27 février 2006
Jr Kabila : pourquoi sommes-nous descendus si bas ?
Dans une interview ou plutôt un roman dicté au "professeur" Kin Kiey Mulumba patron du journal le soft, nous avons épinglé un passage que nous vous retranscrivons afin de vous rafraîchir la mémoire :
"«Je croyais qu’on m’attaquerait sur des questions de gestion d’État et de l’Etat… Mais si on descend si bas...».
«J’ai déjà sacrifié ma jeunesse pour notre pays. Je suis prêt à poursuivre le sacrifice», me déclare le Président."
Ce passage m’a fait sursauter car il insinuer que Junior Kabila fils de son père n’a rien à se reprocher dans la gestion de l’état. Effectivement « je ne descendrais pas si bas » pour m’interroger sur sa filiation, et je lui concède qu'elle n’est pas d’un intérêt vital pour la RDC. Le Congo n’étant pas à ce que je sache un royaume, les questions de coucheries ne sont vraiment pas d’un intérêt vital.
Les doutes sur la filiation ont émergé quand on a vu le comportement de l’homme face à nos envahisseurs, les rwandais. Il est effectivement perturbant de voir un chef d’état d’un pays agressé par l’étranger garder le silence, et ne prendre que des initiatives imparfaites pour ne pas dire contradictoire.
Envoyer des troupes sans armes face à l’armée rwandaise organisée et moderne alors qu’il savait parfaitement ce qu’est l’armée rwandaise pour avoir fait ses armes dedans.
Il est perturbant de voir que tout le gouvernement se contente des molles condamnations face aux exactions de Nkundabatware contre la population congolaise, face aux crimes des FDLR contre les villageois congolais, face aux agissements des rebelles du Nord Katanga...
Pire comment voulez-vous qu’un citoyen lambda ne s’interroge sur la nationalité de son chef d’état quand il est évident ce dernier ne s’intéresse pas aux malheurs qui le frappe. En 2005 une série de catastrophe aérienne ont eu lieu à travers tout le pays emportant des nombreuses vies humaines, aucune mesure prise, aucune enquête, aucune explication, aucune déclaration même de compassion de la part du premier congolais. Catastrophe au Mali, qu’apprenons nous, le président dépêche son conseiller spécial au mali avec un don de plusieurs millier d’euro, un musicien se fait arrêter pour trafic d’être humain, et voila que le président débloque des milliers d’euro pour payer sa caution.
Naufrage de bateau sur le fleuve Congo, plusieurs vis humaines perdus, de vrais fils du Congo, pas même un message pendant 3 jours, il faut des réactions de colère pour que le congolais qui nous gouverne se sente concerné. Et j’en passe et des meilleurs…
Non messieurs excusez nous de descendre si bas, mais face à l’inexplicable, face à l’ignominie, nous ne pouvons que chercher des explications de plus en plus bas car plus haut on n’en trouve pas. Et personne ne trouve nécessaire de nous en fournir. Soyez encore heureux que nous ne vous ayons pas encore traité d’enfant sorcier car il y a un moment que vous n’êtes plus un enfant.
Voici ici des morceaux choisis des déclarations attribuées à Junior Kabila, en tant que "croyant", nous ne nous permettrons donc pas de douter de leur authenticité.
" Si le veilleur reste éveillé, il trouvera une opportunité.
Quand ce vendredi 17 février au matin, je suis assis dans l’un des salons du Président de la République - la pièce où le Chef de l’État reçoit les lettres de créance des Ambassadeurs et autres représentants des monarques étrangers - je réalise que la partie finit par s’offrir à qui sait se montrer patient.
À l’heure dite, le membre du service du protocole qui m’a accueilli, 400 mètres plus loin, depuis mon arrivée dans ce Palais de la Nation, m’a précédé pour m’introduire dans ce bureau austère aux chaises art-déco qu’anime une télé nue, est le même qui m’invite à le suivre en ouvrant la double porte capitonnée du bureau de travail du Président de la République.
Je n’avais jamais vu Kabila avant en dehors de la télévision.
L’homme qui se dresse là, debout à un coin de sa table de travail, des feuilles blanches à la main que je soupçonne renfermer son allocution du lendemain qu’il prononcera devant le président en exercice de l’UA, le Brazza-congolais Denis Sassou-Nguesso et le Sud-africain Thabo Mbeki, le ministre angolais des Affaires étrangères, Joao de Miranda et des représentants de l’UE, est la copie conforme de ce que j’ai toujours vu à la télé.
Qu’elle est tout de même magnifique la télé. Le Président que je vois là est le même que je vois dans la lucarne.
«Professeur Kin-kiey», il s’adresse à moi comme s’il me connaissait de longue date! Comme j’aime à être appelé. Il est si aimable, Monsieur le Président…
À mon tour, j’ai la nette impression de le connaître depuis des lustres. Un psy y verrait un commentaire. J’aimerais savoir lequel.
Quand il traverse toute sa suite de bureaux pour m’accompagner jusqu’à l’escalier qui conduit au rez-de-chaussée, je sens que cet homme m’a vaincu.
Dans le passé, j’ai rencontré des monarques, grands et petits, blancs et noirs, je trouve ce Président grand. Ceux qui le disent timide ont tort: il paraît être d’une culture achevée. Mobutu savait à peine parler quand il prit le pouvoir. Plus tard, il deviendra l’un des plus grands hommes de la terre.
J’ai appris que Kabila se rendait à son poste de travail tôt le matin, parfois dès 7 heures, lui-même au volant de son tout-terrain, et ne le quitte qu’à des heures tardives.
Il m’avait été dit qu’il me recevrait à 7 heures et le haut fonctionnaire qui m’a donné la nouvelle au téléphone m’a paru embarrassé de me faire venir à une pareille heure.
La veille, lors de la confirmation de la rencontre, on me fit savoir que le rendez-vous avait été repoussé d’une heure et que ce sera à 8 heures. Le Président avait dû avoir un premier rendez-vous urgent à sa résidence à cinq minutes de là, où il reçoit aussi.
On vînt m’extraire de la salle d’attente du chef du protocole peu avant 8 heures à peine qu’une camionnette militaire de GSSP faisant partie de l’escorte présidentielle venait de faire son entrée dans l’enclos du Palais.
Dix minutes plus tard, j’étais face à Joseph Kabila Kabange.
Si le veilleur reste éveillé, il trouvera une opportunité.
Quand ce vendredi 17 février au matin, je suis assis dans l’un des salons du Président de la République - la pièce où le Chef de l’État reçoit les lettres de créance des Ambassadeurs et autres représentants des monarques étrangers - je réalise que la partie finit par s’offrir à qui sait se montrer patient.
À l’heure dite, le membre du service du protocole qui m’a accueilli, 400 mètres plus loin, depuis mon arrivée dans ce Palais de la Nation, m’a précédé pour m’introduire dans ce bureau austère aux chaises art-déco qu’anime une télé nue, est le même qui m’invite à le suivre en ouvrant la double porte capitonnée du bureau de travail du Président de la République.
Je n’avais jamais vu Kabila avant en dehors de la télévision.
L’homme qui se dresse là, debout à un coin de sa table de travail, des feuilles blanches à la main que je soupçonne renfermer son allocution du lendemain qu’il prononcera devant le président en exercice de l’UA, le Brazza-congolais Denis Sassou-Nguesso et le Sud-africain Thabo Mbeki, le ministre angolais des Affaires étrangères, Joao de Miranda et des représentants de l’UE, est la copie conforme de ce que j’ai toujours vu à la télé.
Qu’elle est tout de même magnifique la télé. Le Président que je vois là est le même que je vois dans la lucarne.
«Professeur Kin-kiey», il s’adresse à moi comme s’il me connaissait de longue date! Comme j’aime à être appelé. Il est si aimable, Monsieur le Président…
À mon tour, j’ai la nette impression de le connaître depuis des lustres. Un psy y verrait un commentaire. J’aimerais savoir lequel.
Quand il traverse toute sa suite de bureaux pour m’accompagner jusqu’à l’escalier qui conduit au rez-de-chaussée, je sens que cet homme m’a vaincu.
Dans le passé, j’ai rencontré des monarques, grands et petits, blancs et noirs, je trouve ce Président grand. Ceux qui le disent timide ont tort: il paraît être d’une culture achevée. Mobutu savait à peine parler quand il prit le pouvoir. Plus tard, il deviendra l’un des plus grands hommes de la terre.
J’ai appris que Kabila se rendait à son poste de travail tôt le matin, parfois dès 7 heures, lui-même au volant de son tout-terrain, et ne le quitte qu’à des heures tardives.
Il m’avait été dit qu’il me recevrait à 7 heures et le haut fonctionnaire qui m’a donné la nouvelle au téléphone m’a paru embarrassé de me faire venir à une pareille heure.
La veille, lors de la confirmation de la rencontre, on me fit savoir que le rendez-vous avait été repoussé d’une heure et que ce sera à 8 heures. Le Président avait dû avoir un premier rendez-vous urgent à sa résidence à cinq minutes de là, où il reçoit aussi.
On vînt m’extraire de la salle d’attente du chef du protocole peu avant 8 heures à peine qu’une camionnette militaire de GSSP faisant partie de l’escorte présidentielle venait de faire son entrée dans l’enclos du Palais.
Dix minutes plus tard, j’étais face à Joseph Kabila Kabange.
Si le veilleur reste éveillé, il trouvera une opportunité.
Quand ce vendredi 17 février au matin, je suis assis dans l’un des salons du Président de la République - la pièce où le Chef de l’État reçoit les lettres de créance des Ambassadeurs et autres représentants des monarques étrangers - je réalise que la partie finit par s’offrir à qui sait se montrer patient.
À l’heure dite, le membre du service du protocole qui m’a accueilli, 400 mètres plus loin, depuis mon arrivée dans ce Palais de la Nation, m’a précédé pour m’introduire dans ce bureau austère aux chaises art-déco qu’anime une télé nue, est le même qui m’invite à le suivre en ouvrant la double porte capitonnée du bureau de travail du Président de la République.
Je n’avais jamais vu Kabila avant en dehors de la télévision.
L’homme qui se dresse là, debout à un coin de sa table de travail, des feuilles blanches à la main que je soupçonne renfermer son allocution du lendemain qu’il prononcera devant le président en exercice de l’UA, le Brazza-congolais Denis Sassou-Nguesso et le Sud-africain Thabo Mbeki, le ministre angolais des Affaires étrangères, Joao de Miranda et des représentants de l’UE, est la copie conforme de ce que j’ai toujours vu à la télé.
Qu’elle est tout de même magnifique la télé. Le Président que je vois là est le même que je vois dans la lucarne.
«Professeur Kin-kiey», il s’adresse à moi comme s’il me connaissait de longue date! Comme j’aime à être appelé. Il est si aimable, Monsieur le Président…
À mon tour, j’ai la nette impression de le connaître depuis des lustres. Un psy y verrait un commentaire. J’aimerais savoir lequel.
Quand il traverse toute sa suite de bureaux pour m’accompagner jusqu’à l’escalier qui conduit au rez-de-chaussée, je sens que cet homme m’a vaincu.
Dans le passé, j’ai rencontré des monarques, grands et petits, blancs et noirs, je trouve ce Président grand. Ceux qui le disent timide ont tort: il paraît être d’une culture achevée. Mobutu savait à peine parler quand il prit le pouvoir. Plus tard, il deviendra l’un des plus grands hommes de la terre.
J’ai appris que Kabila se rendait à son poste de travail tôt le matin, parfois dès 7 heures, lui-même au volant de son tout-terrain, et ne le quitte qu’à des heures tardives.
Il m’avait été dit qu’il me recevrait à 7 heures et le haut fonctionnaire qui m’a donné la nouvelle au téléphone m’a paru embarrassé de me faire venir à une pareille heure.
La veille, lors de la confirmation de la rencontre, on me fit savoir que le rendez-vous avait été repoussé d’une heure et que ce sera à 8 heures. Le Président avait dû avoir un premier rendez-vous urgent à sa résidence à cinq minutes de là, où il reçoit aussi.
On vînt m’extraire de la salle d’attente du chef du protocole peu avant 8 heures à peine qu’une camionnette militaire de GSSP faisant partie de l’escorte présidentielle venait de faire son entrée dans l’enclos du Palais.
Dix minutes plus tard, j’étais face à Joseph Kabila Kabange. "
Pour le reste aller sur le www.softonline.com
Désiré Katompa
2006-02-25 15:04:11
UDPS : tous les combattants doivent s'enregistrer comme candidats
La radiookapi.net, radio de la Monuc qui émet sur tout le territoire de la RDC et sur Internet a annoncé ce week-end que Malu Malu a, lors d'une rencontre avec les représentants des partis politiques, confirmé sa décision de ne pas rouvrir les bureaux d'enrôlement. Dans ces deux provinces où semble-t-il le mot d'ordre de boycott de l'enrôlement a été le plus suivi d'effet, cette décision représente une catastrophe.
Cette déclaration consacre l'échec des négociations entre l'UDPS, le CIAT et le pouvoir organisateur des élections. L'heure n'est plus aux plaintes (auprès de qui? puisque c'est une décision collégiale Malu² n'étant que le porte drapeau d'une décision qui le dépasse), ni aux pressions de la rue contre la CEI ou qui que ce soit d'autre (ils s'y sont préparé, et cela ne fera que nous distraire pendant que l'heure tourne), et encore moins à choisir le boycott de ces élections (il est évident que c'est le but de cette manoeuvre pousser l'UDPS à s'exclure elle-même).
Il faut absolument trouver les voies et moyens de contourner cette obstacle délibérément dressée devant l'UDPS, afin de l'exclure en douceur de ces élection et permettre au PPRD et ses acolytes de rempiler pour une légitimation de leur mandat.
Sur ce même site nous avions écrit dès le 09 janvier 2006 dans l'article intitulé "UDPS vs CEI : La guerre des nerfs!" que:
"La volonté d’implication de l’UDPS dans ce processus électoral n’était pas prévu dans les calculs des adversaires de ce parti. En prenant cette décision saluée par le peuple, le président de ce parti et son entourage avaient, je l’espère, prévu la guerre des tranchées qu’ils allaient provoquer et dans laquelle nous sommes engagés aujourd’hui...
Malu Malu et sa CEI ont choisi de donner une réponse négative à la requête de l’UDPS de réouverture des bureaux afin d’enrôler leurs militants et sympathisants, mais pour sauver les apparences ils ont laissé une brèche en permettant aux seuls candidats de s’enrôler au moment du dépôt de leur candidature.
..., il faut que l’UDPS et toute l'opposition non institutionnelle s’attellent à utiliser de manière efficace la brèche qu'a bien voulu lui laisser "la magnanime CEI". Tous les combattants et sympathisants qui ne se sont pas enrôlés doivent s’enregistrer comme candidat dans leurs communes. Le nombre de candidats n’étant pas limité par la loi électorale, il n’y a donc aucune entrave juridique à la démarche. Les mandats à briguer étant multiples, il y a de la marge... "
La politique est un sport d'homme, deviner les coups de l'adversaire permet de les parer sans devoir systématiquement avoir des chocs frontaux avec lui. Nous avons déjà depuis longtemps intégré l'idée qu'aucun des intervenant dans l'organisation de ces élections ne veut de l'UDPS à la fête. Leurs déclarations ne nous ont jamais dupées. Chacune de leur prise de position face à la crise lors de cette transition l'a montré clairement. Ils savent tous que si l'UDPS se lance dans la bataille électorale avec la loi électorale qu'ils ont votée rien ne pourra empêcher le raz de marrée électoral (tsunami électoral).
La catastrophe sociale du Congo ne peut profiter qu'à Tshisekedi et son parti. Aucun stratège politique sérieux ne peut contester cela. La victoire du Hamas en Palestine ne peut s'expliquer autrement que par cette théorie. Corruption du pouvoir, marasme social, oppression des israéliens pour le citoyen lambda, c'est la faute aux gens qui sont au pouvoir, donc ne leur donnons plus nos voies, conclusions quel que soit le beau discours, vote sanction.
L'UDPS doit faire son congrès, au cours duquel chaque section devra apporter la liste de ses combattants qui n'ont pas leur carte d'électeur. Avec ces listes le parti pourra chiffrer le coût que représenterait l'inscription de tout ce monde comme candidat sur les différentes listes UDPS à travers le pays. Une décision sera prise en fonction de ce chiffre.
D'où viendra l'argent? Du même endroit que celui qu'on était prêt à payer pour financer la réouverture des bureaux dans les deux Kasaï. Au cas où cette somme ne suffirait pas, les combattants doivent emprunter la caution exigée sans hésiter. Il est impératif que chaque combattant non-enrolé se fasse candidat. Dans tous les cas une fois la victoire acquise, une loi sera votée pour la restitution de cette caution illégitime et injuste.
La présence de l'UDPS à ces élections n'est pas négociable et est inconditionnelle pour nous le peuple épris de paix et de changement. Cette troisième république est le fruit du sacrifice de l'UDPS, il représente la victoire de ses idéaux et le triomphe de son combat. Il est grand temps que tous les combattants de l'UDPS et surtout ses cadres dirigeants intègrent aussi cette évidence et prennent leurs responsabilités et, je cite:
"...conduisant le Peuple congolais, épris de paix et de changement, à la victoire finale lors des prochaines élections..."
Désiré Katompa
2006-02-26 13:01:48
