06 avril 2006
Processus électoral en RD Congo : l’ « inclusivité » à l’épreuve des faits !
Avec les élections qui vont se tenir en RD Congo à partir du mois de juillet prochain, ce pays va vivre, sauf évidemment un revirement spectaculaire de la situation politique, un autre de ses paradoxes. L’UDPS, que d’aucuns considèrent comme étant « la fille aînée de l’opposition » et qui est l’un des grands partis politiques qui a pignon sur rue, ne prendra pas part à ce rendez-vous important avec l’histoire de Congolais. C’est un paradoxe. Un grand paradoxe. Car, ce parti a été de toutes les batailles. L’UDPS d’Etienne Tshisekedi a joué un grand rôle dans l’effondrement du mythe de Mobutu. Elle a été en première ligne pour lutter contre les régimes dictatoriaux de Mobutu à Kabila II. Le même parti a milité, avec d’autres forces de changement, au cours de nombreuses années, pour l’instauration d’un État de droit. Les élections libres et transparentes ne pouvaient constituer que l’aboutissement logique de sa lutte. Quoi de mieux que de se défaire de gens parvenus au pouvoir sans légitimité à travers le scrutin populaire. Mais, hélas, ce parti là jette l’éponge avant même de s’engager dans la bataille électorale. S’agit-il d’un renoncement volontaire, teinté des caprices ou il s’agit plutôt d’un signal fort lancé envers ceux qui veulent hypothéquer les élections au profit d’une bande, au profit des intérêts maffieux pour leur dire que leur jeu des dupes est bien connu. Dans tous les cas de figure, la situation est grave. Ce refus de l’UDPS de participer aux échéances électorales va creuser davantage le lit de désaccord entre le camp de jusqu’au-boutistes qui veulent organiser à tout prix les élections et celui de ceux qui réclament justement des garanties pour tous avant l’organisation des élections, crédibles et transparentes.
Durant les dernières semaines, une ritournelle entonnée à tour de rôle par plusieurs personnalités politiques qui commanditent les élections au Congo ne cessait de rabâcher les oreilles des Congolais : les élections doivent être inclusives. Nul n’exclut l’autre et personne n’a le droit de s’auto-exclure. Maintenant, à l’épreuve des faits, les bureaux de la CEI ayant fermé leurs portes, le dimanche 2 avril 2006 à la date limite pour le dépôt des candidatures, soit à 16 heures 30, heures de Kinshasa, on s’aperçoit que l’inclusion de tous les partis n’a été qu’un slogan creux. On ne doit même pas aller loin pour chercher les raisons qui ont poussé l’UDPS à ne point inscrire ses membres pour concourir aux élections qui, rappelons-le, une fois de plus, constituaient pourtant la raison essentielle de sa lutte politique. À la lumière des faits, les problèmes que ce parti a posés comme conditions préalables pour sa participation auxdites élections n’ont pas trouvé une moindre solution.
L’engagement pris par la CIAT et les autres instances saisies pour trouver une porte de sortie aux raisons du blocage pour la participation de l’UDPS et d’autres partis qui sont dans sa mouvance n’a pas été honoré. Alors que certaines personnes insinuaient malignement que le problème de l’homonymie ne pouvait être résolu par des voies politiques sinon en recourant à la justice, nous avons appris que ce problème n’a trouvé des solutions qu’en toute dernière minute. À quoi cette solution tardive aura servie si finalement l’UDPS boude les élections ? A quoi sert de résoudre un problème et d’en laisser d’autres sans même chercher à finaliser le dialogue ? Le paquet élection, confectionné dans des salons huppés de l’Occident était à prendre ou à laisser. Il n’y avait aucune marge de dialogue et aucune solution de sortie pour régler le cahier des charges à la satisfaction de tous. De là à se demander si l’intention n’était pas finalement de contraindre ce parti à ne pas participer aux élections, il n’y a qu’un pas. Aménager une place au sein des institutions d’accompagnement à la transition n’était pas si difficile que ça. Là aussi, on a traîné les pieds. Aucune solution n’a été proposée démontrant l’incapacité de ceux qui se disent assumer des responsabilités politiques sans pour autant en avoir ni les moyens moins encore la capacité.
Évidemment, il y a ceux qui vont continuer à s’en prendre à l’attitude du leader de ce parti qui, par son intransigeance et sa loyauté aux textes, semble faire le jeu de ceux qui ne voudraient pas qu’une autre classe politique, ayant une autre vision de la chose publique, accède au pouvoir. Toute la question est de savoir si l’on doit chercher le pouvoir pour le pouvoir et arriver à faire la même chose que ceux dont on critiquait acerbement pour leurs multiples incohérences et une politique sans lendemain meilleur pour le pays. Où alors, il faut mettre en valeur la dignité personnelle et collective et l’honnêteté intellectuelle et morale pour ne pas accepter n’importe quoi au risque de trahir ses convictions profondes, sa foi et l’idéal pour lequel l’on s’est battu pendant des longues années.
Au-delà des critiques qui seront faites, l’on ne peut que constater l’échec. L’échec d’un jeu malsain et réfractaire où l’on s’amuse à proclamer avec circonlocutions les dogmes et ne se gêne pas de ne point les appliquer. L’échec d’une classe politique médiocre dans l’ensemble qui ne sait pas distinguer les avantages personnels des avantages collectifs que toute la nation pourrait en tirer. L’échec des commanditaires externes qui ne misent, au nom de leurs intérêts, que sur des mauvais pions au détriment des valeurs intrinsèques qu’ils défendent mordicus dans leurs propres pays.
L’absence des autres partis aux élections est un lourd fardeau qui va peser dans la balance des événements qui vont suivre. Pour une fois, nous aurions souhaité que les enjeux électoraux soient clairs, que le firmament politique soit dénué des raisons pouvant amener le pays à retomber dans une autre longue et pénible tribulation. Mais hélas, il semble que les gens ne tirent pas les leçons de l’histoire. L’on a tendance à ne prendre la mesure des événements que quand il est tard. Entendons voir, les jours à venir nous en diront plus.
Mwamba Tshibangu
L'UDPS dénonce les travers d'un processus électoral business
CONFERENCE DE PRESSE ANIMEE PAR LE PRESIDENT DU COMITE NATIONAL DE L’UDPS
A. RAPPEL
1.
La période de transition démocratique convenue par les congolais dans l’ Accord Global et Inclusif est entrée dans sa phase finale ; une phase aussi mouvementée que préoccupante tel que le démontre l’ intensité des visites en RD Congo des hautes personnalités telles que les ministres belges des affaires étrangères, de la défense, de la coopération ; la Présidente du sénat belge ; l’Envoyé spécial (depuis plus de 10 ans de mission) de l’Union Européenne dans les grands lacs africains; le Commissaire européen au développement et à l’ aide humanitaire ; le Président de la Commission Européenne ; le Président de l Afrique du Sud et parrain de l’ Accord Global et Inclusif ; le Président de la République du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine ; le Haut Représentant du Secrétaire Général pour la politique extérieure et de sécurité commune de l’Union Européenne ; le Secrétaire Général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de paix.
Le point culminant de ces visites a été le séjour en RDC du Secrétaire Général de l’ONU en personne.
2. Tout au long de la transition, l’ Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » n’ a cessé de tirer la sonnette d’ alarme sur la manière déficitaire et chaotique dont le processus de transition était conduit, particulièrement sur les plans politique, électoral, sécuritaire, financier et celui des droits de la personne humaine.
Les deux textes qui réglementent la transition à savoir l’Accord Global et Inclusif « AGI » et la constitution de la transition ont maintes fois été violés sans que ces violations ne suscitent une quelconque réaction de la part de nos partenaires extérieurs dont la responsabilité au sein du Comité International d’Accompagnement de la Transition « CIAT » est d’accompagner les congolais en veillant à la bonne exécution de l’AGI et donc à la bonne fin de la transition.
L’application correcte et rigoureuse de ces deux textes par tous aurait pu éviter au monde tant de sollicitude et de peine constatées ces derniers mois au chevet de ce grand malade qu’est la RDC.
3. Le processus électoral, financé et piloté par la communauté internationale a cessé d’être une affaire des congolais pour devenir un moyen par lequel certains pays de ladite communauté internationale justifient leur immixtion dans les affaires congolaises en s’arrogeant le droit de décider dans tous les domaines de gestion de l’Etat congolais.
4. C’est ainsi que la RDC s’achemine par la volonté de ces pays, vers des élections basées uniquement sur un chiffre non vérifiable et sujet à caution de 26 millions d’électeurs pour un pays, post conflit armé, où le recensement ne serait –ce qu’administratif de la population a été délibérément rejeté alors que le pays vient de vivre une guerre qui a occasionné 4.5 millions de morts, un pays où l’identification des nationaux est superbement ignorée pendant que nous reconnaissons l’existence sur le sol congolais des groupes armés étrangers qui contrôlent des parties entières du territoire national. Ce chiffre de 26 millions d’électeurs contient donc certainement des étrangers (la RDC a neuf pays voisins), des militaires et des policiers interdits de voter, des mineurs et même des personnes à multiples identifications.
5. Toutes les propositions de l’UDPS pour adresser ces anomalies se sont butées à l’intransigeance du CIAT et pourtant ces anomalies ont une incidence directe sur le nombre total et exact des électeurs pour une élection présidentielle, sur la délimitation des circonscriptions électorales et conséquemment sur le nombre des sièges à la députation par circonscription, nombre fixé au prorata de la population dont le dénombrement reste délibérément inconnu. Le refus du CIAT de procéder avant toute chose, au recensement administratif de la population congolaise et à l’identification des nationaux tel qu’exigé par la résolution du dialogue inter congolais relative à la création de la Commission électorale indépendante « CEI » et aux tâches lui assignées dans ladite résolution, constitue le point de départ de la fraude massive mise en place pour contourner la transparence du processus électoral aussi bien à la présidentielle qu’aux législatives.
6. C’est dans ce caffouillage que l’opération identification et enrôlement des électeurs a commencé le 20 juin 2005, opération non crédible refusée naturellement par l’UDPS.
Le CIAT s’est finalement engagé auprès de l’UDPS, en décembre 2005 à corriger partiellement cette opération par la réouverture des bureaux d’identification et d’enrôlement à travers le pays car les projections initiales de la CEI qui ont servi de base de travail dans chaque province pour mener cette opération ne reposaient sur aucune considération scientifique, encore moins sur une concertation de la classe politique. Ces estimations fantaisistes ont tracé les contours de la cartographie du jeu électoral en RDC.
Malheureusement, l’engagement du CIAT est resté lettre morte jusqu’à ce jour sans qu’aucune explication ne soit fournie.
7. Aujourd’hui, à 3 mois de la fin de la transition, nous rappelons à tous ceux, congolais ou étrangers, qui feignent de l’oublier que l’ objectif n°4 de la transition tel que fixé par l’ Accord Global et Inclusif (AGI) stipule : « l’organisation d’élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d’un régime constitutionnel démocratique ».
Ce même AGI précise que « l’élection du nouveau Président aura
lieu après les élections législatives ».
8. Ces mêmes dispositions de l’AGI sont rappelées dans le Rapport de la mission du Conseil de sécurité en Afrique centrale qui s’est déroulée du 4 au 11 novembre 2005, rapport n° S/2005/716 qui recommande au Conseil de sécurité en son paragraphe V.72.3 ce qui suit : « demande aux autorités et à tous les acteurs politiques congolais de faire en sorte que des élections libres, honnêtes, transparentes et démocratiques, comme prévu dans l’Accord Global et Inclusif, soient organisées avant le 30 juin 2006, date d’achèvement de la période de transition ».
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9. Il ne s’agit pas de commencer quelque chose avant le 30 juin 2006 et de l’achever après cette date comme l’a affirmé sans gêne, une fois de plus, le Commissaire européen à la coopération et à l’aide humanitaire ; il s’agit tout simplement d’appliquer la loi dans sa rigueur comme cela l’a été pour justifier la non réouverture des bureaux d’enrôlement demandée par l’UDPS, les délais étant épuisés. Les tripatouillages juridiques opérés au niveau de l’article 222 de la nouvelle constitution ne prolongent pas , alors pas du tout la durée de la transition qui reste égale à 36 mois en dé ans lesquels toutes les élections sont censées avoir été organisées et dans l’ordre chronologique fixé par l’AGI.
10. Face à l’impasse certaine qui pointe à l’ horizon du 30 juin 2006 au regard de ces dispositions pertinentes de l’AGI, l’UDPS réitère sa demande du dialogue ouvert aux forces politiques significatives signataires de l’AGI pour évaluer la transition et bâtir un nouveau consensus national devant baliser le chemin qui reste à parcourir avant d’aller aux élections.
Ce dialogue aura pour but d’assainir l’environnement politique en créant les conditions d’une participation aux élections sur pied d’égalité, ce qui implique notamment :
a) la nécessité de veiller à ce que l’inscription sur les listes électorales s’effectue de manière honnête dans toutes les provinces ;
b) la garantie concernant la liberté d’expression, de déplacement passant par la réforme du secteur de la sécurité ;
c) l’impartialité des médias publics ;
d) le désarmement des groupes armés congolais et étrangers :
e) la vulgarisation des modalités des scrutins ;
f) 3.
le respect des droits de l’homme ;
g) la transparente de la gestion économique et financière de l’Etat.
B. LE COMMUNIQUE DU CIAT
1. Le CIAT et l’ Union Africaine
Le dernier communiqué du CIAT datant du 28 mars 2006 intervient curieusement au moment où de bons offices se préoccupent légitimement de la question congolaise en proposant des pistes de solution.
Ce communiqué, intentionnellement provocateur, n’est pas de nature à permettre à la présidence de l’Union Africaine de travailler dans la sérénité.
2. Le CIAT et les élections
Le CIAT déclare au §1 de son communiqué précité qu’il ne peut y avoir de motif justifiant l’exclusion ou l’auto exclusion de quiconque du processus électoral et impute cette déclaration à la mission du Conseil de sécurité des Nations Unies de novembre 2005.
C’est la consécration par le CIAT du principe des élections sans conditions car le rapport de cette même mission, rapport n° S/2005/716 publié le 14 novembre 2005 ne mentionne nulle part cette affirmation et pour cause : les élections répondent toujours à un standard, donc à un certain nombre de conditions. En Europe, c’est le standard OCDE qui aujourd’hui, fait rejeter les résultats des dernières élections en Biélorussie.
Il convient de relever par ailleurs que ce rapport formule pour la RD Congo, 18 recommandations au Conseil de sécurité parmi lesquelles la recommandation n°6 à savoir « encourager le gouvernement et la CEI à prendre les mesures voulues pour que l’inscription sur les listes électorales s’effectue de manière honnête dans toutes les provinces, notamment en prorogeant les délais d’inscription, le cas échéant, afin de parvenir à des taux qui soient comparables dans toutes les provinces ».
Du reste, quel crédit peut-on accorder au § 4 du communiqué du CIAT s’agissant de son engagement ferme en vue de la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes si en même temps le CIAT prône pour la participation aux élections sans conditions y compris donc les conditions devant garantir la liberté, l’honnêteté, la transparence et donc la crédibilité de ces mêmes élections ?
3. Le CIAT et la date du 30 juin 2006
De manière subtile, le CIAT décrète dans son communiqué précité en son § 3 la poursuite de la transition au delà du 30 juin 2006.
Qui lui en donne les prérogatives ? De qui reçoit-il les ordres si l’on sait que le rapport de la mission du Conseil de sécurité de novembre 2005, rapport n° S/2005/716 précise que le 30 juin 2006 constitue la date d’achèvement de la période de transition (cfr §V.72.3).
Enfin, l’Accord global et inclusif ne s’applique qu’à la période de transition dont la durée maximale fixée par le même accord est de 36 mois. Ainsi donc, toutes les structures issues de cet accord cessent d’exister au delà de cette période qui, rappelons-le, prend fin le 30 juin 2006. C’est le cas notamment des structures dénommées Comité International d’Accompagnement de la transition « CIAT », et Commission Electorale Indépendante « CEI ».
C. LA SECURISATION DES ELECTIONS
1. L’ONU a demandé à l’UE une force pour sécuriser les l’élections en RDC. Cette force de 1500 hommes, essentiellement composée des allemands et des français servirait à « dissuader ceux qui perdraient les élections et n’accepteraient pas cette défaite » déclare le commissaire européen au développement et l’aide humanitaire dans la Libre Belgique du 03/02/2006.
2. L’hebdomadaire allemand FOCUS du 27 mars 2006 précise quant à lui que l’intervention militaire n’est prévue qu’en cas de « guerre » due à la contestation des résultats et va jusqu’à parler d’un scénario d’évacuation des européens.
3. Si les européens sont convaincus d’une contestation électorale susceptible de déboucher sur une guerre au point de prévoir des troupes chargées d’évacuer leurs ressortissants, pourquoi ces mêmes européens ne s’attellent-ils pas à examiner et résoudre pendant qu’il est encore temps des questions liées à ces contestations dont l’apparition selon eux n’est plus une vue d’esprit? Peuvent-ils encore affirmer qu’ils sont convaincus que les élections seront libres, démocratiques, transparentes et crédibles ?
4. La MONUC comprend 23000 personnes en RDC dont 17000 militaires. Quelle est la raison objective de l’envoi de 1500 militaires européens qui feraient mieux que 17000 militaires de l’ONU ?
5. L’on est en droit de penser que cette opération soulève un coin de voile sur la mascarade électorale financée et pilotée par quelques pays de la communauté internationale et pour laquelle mascarade il devient de plus en lus clair que le résultat programmé d’avance aboutira à coup sur à de graves contestations.
6. Cette opération est même contestée par les opinions des principaux pays fournisseurs d’hommes.
L’hebdomadaire allemand FOCUS du 27 mars 2006 relève que :
61% des allemands sont contre l’engagement militaire au Congo
31% sont pour cet engagement et le reste soit 8% sont neutres.
Lors d’une réunion de députés CDU-CSU du Bade-Wurtemberg et de la Bavière, les adversaires de l’opération l’ont largement emporté. Le chef des députés CSU, Peter Ramsauer a reproché à la chancelière Angela Merkel d’avoir cédé aux pressions françaises en faveur d’un engagement militaire au Congo. Le colonel Manfred Gerts du Bundeswehrverband (une sorte de syndicat de l’armée) a rejeté l’opération.
Contrairement à cette opinion générale du rejet, la chancelière Angela Markel trouve qu’il y a des intérêts allemands dans l’opération et précise même que « cette région riche en matière première sert l’industrie allemande notamment les gisements de béryllium, métal dopant la force explosive des bombes atomiques ».
7. L’UDPS demande des éclaircissements par rapport à toutes ces préoccupations qui n’ont plus rien à voir avec la sécurisation supposée d’un processus électoral.
D. UDPS ET LA NON VIOLENCE
Un plan de diabolisation de l’UDPS, relayé par quelques médias étrangers est en cours d’exécution. Ce plan consiste à attribuer à l’UDPS les perturbations violentes qui seraient en préparation et alimenteraient les contestations naturelles consécutives à l’échec du processus électoral. C’est ainsi que les journaux New York Time du 26 mars 2006 sous le titre « Congo, with Iraq in mind » de Marc Lacey et le Soir du 4 avril 2006, présentent déjà l’UDPS comme « une bande de personnes violentes ayant à leur tête Etienne Tshisekedi ». La prochaine étape dans cette cabale sera celle de l’étiquette « parti terroriste » et la boucle sera bouclée.
Ces journaux savent que c’est depuis 26 ans que les militants de l’UDPS sont violentés, voire tués par les différents pouvoirs dictatoriaux de Kinshasa ; ils n’ont jamais recouru à la violence, même pas à l’application du principe universel de la légitime défense.
La non violence prônée par les statuts de l’UDPS depuis sa création reste en vigueur pendant que des personnes bien identifiées sur lesquelles pèsent de fortes présomptions de crimes de guerre, de crime contre l’humanité, de torture, de viol non seulement ont été portés aux affaires à Kinshasa par la volonté de quelques acteurs internationaux mais aussi continuent à bénéficier du soutien actif des pays dont ces journaux sont originaires.
C’est la honte !
Fait à Kinshasa le 05/04/2006
Valentin MUBAKE
Président du Comité National de l’ UDPS
