 C.

2. Le principe implicite que c’est la Composante ou l’Entité du Dic qui a compétence pour désigner tel de ses membres à telle fonction au sein des Institutions Politiques de Transition Un second principe qui se déduit, une fois de plus, des dispositions de l’Annexe 1 B et C serait que la compétence pour désigner tel membre de la Composante ou Entité pour exercer ou occuper telle fonction auprès des Institutions Politiques de Transition est du ressort de chacune des Composantes ou Entités au Dic de Sun City.

Nous nous devons cependant, avant d’envisager l’examen des dispositions pertinentes de la Constitution de transition, de relever que les deux principes ou conditions d’appartenance préalable à une Composante ou Entité pour devenir député ou sénateur d’une part et, d’autre part, de la compétence de ces dernières pour désigner leurs membres à telle ou telle fonction, principes induits des dispositions de l’Accord Global et. Inclusif, c’est-à-dire, des dispositions de son Annexe 1 B et C sont, dans une bonne mesure, en contradiction avec les principes qui se dégagent, comme nous allons le voir dans instant, de l’analyse ou interprétation des disposition de la Constitution de transition.

On sait au demeurant que, en vertu de son article premier, cette Constitution a été elle-même «élaborée sur la base de l’Accord global et inclusif sur la Transition en République démocratique du Congo) et que, en outre, l’un et l’autre de ces textes «constituent la seule source du pouvoir pendant la TransitIon en République démocratique du Congo» et qu’enfin, «Tous les pouvoirs sont établis et exercés de la manière déterminée» par ces deux textes fondamentaux de la transition qui, de jure, n’en font qu’un.

Quels sont alors les principes qui se dégagent de la Constitution de Transition du 04 Avril 2003 et qui, on vient de le dire, apparaissent comme étant en contradiction avec ceux déduits précédemment de l’Annexe 1 B et C de l’Accord global et inclusif de Prétoria en date du 17 Décembre 2002 ?

B. Principes pertinents dégagés de la Constitution de transition

Les principes qui participeraient de l’interprétation correcte des dispositions des articles 99, 102,105 et 108 de la Constitution sont, d’après nous, au nombre de deux.

1. La règle que tout Député ou Sénateur le demeure jusqu’à la fin de la transition Une première règle qui se dégage de la Constitution de transition et qui participerait d’une interprétation exacte des dispositions constitutionnelles évoquées dans la lettre du président de la République serait que le député ou le sénateur conservent cette qualité jusqu’à la fin de la transition. Un tel principe découlerait des dispositions de l’article 100, alinéa 2, qui prescrit: «Les Députés sont désignés pour toute la durée de Transition ». Les dispositions de cet article 100, alinéa 2, appellent un double commentaire. D’une part, les députés dont il s’agit ce. sont les personnes physiques qui, en vertu des dispositions de l’Annexe l B, l, ont été désignées pour revêtir cette qualité, le tout en conformité avec le principe déjà rappelé: « La participation des Composantes et Entités du Dic à l’Assemblée nationale est fondée sur le mode de leur participation au Dic de Sun City». D’ autre part, sur la base des mêmes dispositions de l’Annexe I B et C de l’Accord global et inclusif, les personnes physiques ainsi investies de la qualité de député ou de sénateur ne sont pas interchangeables, suivant le bon vouloir de la Composante ou Entité concernées. Elles. sont, si l’on peut abuser d’une expression, « intouchables ».

2. L’exception à la règle que le député ou le sénateur sont investis de cette qualité jusqu’à la fin de la Transition. Le principe que le député ou le sénateur reste député ou sénateur jusqu’à la fin de la transition ne souffre que d’une exception qui résulte des dispositions des articles 101, alinéa 3, et 106, alinéa 3, de la Constitution de transition. En effet, libellés en des termes quasiment identiques, les articles 100, alinéa 3, et 1006, alinéa 3, prescrivent impérativement: « Nonobstant les dispositions de l’alinéa 2 du présent article, [Sans préjudice des autres dispositions du précédent alinéa], le mandat de Député ‘ou de Sénateur peut prendre fin pour cause de . décès, démission, empêchement définitif, incompatibilité ou condamnation pénale. Il est alors pourvu à son remplacement dans les conditions définies à l’alinéa 1 de l’article 99 [de l’alinéa 1 de l’article 105] de la présente Constitution».

Nous faisons observer, comme en passant, que l’article 106, alinéa 3, ci-dessus évoqué, comporte une coquille: il y est question du précédent alinéa au lieu de précédent article. Cela dit, les dispositions invoquées ci-dessus appellent deux commentaires majeurs : En premier lieu, les conditions susceptibles d’interrompre, mieux, de mettre fin au mandat d’un député ou d’un Sénateur sont limitativement énumérées. Ensuite et Surtout, ceci confirmant cela, le caractère strictement limitatif de ces conditions capables de mettre fin au mandat de député ou de sénateur exclut toute autre condition, situation ou événement de nature à être invoqués pour mettre à un tel mandat politique.

En d’autres termes, le fait pour un député ou sénateur de cesser d’appartenir à une Composante ou Entité, telles que connues et reconnues au Dic de Sun City, n’est pas un motif constitutionnellement valable pour qu’un tel député ou sénateur soit privé de son droit de «continuer à siéger», pour reprendre les termes de la lettre du président de la République, au sein de la chambre du Parlement à laquelle l’un ou l’autre appartient. En un mot, la cessation, à un moment ou à un autre, de toute appartenance à une Composante ou Entité, telle reconnue par l’Accord global et inclusif, est juridiquement sans effet quant à la qualité de député ou sénateur qui, conséquemment, conservent leur droit de «continuer à siéger » au Parlement

Il s’impose de conclure dans les mêmes termes que ci-dessus que, sur le fondement des dispositions des articles 100, alinéa l, d’une part et, d’autre part, 107, alinéa l, le fait pour un membre du Bureau de l’une ou de l’autre Chambre du Parlement de ne plus appartenir à une Composant ou Entité de l’Accord n’ est pas un motif juridiquement valable, devant contraindre le membre concerné du Bureau à cesser d’exercer ses fonctions au sein de celui-ci.

C. Paradoxe entre les principes induits de l’accord et ceux prescrits expressis verbis par la Constitution de transition

L’exégèse de l’Accord global et inclusif d’une part et, d’autre part, de la Constitution de transition fait apparaître une manière sinon de contradiction du moins de paradoxe. Il semble même qu’il faille dire que c’est cette manière de contradiction entre les dispositions de l’Accord global et celles de la Constitution de transition qui justifie en soi le souci du président de la République de devoir solliciter l’interprétation essentiellement des articles 99, 102, 105 et 108 de cette Constitution.

C’est vrai que, dans un premier réflexe, les dispositions de l’article 102 de la Constitution font penser que «le pivot» de l’Assemblée Nationale autant que du Sénat c’est moins chacun de leurs Présidents que le Bureau de l’un et de l’autre qui serait immuable ou inchangeable jusqu’à la fin de la transition, tandis que tout membre dudit Bureau serait susceptible d’être «évacué» pour un motif comme celui de cessation d’appartenance à la Composante ou Entité au Dic.

Parelle interprétation paradoxale procéderait des dispositions selon lesquelles «l’Assemblée Nationale est dirigée par le Bureau constitué d’un Président...» d’une part et. que, d’autre part, «Le Bureau de l’Assemblée nationale est constitué par les Composantes ou Entités pour toute la durée de la Transition » et que, enfin, « En cas de vacance pour cause de d’un membre du Bureau» de l’Assemblée Nationale ou du Sénat, «il est pourvu à son remplacement dans les condition définies à l’alinéa 1 du présent article ». Une telle contradiction ou paradoxe peut être évacué sur la base de deux arguments, l’un de droit et l’autre d’opportunité. En droit strict, en cas de contradiction, le juriste sait qu’il do rechercher ce qu’on appelle l’effet utile des dispositions, en conflit.

L’effet utile, dans le cas d’espèce, c’est de conclure qu’un Bureau, soit-il de l’Assemblée nationale ou du Sénat, n’est qu’une structure dont la finalité est un fonctionnement rationnel et harmonieux de l’Institution, en l’occurrence le Parlement, et que, par conséquent, toutes dispositions qui seraient en conflit avec celles comportant la désignation des personnes physiques et la détermination des fonctions que ces personnes doivent exercer sont sans effet. Cet argument. tiré de l’art ou casuistique d’interprétation des textes juridiques se trouve confronté par un argument de fait, c’est-à-dire, d’opportunité.

En effet, ceux des Congolais qui s’étaient donné la peine, quelquefois au péril de leur vie, ne s’étaient point engagés dans le « Dialogtle Inter-Congolais » ni pour le plaisir ni pour les beaux yeux des Composantes et Entités, qui ne sont que pures créatures du Dic, lui-même simple créature des délégués à ce Dialogue en vue des résultats positifs qui sont d’une part l’organisation et, d’autre part, le fonctionnement effectif des Institutions Politiques de transition capables de conduire le peuple congolais aux élections destinées à désigner les dirigeants de la 3è:République.

D. Conclusion

Les développements qui précèdent conduisent à la conclusion que le fait de ne plus appartenir à une Composante ou Entité n’est un motif ni juridique ni suffisant pour priver un Député. ou un Sénateur de sa qualité, encore moins celui-ci ou celui-là de ses fonctions au sein de l’une ou l’autre Chambre du Parlement. Ils demeurent parlementaires et, le cas ‘échéant, membres du Bureau intéressé jusqu’à la fin de la Transition

Fait à Kinshasa, le 23 Janvier 2006

LWAMBA KATANSI. <

DOCTEUR D’ETAT EN DROIT DE L’UNIVERSITE DE PARIS,

PROFESSEUR A LA FACULTE DE DROIT DE L’UNIVERSITE DE KINSHASA

AVOCAT A LA COUR D’APPEL DE KINSHASA/GOMBE,

AVOCAT DE LA RDC A LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE/LA HAYE/PAYS-BAS

Posté par congomania à 11:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

DIX RAISONS POUR BARRER LA ROUTE A JOSEPH KANAMBE

1.- PROPOS LIMINAIRES.-

Pendant longtemps, les éléments d’identification de  celui qui préside actuellement aux destinées de la République (Démocratique ?) du Congo, notre pays, a fait l’objet de polémique sans issue, jusqu’au jour où l’APARECO ,toujours avec une longueur d’avance, diffusa un document officiel sur lequel le Président de la RDC signe,,d’une belle main, avec sa véritable identité : Joseph KANAMBE.

Il s’agit de l’Accord signé à Luanda, en 2002,entre les Chefs d’ Etat de l’OUGANDA et de la RDC, sous les auspices de leur homologue d’ANGOLA.

Depuis lors, pour nous au GRARC, la polémique est devenue sans objet puisque la signature de l’intéressé est là. Cette signature devrait intéresser le Parquet Général de la République, la CEI et même le Parlement congolais. Mais c’est une autre histoire.

Il convient cependant de relever que ceux qui, dès 1996,avaient connu l’intéressé, affirmaient déjà, sans être suivis, que ce monsieur s’appelait bien KANAMBE, peu importe  le prénom qu’on lui attribuait : Hyppolite ou Joseph.

Plus tard, c’est le Colonel MALOLO, un ancien des FAZ qui, se trouvant au front dans le Katanga en compagnie du chef d’Etat-Major de la Force Terrestre, adressa à ce dernier, son supérieur hiérarchique, un rapport circonstancié sur le déroulement des opérations. Le Colonel MALOLO commit cependant l’innocente imprudence de libeller le patronyme Joseph KABILA dans son rapport, au grand courroux de l’intéressé qui menaça son subalterne, et lui enjoigna « de ne plus jamais m’appeler par ce nom, c’est-à-dire Joseph KABILA. »

Le rapport froissé et jeté à la face de MALOLO ,les souffleurs –déjà actifs à l’époque- rappelleront au Généra-Major la bourde qu’il venait de commettre en laissant circuler un rapport annoté de sa main avec cette mise en garde. Trop tard, car MALOLO, informé, traversa la frontière pour se réfugier à Lusaka. Mais les agents commis à sa recherche débarquèrent eux aussi dans la capitale zambienne, se firent repé rer et furent refoulés au Congo, tandis que MALOLO put obtenir l’asile politique en Scandinavie où il prépare un livre dont, hélas ! la parution tarde.

Déjà lors de l’assassinat de Laurent-Désiré KABILA et de l’avènement du Monsieur qui dirige le pays, Honoré NGBANDA avait sonné l’alarme en affirmant que ce jeune homme n’est pas le fils biologique du défunt Président, mais personne n’y fit attention.

Plus tard, c’est un certain Etienne KABILA, fils biologique incontesté de Laurent-Désiré, qui se répandra dans les conférences de presse en affirmant, haut et fort, que ce  jeune homme ainsi que sa sœur étaient des simples enfants adoptifs de leur père qui en avait adopté plusieurs autres. Sans démenti vigoureux sinon celui, très timide, de l’ancie n footballeur Freddy MULONGO qui prêchait pour sa propre chapelle. Ce qui n’a pas empêché son illustre neveu de le mettre sous l’éteignoir.

Suprême  aveu, les KUDURA,KAMERHE,KANGA BOONGO d’habitude braillards s’agissant de leur chef, restent sans voix chaque fois que la question est évoqué. Et même le site Internet du Président de la République(Démocratique ?) du Congo demeure muet, depuis deux ans, chaque fois qu’on l’interroge sur la biographie du successeur de L.D KABILA.C’est à croire que le nombre de diplômes de l’intéressé est tellement longue qu’il faille plus de deux ans pour les insérer dans le site web !

Pour nous au GRARC, ces éléments  sont plus qu éloquents et valent preuve, jusqu’à ce que l’intéressé se so umettra, si les députés veulent bien jouer leur rôle, au test ADN, ainsi que dame SIFA, sans oublier des prélèvements sur L.D KABILA.

La vérité est à ce prix, et la dignité de notre pays l’exige. En attendant, pour le GRARC ,le Président de la République s’appelle Joseph KANAMBE .

2.- INTRODUCTION

      ----------------------

Au GRARC, nous agissons comme tous nos compatriotes : nous suivons à la loupe tout ce qui s’écrit, se dit ou se chuchote sur la vie du Chef de l’Etat congolais. Cela est tout à fait légitime. Parce qu’en plus, ce monsieur, encore inconnu jusqu’en 1997,s’est retrouvé un jour bombardé à la tête du plus grand pays de l’Afrique Noire.

C’est ainsi que nous avons pu lire, il y a deux ans, sur le site du softonline.net, que les experts du Département d’Etat, sous Colin POWELL, avaient déclaré, après un test d ‘évaluation unique dans l’histoire des nations ,que ce test avait révélé, dans le chef de Joseph KANAMBE, une VACUITE INTELLECTUELLE sans contestation aucune. Pour les non initiés ,le Président de la République du Congo souffre de crétinisme intellectuel ou, si vous voulez bien, c’est un tonneau vide.

Et pourtant, un certain LUHONGE Kabinda Ngoy, alors Procureur Général de son état, avait déclaré pompeusement que si eur Joseph KANAMBE aurait étudié à l’Université française de Dar-es-Salaam. CQFD.D’autres y vont de leur flatterie pour affirmer que sieur KANAMBE aurait étudié dans la célèbre Université de MAKERERE en Ouganda !Dommage que le Professeur KABUYA LUMUNA et le grand chef Balubakat qui, eux aussi, ont certifié l’arbre généalogique de l’intéressé, n’ont pas jugé nécessaire d’éclairer la lanterne des Congolais sur cette déterminante question. Aveu ?Simple point de détail ? Voire !

Mais voilà que cet incompétent, incapable même de faire une petite déclaration à la sortie des urnes lors du referendum, puisque non rédigé et non mémorisé, s’apprête à solliciter les suffrages des Congolais, car de toute évidence, le PPRD, héritier de l’AFDL en tant que « Conglomérat des aventuriers selon LD. KABILA »,le PPRD s’apprête donc à plébisciter ce t homme comme candidat à la Présidence de la République !Le Congo est-il tombé si bas au point d’accepter l’inacceptable ?

Voilà pourquoi, nous au GRARC, avons décidé d’emboucher la trompette pour sonner l’alarme et exhorter nos compatriotes, toutes composantes et entités confondues, à barrer la route à l’imposture et à l’imposteur.

Par honnêteté intellectuelle, le GRARc ne s’estime nullement être l’auteur des  raisons ramassées en dix points qui suivent. Nous reconnaissons avoir été largement inspirés par les écrits de nos compatriotes de la presse, dont notamment l’excellent congoindependant.com. et le softonline.net. Merci donc à ces compatriotes qui, contre vents et marées d’intimidations, continuent à nous abreuver de la réalité et de la vérité.

3.- DIX RAISONS POUR BARRER LA ROUTE A JOSEPH KANAMBE.

      -------------------------------------------------

3.1.- FAUSSE IDENTITE.-

Connu du public comme caporal de l’Armée Patriotique Rwandaise, répondant au nom de Commandant HYPO,Joseph KANAMBE était un illustre inconnu des congolais. Devenu Général-Major,à la faveur du népotisme et suite à des pressions qu’a subies le nationaliste et héros national Laurent-Désiré KABILA (« Ne jamais trahir l a Nation »),cet étranger, unaniment reconnu par les tutsi en exil comme leur enfant, entendez un rwandais pur sang, cet étranger donc s’est retrouvé à la place qu’il occupe aujourd’hui.

De son vivant,L.D. KABILA ne l’avait jamais présenté comme étant son fils. Etienne KABILA, devenu aphone depuis,l’a démontré : KANAMBE et sa sœur jumelle (quel physique de la parfaite tutsie, Bon DIEU !) ne sont pas des enfants biologiques du défunt Président.

Pour ce qui la concerne,SIFA qui joue la mère bafouée,n’est pas du tout la mère biologique des deux enfants KANAMBE.Au demeurant, jusqu’à la mort de KABILA,SIFA était internée à MAKALA, ex-prison centrale où d’ailleurs, elle avait fait preuve d’une logorrhée jamais inégalée sur L.D. KABILA .E lle y a été extraite et logée précipitamment dans un pavillon de la cité de l’ex-OUA, briefée par on ne sait qui afin de jouer à la veuve éplorée et à la mère bafouée. L’histoire dira qui a été à la base de cette mascarade, et quel est le salaire de Judas qu’il en a tiré.

De son vivant, le tombeur de MOBUTU n’avait pas d’épouse connue. Cela n’avait aucune importance pour lui, un homme dont la légèreté légendaire est connue de tous, sauf de ses encenseurs. Et, même si l’homme était maître en excentricités et en bouffonnerie, peut-on imaginer un seul instant un Président de la République qui met sa propre épouse en prison ?

La mère biologique de Joseph KANAMBE existe. D’anciens gardes du corps vivant en exil l’ont connue. C’ est une rwandaise, pur sang , répondant au nom de MUKARAGUJE ou quelque chose de ce genre. Joseph KANAMBE ,en cachant sa mère biologique, a la conscience chargée.

Comment donc, une personne possédant une fausse identité peut-elle recueillir les suffrages des Congolais ?

3.2.- FAUSSE NATIONALITE.-

         ---------------------------

Ceci découlant de cela, cet individu, né en TANZANIE ou au RWANDA, de père et de mère tous étrangers, n’ayant jamais acquis la nationalité congolaise par naturalisation, cet individu donc ne peut pas être un congolais.

HEWA BORA dont on dit qu’il est natif n’existe pas en tant qu’entité administrative :ni village, ni secteur ,ni groupement et encore moins le chef-lieu d’une commune en RDC.HEWA BORA signifie BEL AIR et englobe toute l’aire géographique montagneuse où l’ancien guérillero devenu trafiquant en tous genres a sévi, avant d’aller s’installer entre la TANZANIE et l’OUGANDA d’où MUSEVENI a été l’en tirer, général sans troupe, dans le but de donner une coloration congolaise à l’agression de 1996 en passe de tomber dans les oubliettes. Vous avez dit nationaliste ?

Joseph KANAMBE a donc usurpé  la nationalité congolaise et mérite, de facto l’arrestation immédiate. Inutile même de s’imaginer qu’il p uisse se présenter à l’élection présidentielle.

3.3.- NIVEAU D’ETUDES .-

          --------------------------

Le GRARC exige de LUHONGE KABINDA NGOY,KABUYA LUMUNA et du Chef coutumier  BALUBAKAT et d’autres thuriféraires de nous apporter la preuve de l’existence de l’Université française de Dar-es-Salaam ou,tout autre diplôme obtenu à MAKERERE ou ailleurs.

Sinon, Joseph KANAMBE n’est qu’un faussaire et mérite le sort qui l’attend.

3.4.- INCOMPETENCE.-

         ---------------------

Il est vrai que la compétence n’est pas toujours fonction de diplôme. Mais, dans le cas de Joseph KANAMBE, cette incompétence est trop criante pour mériter notre silence.

En effet, le Président de la République(Démocratique ?) du Congo est incapable de s’exprimer sans papier. Même pour dire un mot à « son peuple » à la sortie des urnes, il faut que son porte-voix, KUDURA KASONGO, parle en ses lieu et place. Qu’en est-il alors des huis clos des Chefs d’Etat ?

La dernière « conférence de presse » de KANAMBE a été révélatrice de cette incompétence. Face à un parterre de journalistes « sûrs »,ayant déposé à l’avance leurs questions auxquelles les vrais Présidents, c’est-à-dire les KATUMBA,SAMBA,KUDURA,OKITUNDU,KIKAYA et autres ont répondu par écrit, le Chef de l’Etat s’est contenté de lire ,les yeux plongés dans son papier, levant de temps en temps les yeux pour faire vrai, selon les conseils à lui prodigués par les vrais Présidents précités. Dans ces conditions, et à supposer que notre lutte échoue, qui affrontera ses adversaires dans les débats électoraux que nous exigeons de nos parlementaires ? KAMERHE ?KUDURA ?

3.5.- USAGE PRIVATIF DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS.-

         ----------------------------------------------------------------------------

Président illégitime puisque non issu des urnes et bombardé ex-nihilo à ce poste, sieur KANAMBE a tôt fait de confisquer, à son profit personnel et à celui de sa famille biologique putative ,l’ensemble de l’appareil sécuritaire et de la communauté des renseignements.

Ainsi donc, l’ANR est mise hors circuit dans des questions de sécurité nationale, au profit des individus plus ou moins liés à Joseph KANAMBE,tel cet ELIE,non autrement identifié, ami d’enfance des années de galère dans les rues de Dar-es-Salaam et devenu le super-patron des renseignements, en plus de sa qualité de Conseiller Privé et homme à tout faire du Président.

La DGM est dirigée en réalité par dame SIFA ,pour la dédommager des risques pris en se faisant passer pour la mère biologique. Aussi, protège t-elle tous les maffiosi arabes qui pullulent au KATANGA et à KINSHASA, au grand désespoir des agents compétents de la DGM dont les rapports finissent dans la corbeille comme de vulgaires chiffons. Les arabes étant ce qu’ils sont (sans racisme aucun),peut-être qu’AL QAÏDA a t-il déjà pris pieds sur ce no man’s land qu’est devenue la RDC !

A la tête de l’ex-DEMIAP,le Général ETUMBA sévit contre ceux qui sont supposés déranger la quiétude de son bienfaiteur.

Pour sa part, SAMBA KAPUTO estime que la compétence matérielle de son KGB(telle est la traduction russe du Comité de Sécurité d’Etat) constitue une veste trop étroite pour ses larges épaules.. Ne tenant pas en place, le voilà qui embastille, sous l’œil impuissant ou complice de KISIMBA NGOY et de TSHIMANGA MUKEBA, les D.G ou gestionnaires qui empêchent le chef de bouffer tranquillement les recettes du FPT ainsi que les redevances de l’APRT, pendant que le PDG de la Gécamines, par instinct de survie, finance à tour de bras les activités du PPRD.Sans être inquiété le moins du monde par le Prof.

3.6.- GANGSTERISME,DETOURNEMENT, PREDATION ET DE OURNEMENTS.-

          ----------------------------------------------------------------------

Le pays assiste, impuissant, au démantèlement de la GECAMINES au profit des copains sans expertise en matière des mines et qui revendent, moyennant de plantureuses plus-values, les concessions obtenues de gré à gré, en violation du code minier. Même Robert CREM, ancien PDG de la GRCAMINES et donc expert incontesté en la matière, s’en est ému.

Mais le Président  a eu l’outrecuidance d’affirmer, à KOLWEZI, que ces concessions seraient bénéfiques pour la population car 40.000 emplois vont être créés. Et dire que la GECAMINES déflatte à tour des bras !

A Kinshasa,ce fut le tout-puissant BOSHAB qui somma MBAKA KAWAYA de déclarer la MIBA entreprise sinistrée pour fait de guerre, et donc incapable de payer les 20 millions de US § qu’elle devait au Cadastre Minier. La MIBA n’a payé que 2 petits millions. Où est passée la différence ?

Le même BOSHAB , alors Directeur de Cabinet de KANAMBE,s’ingéra dans le payement ,par la SNE congolaise, de 31 millions de US § que celle-ci devait à la SNEL.10 % de prime de contentieux furent défalqués, sans titre ni droit, sous la barbe d’une SNEL impuissante. Est-il nécessaire de dire que la fameuse « prime de contentieux » à la SNEL ne repose sur aucun soubassement juridique et que là où elle existe, comme à l’IGF, à l’OFIDA ou à la DGA, elle est réglementée par un Arrêté ministériel, mais uniquement p our les fonctionnaires de la maison ?

  Sous Joseph KANAMBE,les détournements sont devenus un mode de vie banal à la Présidence de la République.   

C’est ainsi que, redoutant la mise sur pied du gouvernement 1+4 qui allait restreindre sa marge de manœuvre, Joseph KANAMBE fit placer certaines régies et entreprises juteuses sous sa tutelle directe. Les  recettes y versées  ont connu la destination que lui seul et ses souffleurs connaissent. Tel est le cas des redevances dues à l’ARPT par les opérateurs de téléphonie cellulaire et qui se chiffrent à des dizaines de millions de US §.Inconsolable, Joseph KANAMBE a entrepris de falsifier des lois afin de revenir dans ses « droits ».Quant à l’imprudent DG de la DGRAD et&n bsp; André-     Philippe FUTA qui ont privé le chef  de son « dû »,l’un a goûté les affres du cachot du civil colonel Raus CHALWE ,tandis que l’ autre a perdu son poste, façon de dire que le Congo c’est KANAMBE et non le FMI.

Par ailleurs, le PDG de la GECAMINES finance, au grand jour, le PPRD.Mais qu’y peut MUHONGOLU MALU-MALU ,lui-même étiqueté PPRD ?

3.7.- FALSIFICATION DES TEXTES DE LOI ET DE LA CONSTITUTION

          -------------------------------------------------------------------------------

Pour préserver ses intérêts,Joseph KANAMBE ne recule devant rien, et rien ne peut l’arrêter, même pas la pauvre justice.

Ainsi donc, en violation de la loi des Finances 2005 voté régulièrement par les chambres, OKITUNDU,OMATUKU et même l’Evêque MARINI ont falsifié le texte de ladite loi, plusieurs fois publiée au Journal Officiel avec la signature ( ?) de Joseph KANAMBE.C’était pour retourner dans l’escarcelle présidentielle les fameuses redevances de l’ARPT.N’en déplaise au FMI !Les mêmes sont revenus à la charge, à l’occasion du vote du budget 2006,puisqu’il s’est trouvé des députés PPRD qui ont plaidé pour le reversement de ces redevances à la Présidence !

Le texte du projet de constitution soumis au vote extorqué à la population n’a pas échappé à cette acrobatie politico-juridique de KANAMBE et de ses amis , puisque le texte voté à l’Assemblée Nationale a subi le lifting des mêmes personnages, dans ses dispositions les plus sensibles, celles relatives notamment au mode de désignation du Premier Ministre. Ainsi donc ,deux textes au contenu diamétralement opposés ont été soumis au referendum. OMATUKU l’a nié devant les caméras de TRIPICANA TV,KAMITATU l’a reconnu à la presse belge, tandis que les financiers du processus électoral nous disent d’aller vite aux élections, quitte à ce que le parlement de demain modifie tout cela. Pauvre Congo !

3.8.-IMMORALITE.-

        ------------------

Comme sous « son père »,la Présidence de la République ne connaît pas de Maman Présidente. C’est inutile, et cela empêche de forniquer en rond.

Pour la première fois depuis 1960,le pays ne connaît pas ses Pauline LUMUMBA,Maman KASA-VUBU,Maman MOBUTU ou Maman BOBI LADAWA ! Et cela ne dérange personne, dans ce pays dont 80 % de ses habitants sont des chrétiens.

Joseph KANAMBE, en plus de papillonner, refuse de remplir ses obligations de père. Et quand un journal paraissant en Europe publie la photo d’un e jolie congolaise portant un bébé KANAMBE, la publication est saisie à Ndjili-Aéro. Une imprudente vient-elle à se présenter à la Maison civile avec sous les bras un bébé KANAMBE né en 1996 à BUKAVU ?La mère est embastillée sur ordre du Rév.Pasteur( !)MUGALU qui l’interroge lui-même et la jette au cachot de RAUS .Motif ? Atteinte à la personne du Chef de l’Etat. Pas moins.

3.9.-UNE JUSTICE AUX ORDRES.-

         ----------------------------------

Sous Joseph KANAMBE,la justice est aux ordres. Les magistrats revendiquent-ils leurs droits ?Le Président du SYNAMAG, NSAMBAY, est menacé des foudres de KISIMBA NGOY.

Lorsque le Bureau de l’Assemblée Nationale lui écrit pour lui demander la nature juridique de l’infraction de meurtre sur la personne d’un Chef de l’Etat,la Cour Suprême lui répond en se déclarant incompétente. Mais lorsque, après deux années de consensus introuvable, le Bureau de l’Assemblée fait appliquer  le règlement intérieur et soumet la question au vote, la loi d’amnistie étant votée à la régulière,

Joseph KANAMBE écrit à la même Cour Suprême pour lui poser la même question que le Bureau de l’Assemblée Nationale. Voilà la Cour Suprême qui redevient compétente et dit que le meurtre d’un Chef d’Etat est un crime de droit commun !

L’explication est simple. Du moins en ce qui concerne le parquet Général de la République.

En effet, en prévision de la mise sur pied des institutions de la transition, les hauts magistrats ont procédé à l’élection de leur Procureur Général de la République. Ô comble de sacrilège, l’heureux élu est de l’ethnie NGBANDI, celle de MOBUTU !Le réflexe du code 032 revient au galop !L’on se dit que ce NGBANDI profitera de la première occasion pour mettre le Président en accusation. Branle-bas de combat dans les officines où les durs balubakat suggèrent de modifier ,après l’élection, les règles du vote. Ainsi fut fait, et TSHIMANGA qui était sorti 2ème,fut déclaré élu PGR, au détriment du NGBANDI qui se consola d’un post e de premier Avocat Général de la République. Le LUBAKASAÏ serait un moindre mal que le NGBANDI, selon les critères des stratèges de la Présidence et des durs Balubakat.

Dès lors, devant pareille justice, quel espoir pour le peuple congolais ?Sera t-on étonné demain de voir la Haute Cour modifier les résultats des élections pour accorder le pouvoir suprême à KANAMBE et la majorité parlementaire au PPRD ?

    3.10.- HAUTE TRAHISON.

               ---------------------------

A un journaliste qui l’interrogeait sur la possibilité de renouer les relations diplomatiques avec le RWANDA, Joseph KANAMBE répondit, selon une leçon apprise à l’avance, qu’il ne croyait pas que la population comprendrait cette reprise des relations diplomatiques(…).

Tous les congolais, au rang desquels nous au GRARC, avions apprécié à sa juste valeur cette prise de position.

Seulement voilà. Pendant qu’il affirme une chose publiquement, Joseph KANAMBE fait son contraire en catimini.

C’est ainsi que des missions défilent ,incognito, à Kigali :hier c’était KAMERHE que Valentin MUBAKE a surpris en train de parler kinyarwanda avec son cousin rwandais !Aujourd’hui, c’est un ministre d’Afrique Centrale qui, récemment à Bamako lors du Sommet France-AFRIQUE,a surpris KANAMBE et KAGAME devisant gaiement en kinyarwanda !Et KATUMBA est devenu un familier du palais présidentiel de Kigali. A l’insu des institutions, et du peuple. Mais, que croyez-vous donc, puisque l’Etat c’est KANAMBE.

Cela s’appelle haute trahison et mérite sinon une inculpation, du moins une explication .

4.- CONCLUSION

     ----------------

Que conclure ,sinon qu’inviter le peuple congolais à répondre lui-même à ce questionnement :

-         Comment peut-on voter un candidat dont l’identité, l’ascendance et la nationalité sont fausses ?

-         Est-il possible qu’en ce 21ème siècle, le Congo ait à sa tête un Président semi-lettré ?

-         Comment voter pour un candidat qui ,au regard de sa gestion quotidienne des affaires de l’Etat, n’a justif ié d’aucune compétence puisque ce sont ses collaborateurs qui décident en ses lieu et place ?

-         Comment voter pour un candidat qui n’a aucun respect des services publics ?

-         Comment voter pour un candidat dont les méthodes s’apparentent plus à celles de gangster, de chef maffieux, de prédateur, de criminel économique que de la bonne gouvernance ?

-         Comment voter pour un candidat qui n’a aucun respect pour les textes de votés, qui les falsifie allègrement dans le seul but de préserver ses intérêts personnels ?

-         Comment accepter d’avoir un célibataire immoral à la tête du pays ,au risque de compromettre l’avenir de nos filles ?

-         Comment peut-on espérer qu’un homme sans légitimité qui assujetisse la justice, puisse changer demain s’il avait la légitimité populaire ?

-         Comment voter pour un homme réputé pour sa duplicité, qui trah it le pays et les congolais en entretenant des relations plus que cordiales avec l’ennemi ?

Peuple congolais, l’heure a sonné  pour te prendre en charge. Si tu crois que ces propos sont des propos d’aigris, des rancuniers, des fous etc…le GRARC a cité ses sources. Consulte celles-ci, et tu sera édifié.

Si tu ne te prends pas en charge, les liquidateurs, aiguillonnés par Louis MICHEL  et tant d’autres, dépeceront ton pays ,ton héritage que l’Eternel DIEU t’a donné, pour le donner aux charognards, avec ta complicité.

Peuple congolais, ouvre les yeux. Ce ne sont pas des candidats valables, fils authentiques du pays bardés de di plôme et justifiant de bonne moralité en plus de la bonne gouvernance qui manquent. Et le GRARC se garde bien de t’en citer. Par respect pour toi.

En attendant, mobilisons-nous pour barrer la route à Joseph KANAMBE, l’imposteur,le liquidateur du Congo. Aujourd’hui même car demain sera trop tard.         

Fait le,23 janvier 2006

Pour le GRARC.

  GROUPE DE REFLEXION ET D’ACTION     POUR LA RENAISSANCE DU CONGO

                        -------------------------------------------

                                         G.R.A.R.C.

Objet : Hommage aux vaillants héros de la Nation.

En ce jour où le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Renaissance du Congo,GRARC en siggle,redémarre effectivement ses activités,nous voudrions rendre un vibrant hommage à tous nos héros,vivants comme morts,pour leurs actions courageuses contre l’oppression rampante  qui s’est infiltrée et a phagocyté toutes les arcanes des institutions de notre grand et beau pays,la République (Démocratique ?) du Congo.

Il ne s’agit pas,loin s’en faut,de ces héros dont le pays vient de commémorer la mémoire ,à grandes pompes et au mépris de la productivité dont il a tant besoin.

Bien au contraire,nous voudrions parler de ceux et celles qui,chaque jour qui passe,risquent leurs vies,à travers leurs prises de position courageuses,à travers leurs écrits ,ceux qui croupissent dans les geôles du système 1+4 parce qu’ils ont « osé » dire NON à un système inique et avilissant,uns système qui a programmé la liquidation totale de notre beau pays .

Il s’agit aussi de ceux et celles qui,pour avoir « osé » sortir dans la rue le 30 juin 2005 pour constater et célébrer la fin constitutionnelle de la période de transition,se sont fait tirer dessus comme des lapins par les forces de Police ,dont les chefs se sont exhibé sur certaines chaînes de télévision ,rigolards,en disant : »BA YA LISUSU » ou,si vous voulez, »ils en ont eu pour leur compte,qu’ils reviennent encore » ! Et cela,avec les applaudissements de l’UNION EUROPENNE dont les dirigeants ont décerné un satisfecit à la Police pour avoir masacré ces empêcheurs de liquider en rond.

Nos pensées vont,naturellement,à tous ces regroupements et associations qui ont vu le jour en Occident et qui se sont investi,parce que les lois de ces pays s’y prêtent,à sensibiliser les opinions publiques occidentales sur le véritable génocide qui se perpétue en R.D.C,avec la complicité de certains de leurs dirigeants tel Louis MICHEL,Aldo AJELLO et nous en passons.Il s’agit de : APARECO,BANA CONGO,BAMAMAN YA CONGO,TOPONI CONGO,etc…

Nous pensons aussi à tous ces vaillants héros de la plume,du micro ou de l’info en ligne que sont : Congoindependant.com,le Phare,etc…La liste n’étant pas limitative.

Il s’agit aussi de ces associations de la vraie Société Civile qui luttent parfois au mépris des vies de leurs dirigeants, pour le respect des droits élémentaires du congolais en l’occurrence : La Voix des Sans Voix ,l ‘ASADHO,SOLIDARITE KATANGAISE et tant d’autres.

Nous pensons enfin à ceux qui,comme Théodore NGOY,Franck DIONGO,Gabriel MOKIA,Christian BADIBANGI,André ATUNDU LIONGO,etc… qui risquent leurs vies chaque jour par leurs prises de position.

Naturellement,nous n’oublions pas les chaînes de radio ou de télévision qui leur offrent leurs temps d’Antenne : TKM,RTP ,CEBS,NTV et tant d’autres.

Pour tous ces sacrifices consentis,parfois au prix du sacrifice suprême,le GRARC demande à tous nos compatriotes ,du moins ceux qui ont pris conscience du grand dange r de liquidation de notre pays en tant qu’Etat-Nation,le GRARC donc demande d’avoir une pensée émue et les exhorte à entreprendre de nouvelles actions d’envergure afin d’exiger et d’obtenir la libération de ceux qui croupissent encore dans les prisons et autres sinistres geôles de l’ANR,de la DEMIAP,de la DGM,de KIN-MAZIERE et du KGB(ex-CNS).

Par cette même occasion,le GRARC s’engage à s’associer à la lutte de ceux qui sont en Europe et ailleurs,APARECO,BANA CONGO,TOPONI CONGO,BA MAMAN YA CONGO,VSV,ASADHO,CONGOINDEPENDANT.COM etc…Votre lutte étant la nôtre,nous vous présentons,par ce biais,notre offre de collaboration et d’échange d’expérience etd’information.Dans l’impossibilité d’avoir leurs adresses ,nous serions très reconnaissants à nos héros de congoindependant.com de leur répercuter le contenu  de la présente et ,le cas échéant,de nous transmettre leurs adresses  e-mail et ,pour ceux qui en disposent,leurs sites web.

Que DIEU garde le Congo.

Fait ,le 23 janvier 2006

Pour le GRARC,

Thomas MBEMBELE

Porte-Parole

Posté par congomania à 10:56 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2006

L’UDPS DOIT METTRE LE CAP SUR LES ELECTIONS DANS LA SERENITE!

La turbulence traversée par le Parti en début de semaine appartient aujourd’hui à l’histoire. L’accalmie est revenue en son sein et sa machine doit résolument s’atteler à la réalisation de tâches plus rehaussantes. Elle a été la conséquence malheureuse et déplorable de malentendus et de désarroi parmi certains membres dans ce contexte politique malsain actuel où le Parti est soumis, par les tenants du pouvoir, à un chantage monstrueux qui met les nerfs de chaque combattant à fleur de peau. Les enjeux en cours étant vitaux pour ces milliers de militants de l’UDPS qui ont enduré de longs sacrifices et qui tiennent à assouvir leur espoir de changement en y contribuant effectivement lors des élections, leur susceptibilité se fait jour dès qu’ils perçoivent une manœuvre d’entrave à leur participation à la fête. Pendant de longs mois, tous les tenants du pouvoir et la communauté internationale ont crié et appelé de leurs vœux l’implication de l’UDPS dans le processus en cours afin que cette participation rende le processus crédible, mais aujourd’hui, ils ont tous ravalé leur parole et changé de discours, tous sans exception ! De l’implication de l’UDPS, il n’est plus question de leur part. Le discours du 2 janvier dernier sur l’implication de l’UDPS se transforme quasiment en un cautionnement de leur manœuvre d’exclusion. En effet, les partisans de l’UDPS non enrôlés, dont on aurait pu espérer une possibilité d’enrôlement pour l’équité demeurent exclus des élections, et le Parti à son tour est maintenue de force en dehors des institutions d’accompagnement de la démocratie (CEI et HAM), contrairement à ce qu’on peut attendre d’un processus équitable et inclusif. On peut se demander à quelle parodie de démocratie on voudrait jouer dans ce processus.

Dans ce contexte explosif pour ces militants, tout faux pas, réel ou supposé, d’un quelconque responsable, équivaut trahison capitale mettant en danger leurs espoirs et qu’il faut irrémédiablement réprimer. Mais il aurait fallu éviter de succomber à ce penchant qui trahit la faiblesse. Ce genre de situations peut se rencontrer partout, il n’est pas l’apanage de la seule UDPS.

Aujourd’hui, l’UDPS vient pourtant de démontrer qu’elle possède des ressources qui lui permettent de se dépasser et de s’extirper d’un piège dans lequel elle risquait de s’enfermer. Malgré la gravité de la situation atteinte par les événements du début de la semaine, tous ses membres regardent aujourd’hui dans la même direction : celle des échéances électorales prochaines dont le PN a fait un objectif ultime par sa déclaration du 2 janvier dernier!

Que le Président National trouve ici l’expression de la reconnaissance du Parti pour avoir recréé la sérénité au sein de notre ensemble après ces incidents tragiques. Le mérite de l’accalmie revient également à tous les acteurs de cette tragédie qui doivent être individuellement félicités par chacun de nous pour avoir été capables de surmonter leur orgueil et leur amour propre en s’accordant sur l’intérêt supérieur, qui consiste en la préservation du Parti, notre patrimoine commun et en l’union autour de notre Président, en vue d’atteindre de façon cohérente l’objectif assigné par ce dernier. En cette période difficile où règne l’adversité, il aurait été superflu de leur rappeler la devise qui proclame que « l’Union fait la force ! ».

Cette cohésion au sein du Parti vient contredire et démentir les rumeurs alarmantes des détracteurs de notre Parti qui caressaient déjà leurs souhaits et leurs espoirs de malheur pour nous en les prenant pour réalité et en criant sur le toit, à qui voulait les entendre, à l’éclatement et à la mort immédiate de l’UDPS. Ces rumeurs tapageuses était une guerre psychologique sensée décourager et influencer défavorablement nos combattants. Aujourd’hui, l’UDPS est debout, plus résolue que jamais à mettre en œuvre « son projet » pour lequel elle se bat depuis plus de deux décennies au Congo. De ce projet, aucune adversité ne pourra la détourner !

C’est ainsi que, contrairement à ces rumeurs que ne cessent de propager et de semer au grand vent les détracteurs du Parti, les bureaux de la permanence ont été ouverts ce vendredi le 13 janvier pour la tenue d’une plénière du comité national du Parti sous la direction de Valentin Mubake son Président.

Samedi 14, une séance de la conférence des présidents s’est tenue entre le bureau du Comité national et les bureaux des différentes commissions du comité national qui sont (la commission politique, administrative et juridique ; la commission socio-culturelle ; la commission des affaires étrangères ; la commission économique, financière et monétaire ; la commission de discipline) . Au cours de cette séance, il a été fixé la tenue d’une plénière importante qui se tiendra le mercredi 18 janvier et qui conditionnera certainement l’avenir du Parti.

En effet, au cours de cette plénière sera mis à l’ordre du jour le point sur la constitution de deux commissions suivantes :

1. commission de l’organisation du congrès du Parti

2. commission chargée de l’organisation des élections qui comportera 3 sous-commissions

· une sous-commission chargée de la mise en place d’une structure d’encadrement

· une sous-commission pour la mise en œuvre des moyens à mobiliser (matériels, humains et financiers)

· une sous-commission chargée de la documentation (programme de gouvernement, pamphlets, affiches,…)

Cette résolution du Comité National qui traduit les attentes de tous doit être accompagnée par tous les organes du Parti afin que l’organisation globale aboutisse à la mise en place d’une machine irrésistible pour l’achèvement de nos objectifs. Nous requérons donc aux honorables membres du comité national qu’ils fassent preuve de perspicacité, d’abnégation et d’efficience dans leur tâche de planification et désignation des responsables de l’organisation.


La Rédaction

Posté par congomania à 15:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2006

UDPS-CEI : à malin, malin et demi !

Après avoir boudé l’enregistrement des électeurs et le vote référendaire, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) vient de se raviser le 1er janvier courant pour rejoindre le processus électoral à travers le message des vœux à la nation de son président national le Docteur Etienne Tshisekedi. Comme il fallait s’y attendre la fête est totale chez tous les militants et sympathisants de l’UDPS.

Comme il fallait s’y attendre aussi, le deuil est total dans le camp des partis du 1+4 et de leur opposition politique qui se félicitaient en privé de « l’auto exclusion » d’un adversaire gênant, tout en feignant devant micros et caméras, de regretter l’absence de l’UDPS dans le processus électoral. Les voilà tout subitement muets comme carpe, pétrifiés de frayeur à la perspective de voir entrer en scène cette redoutable machine politique qui, contrairement à leurs machines à sous, peut rouler sans encombre sur toute l’étendue du Congo.    

Et pour confirmer la décision du Parti rendue par le Docteur Tshisekedi, deux lettres du secrétariat général du parti sont adressées à la Commission Electorale Indépendante (CEI) et au Comité International pour l’Accompagnement de la Transition (CIAT), demandant « de bien vouloir procéder à la réouverture, dans les meilleurs délais, des bureaux d’enrôlement des électeurs pour une couverture nationale optimale » et d’accorder à l’UDPS des sièges au sein de la CEI et de la Haute Autorité des Médias pour la maîtrise par le parti de Limete, à l’instar d’autres protagonistes, de tous les rouages du système électoral.

Pour réponse, la CEI a invoqué, par la bouche de son président l’abbé Apollinaire MALU MALU, « les contraintes de calendrier de la période  de transition ainsi que les délais nécessaires pour traiter les données en vue de la production des listes électorales fiables pour les prochains scrutins qui ne permettraient pas de procéder à la réouverture généralisée des centre d’inscription sur tout le territoire national », pour rejeter la demande de l’UDPS. La voix de son maître ? Ne vous évertuez pas à convaincre les partisans du Sphinx de Limete du contraire, eux qui, bons catholiques dans leur écrasante majorité, ont encore retentissantes à leurs oreilles les assurances du bon abbé de « rouvrir à chaque instant les bureaux d’enrôlement à ses frères de l’UDPS.

Il a fallu qu’une écurie du 1+4 et ses satellites s’expriment pour que l’abbé en arrive à ravaler sa parole de prêtre ! Après avoir été en phase dès le début du processus avec ladite écurie, une de grosses machines à sous du 1+4, pour emprunter le terme du Jeune Afrique l’Intelligent, même pour un abbé, ç’eût relevé d’un exploit d’hercule que de n’avoir qu’une parole quant à l’implication de l’UDPS dans le processus électoral.

Eh oui, Les masques sont tombés ! Les grandes écuries du 1+4 ont failli s’étrangler de joie. Ne pouvant par hypocrisie festoyer au grand jour, ils ont laissé éclater leur joie à travers leurs partis alimentaires dont une certaine « UDPS » qui a le secret de ne faire entendre parler d’elle que par rapport aux déboires du parti cher au Docteur Tshisekedi. 

Mais comment les ex-belligérants et appendices peuvent croire à l’exclusion de l’UDPS et jubiler si fort alors que Malu Malu, bon prince d’église, a quand même été ‘‘magnanime’’ pour laisser aux candidats de l’UDPS la possibilité de s’enrôler lors du dépôt de leurs candidatures ? A moins que, fort de leur connaissance de l’UDPS, ils ne comptent sur cette dernière pour engager un bras de fer avec la CEI et de prendre la communauté internationale à témoin. Ce qui ferait passer le temps et faciliterait l’exclusion du parti.

Un bras de fer contre la CEI dans lequel on prendrait à témoin la communauté internationale ne serait que contreproductif. Car la CEI a démontré à quel point elle n’est que la voix de ceux qui casquent pour le processus : la communauté internationale. Lors du referendum constitutionnel, cette dernière a appelé le peuple à voter oui au projet de constitution; et la CEI , oubliant sa neutralité, a aussi embouché la trompette du oui.

Et si par son refus de rouvrir les bureaux pour l’enrôlement des membres de l’UDPS, la CEI ne faisait que relayer la position de « la main qui donne » ?  Hypothèse très vite balayée du revers de la main par le leadership de l’UDPS qui fait foi aux assurances du Conseil de Sécurité, du CIAT, de la MONUC et à la volonté exprimée par la communauté internationale pour son implication dans le processus électoral. L’une des faiblesses du parti a toujours été sa candeur politique. Limete donne le bon Dieu sans confession même à des interlocuteurs qui n’ont jamais fait mystère de leur volonté de voir la destinée du Congo placée entre les mains inexpertes après les élections pour perpétuer  la prédation des ressources du pays.

C’est le moment pour la fille aînée de l’opposition de déjouer le piège lui tendu par le 1+4 et la communauté internationale. Ils espèrent exaspérer l’UDPS et la pousser à se radicaliser,  quitte à la déclarer encore une fois « auto exclue ». La seule façon de déjouer ce piège est de s’engouffrer dans ces brèches étriquées qui lui sont ouvertes.

Il importe maintenant à l’UDPS de confirmer son engagement pour les élections en décrétant une mobilisation générale de la population sur toute l’étendue du Congo, en apprêtant les listes des observateurs et celles des candidats à tous niveaux, lesquels candidats se feront enrôler lors du dépôt de leurs candidatures. Et pour des membres qui ne se seraient pas faits enrôler, la solidarité du parti pourrait toujours jouer pour leur trouver des billets d’avion et de camion pour le Bandundu et l’Equateur s’y faire enrôler. Et parce qu’à l’UDPS on croit tant en la bonne foi de la MONUC, pourquoi ne pas solliciter son aide pour le transport de quelques membres à bord de ses avions et camions vers les lieux d’enrôlement encore ouverts ?

Est-il encore besoin de rappeler que l’électorat de la CNS n’était pas préparé par TSHISEKEDI, mais plutôt contre lui par coup des billets de banque ? Pourtant cela n’empêcha pas Sphinx et Monseigneur Mosengwo d’être élus au grand dam des candidats du Maréchal du Zaïre. Les congolais, comme tout les peuples du monde, ont quand même une mémoire collective. N’ont-ils pas suivi le mot d’ordre du boycott lancé par le Docteur Tshisekedi à plus de 43 %, première tendance des résultats du vote référendaire ? Iraient-ils demain donner leurs voix à ceux qui ont causé la mort de 5 millions de leurs frères et qui aujourd’hui s’enrichissent par la prédation, l’arrogance et l’insolence qui renverraient Mobutu et sa bande qu’ils ont sanctionnés hier aux études ?

Le leadership de transition et la communauté internationale savent bien que rien n’est moins sûr. Aussi font-ils les malins, en se riant sous cape de cette « UDPS qui comme à ses habitudes, va encore s’exclure ». A ces messieurs de l’UDPS qui ont bien là un bon coup à jouer, à rire les derniers en faisant redécouvrir à ceux qui sablent déjà le champagne qu’à malin, il y a toujours bien malin et demi.

Anthony MK KATOMBE    

Posté par congomania à 16:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 janvier 2006

MESSAGE DE VŒUX DE NOUVEL AN DU PRESIDENT NATIONAL DE L’UDPS A LA NATION CONGOLAISE

Congolaises, Congolais,
Bien chers compatriotes,

Nous voici arrivés, par la grâce de Dieu, au seuil d’une nouvelle année, l’an 2006.
Je saisis cette occasion pour m’acquitter d’un devoir, celui de vous présenter mes vœux d’espoir pour l’avenir de notre pays, la République Démocratique du Congo, pays nous légué par nos ancêtres.

L’année qui s’achève a été marquée, sur le plan interne, par une prise de conscience accrue du peuple Congolais dans sa lutte pour l’instauration au Congo d’un Etat de droit, celui où la loi est au-dessus de tous et où tout le monde se soumet à la loi.

Nous relevons particulièrement les manifestations populaires, spontanées, constatées dès Janvier 2005 et qui ont culminé le 30 juin 2005 pour s’opposer à la violation de la Constitution par la prolongation de la période de transition. Ces manifestations ont été réprimées dans le sang.

Nous saisissons cette occasion pour saluer la mémoire de tous ces compatriotes tombés sous les balles d’un pouvoir décadent ; nous exhortons la justice de notre pays, saisie à cet effet, d’accélérer les procédures judiciaires car, faut-il le rappeler, la personne humaine est sacrée ; l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.

Bien chers compatriotes,

Cette prise de conscience a été également observée à travers les mouvements généralisés de mécontentement social et concernant différents secteurs vitaux de la vie nationale. L’aggravation de la détérioration des conditions de vie des congolais, même en cette période post-conflit est inacceptable. La course effrénée à l’enrichissement personnel à laquelle se livrent les gouvernants actuels demeure, hélas, la seule raison pour laquelle ils ont mis le pays à feu et à sang ; ils cherchent désespérément à confisquer la souveraineté du Peuple congolais, à travers un processus électoral conçu pour leur légitimation.

Bien chers compatriotes,

La République Démocratique du Congo, ce don béni de Dieu est malade, très malade. Elle a besoin d’une thérapie curative qui lui assure santé et prospérité. C’est l’occasion pour nous, d’exprimer notre gratitude à l’endroit de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour tous les efforts qu’elle ne cesse de fournir au bénéfice de la nation congolaise et de son Peuple. Le processus politique et électoral en cours, piloté et financé avec son appui actif visent à remettre le Congo sur le chemin de la paix, la stabilité et la reconstruction.

Cependant, l’UDPS estime que la construction de la paix commence par l’assainissement de l’environnement politique, préalable à la tenue des élections devant se dérouler dans un climat serein de respect mutuel et d’équité.

Nous avions exprimé cette préoccupation le 05 novembre 2005 à une délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU venue évaluer l’évolution du processus politique et électoral en République Démocratique du Congo. Nous l’avions réitérée aux délégués du CIAT lors des discussions exploratoires au début du mois de décembre 2005.
Pour rappel, c’est depuis près de 25 ans que l’UDPS en appelle aux élections dans notre pays; mais des élections réellement crédibles.

Bien chers compatriotes,

Vous êtes nombreux à exiger le changement dans notre pays. Vous venez de le manifester le 18 décembre 2005 à l’occasion du référendum constitutionnel en répondant massivement à notre appel vous lancé le 14 décembre 2005.
Cet appel n’était rien d’autre que l’expression du profond respect que l’UDPS voue au Peuple congolais qui ne peut se prononcer sur un texte constitutionnel dont il ignore le contenu et ne maîtrise pas les soubassements qui l’ont inspiré.
Agir autrement n’aurait été que mépris à l’endroit de ce Peuple dont le choix responsable ne pouvait se faire qu’en pleine connaissance de cause.

Ainsi donc, même en répondant différemment à la question référendaire, les congolais ont exprimé une seule et même volonté à savoir sanctionner les auteurs du chaos et de l’humiliation par lesquels le Congo est malheureusement identifié.
Nous vous félicitons donc pour cette marque de maturité politique à travers cette victoire indéniable.

C’est par respect pour cette volonté clairement exprimée que l’UDPS, face à ses responsabilités devant Dieu et devant l’histoire, entend conduire le Peuple congolais, épris de paix et de changement, à la victoire finale lors de prochaines élections. Toutefois, pour éviter que les prochains scrutins ne soient la répétition de ce qu’a été le référendum à savoir une formalité pour la légitimation du pouvoir en place, l’UDPS exige que le processus électoral actuel lui donne l’assurance de sa crédibilité et son équité à travers la maîtrise effective par l’UDPS, à l’instar d’autres concurrents, de tous les rouages de son organisation.

Bien chers compatriotes,

La paix sociale demeure précaire et fragile. Elle sera davantage menacée si la liberté continue à être confisquée aux congolais pour cause d’opinion politique.
Que ceux qui nous accompagnent dans cette période de transition veillent également au respect de ces principes fondamentaux de liberté d’expression et de mouvement.
La violation récurrente de ces deux principes constitue une manifestation symptomatique d’une grave maladie dénommée, dictature .

Bien chers compatriotes,

Nous ne pouvons terminer ce message sans évoquer deux actes majeurs récemment posés par la Communauté Internationale en faveur de notre pays ; il s’agit d’une part de l’arrêt rendu à la HAYE le 19 décembre 2005 par la Cour Internationale de Justice en l’affaire des Activités armées sur le territoire du Congo (République Démocratique du Congo contre Ouganda) et d’autre part de la résolution 1649 (2005) du Conseil de Sécurité de l’ONU, relative aux activités des groupes armés congolais et étrangers opérant en République Démocratique du Congo.

Ces deux prises de position traitent des infractions classées dans la catégorie des crimes organisés dont les auteurs doivent être traqués par l’humanité toute entière. Ces crimes sont perpétrés sur le sol de la République Démocratique du Congo dans une indifférence déconcertante de la justice congolaise.

Par ailleurs, ces deux prises de position révèlent, encore une fois, la responsabilité première de certains acteurs politiques congolais dans la dérive que connaît notre pays. Cette responsabilité ne doit pas rester impunie car les congolais ont l’obligation de faire preuve de bonne gouvernance, particulièrement dans le domaine judiciaire, face aux crimes de sang et aux crimes économiques devenus presque normaux dans leur pays. Ce n’est qu’après qu’ils peuvent exiger d’être considérés comme des interlocuteurs sérieux et responsables sur la scène internationale.

Les efforts louables de la Cour internationale de justice et ceux de la Cour pénale internationale, dont la compétence est limitée dans le temps et dans l’espace, ne sauraient satisfaire nos attentes à ce sujet. Ces efforts devraient être relayés par l’institution d’un Tribunal pénal international pour la République Démocratique du Congo tel que judicieusement décidé par les congolais au Dialogue inter congolais à travers une résolution pertinente, dont la matérialisation est, à dessein, ignorée par le pouvoir actuel.

Bien chers compatriotes,

La République Démocratique du Congo sera ce que ses filles et fils veulent qu’elle soit. Ainsi donc, ensemble, en cette année 2006, changeons le Congo pour le bonheur de tous.
Que vive le Peuple congolais
Que Dieu bénisse et protège la République Démocratique du Congo

Kinshasa, le 01 / 01 / 2006

TSHISEKEDI WA MULUMBA
PRESIDENT NATIONAL

Posté par congomania à 11:58 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1