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Le Blog du Congolais

analyses politiques sur la situation au congo kinshasa

02 janvier 2007

Congo : bonne année, quand même…

Congo, le pays continent de l’Afrique centrale est en train de mettre en place ses institutions issues d’un processus électoral plus que discutable. Les avis sont partagés quant à la capacité et la volonté de ces institutions à améliorer les conditions de vie de la population, la mise en place d’un système de gestion transparente des ressources nationales et le respect des droits et libertés des citoyens.

A l’intérieur, la tendance générale est à l’attentisme. On veut voir ce qui va se passer. On accorde le bénéfice du doute à ce président qui est loin de rassurer tant le flou persiste sur sa compétence, sa bonne foi, ses origines et les circonstances qui ont présidé à son intrusion sur la scène politique congolaise, à ce premier ministre dépassé et limité aussi bien physiquement qu’intellectuellement. On rêve de ces millions que les occidentaux vont déverser sur le pays pour soutenir leurs hommes de main qu’ils ont réussi à placer au pouvoir à travers des élections taillées sur mesure. 

Et pour se défendre de leurs exigeants compatriotes de la diaspora qui les traitent de naïfs, les congolais de l’intérieur répondent que de toutes les façons, personne ne propose mieux. L’UDPS leur avait promis qu’elle mettrait son poids politique dans la balance pour que les élections ne se fassent pas sans elle, les élections ont eu lieu; le Cardinal Etshou n’a pas réussi à engager l’église catholique dans une position commune pour requalifier le processus; l’armée est trop inféodée et prise en otage pour en attendre la moindre alternative; les aventures de rébellion ont toutes montré leurs limites pour être envisagées après que le pays ait connu plus de quatre millions des morts.

On se farcira donc encore du Kabila pendant au moins 5 ans. On trépigne d’impatience curieuse de vivre un Gizenga premier ministre. On se convainc qu’après tout, avec les alternances de pouvoir qu’il y aura dans 5 ans en occident, Kabila se verra bien lâché par les dirigeants de gauche, surtout en France, et qu’alors les meilleurs pourront monter aux affaires.

Dépité, Roger, du Canada, où il a décidé de se naturaliser, lance au téléphone : ‘‘Il faut vraiment être Congolais pour imaginer pareils attelages. Après le 1+4, ils n’ont pas été foutus de confier le pays entre des mains expertes. Ils auront un président qui passera son temps à poser devant les objectifs des caméras et à couper les rubans symboliques et un premier ministre dont le boulot consistera à dormir à longueur de journée à s’expliquer des dossiers auxquels il ne pourra jamais rien comprendre. Avec Matungulu, au moins il y aurait eu quelqu’un en train de travailler… et avec ça, ils attendent des miracles !’’.

Maurice, de Suisse, ne se décide pas à baisser si rapidement la garde : ‘‘Il n’est pas question de laisser cet étranger diriger encore le Congo pendant 5 ans. Sinon, nous allons perdre le Kivu. Savez-vous que ce gars est allé à Kigali juste après sa prestation de serment alors que la destination officielle était Goma ?’’. Seulement, Maurice, comme la plupart de ses compatriotes de la diaspora, ne proposent rien de concret pour arrêter l’imposture et la vente du pays, mis à part les qualificatifs des poules mouillées et des traîtres qu’ils lancent aux congolais restés au pays, à Bemba et à l’Union pour

la Nation.

Heureusement, on attendra pas 5 ans pour savoir si les congolais de l’intérieur caressent un mirage, si la diaspora congolaise joue au prophète de malheur. Il suffira juste de voir Gizenga former son gouvernement, le faire fonctionner, réussir à gouverner réellement, sans se soumettre au gouvernement parallèle de Kabila et de son entourage. Il suffira de voir la police et l’armée réagir aux manifestations politiques. Il suffira de voir fonctionner

la RTNC

(radio télévision nationale congolaise). Il faudra voir le train de vie de Gizenga et ses ministres. Et pour ça, 6 mois sont amplement suffisants.

De toutes les façons, les Congolais sont tombés sur la tête depuis déjà bien trop longtemps pour que le ciel leur tombe sur celle-ci en 2007. Parce que finalement il ne pourrait leur arriver pis qu’avant, pourquoi ne pas leur souhaiter une bonne année 2007 et les laisser fêter encore une fois, en ce début d’année nouvelle, comme à leur congénitale habitude ?

Qui sait ? Peut-être qu’en 2007, ils ne déchanteront pas plus qu’avant…

Bonne année 2007, quand même…

Tony Katombe    

Posté par congomania à 11:20 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Un miracle a la congolaise

Mon cher Tony,
Je pense que les congolais n'attendent plus un miracle mais plutot esperent realiser un reve car le miracle est deja passe avec la tenue des elections surtout au deuxieme tour sans violence majeur. je dis bien reve car les congolais comme par enchantement reve d'un kabila purement Congolais, toute de meme apres avoir vaicu dix ans Congo, il doit etre congoliser jusque au point ou il va livrer ses freres Rwandais aux mains des Kivutiens. Un reve car comme par enchantement, il va gouverner dans la transparence, et mettre fin a la corruption qui ronge le pays dont lui meme est coupable. Un reve car tout d'um coup il a oublie que ce sont les occidentaux qui lui ont livre la presidence au Congo et il ne doit alors rien au Congolais except les Kivus. Alors que la realite et que dans 5 ans, il va encore se retrouver au pouvoir comme il y est arrive aujourd'hui et malgres le faite qu'il va gouverner dans la mediocrite totale, devenir non seulement le plus jeune president elu deux fois mais aussi le plus riche president car il va amasser encore plus des millions en vendant notre pays aux etrangers et beneficier personnellement de cette vente. A la fin de son mendat, la vie quotidienne des congolais sera aussi chaotique que 5 ans au paravant. Mais cette annee je rejoins tout le monde, Et souhaite une tres bonne annee de reve a tout le monde et sourtout ne nous reveillons pas la realite risque d'etre plus difficile a accepter.
Mercie a la prochaine,
Nita E.

Posté par Nita E., 02 janvier 2007 à 21:55

bana Congo tolamuka

je veux tout simplement dire aux peuples congolais si ils se sont endormis qu'ils se reveillent et si ils sont assis qu'ils se tiennent débout , unissons nous pour vaincre contre tout ceux qui détrui le Congo.

Posté par Sean, 05 janvier 2007 à 23:52

cessons déjà de croire au jésus blancs,arrêtons de donner à nos enfants des prenoms chrétiens et d'accepter que les papes nous disent ce que nous devons faire et comment nous devons vivre.arretons les église et ces faux pasteur.
Retrouvons notre spiritualité et le lein précieux que nous avons avec Zambe a pungu.Exigeons des compte dans tout les sens du terme au vatican.On est pas tombé sur la tête,on a tout simplement perdu nos esprits...
La vérité est en nous!

Posté par une artiste, 14 janvier 2007 à 22:47

Quelle vérité ?

Perdu "VOS" esprits ? Le RD Congo, ex Zaïre, n'a jamais été aussi exhangue et malade qu'après les pratiques satanistes de Mobutu, qui buvait le sang de ses massacres humains.

Il faut savoir ce que vous voulez : où avoir le même destin que tous les peubles panthéistes qui ont disparu et qui faisaient des sacrifices de sang (les Incas, Mayas, Indiens d'Amérique, égyptiens, haitiens), ou avoir un destin comme celui des Etats-Unis, de la Suisse, d'Israel, dont les pays ont été donnés à Dieu (au Dieu d'Israel..) par leur gouvernement...
Vous ne serez pas trompés : ceux qui appartiennent à Dieu ont une nation bénie (Cote d'Ivoire, Suisse, Etats-Unis, Israel) les autres NON.
Le RD Congo fait parti des pays sacrifié au diable et à la sorcellerie (par Mobutu, etc) : ce sont vos dirigeants qui doivent le livrer à Dieu. Autrement, RIEN ne marchera chez vous, je vous le dit, au nom de Jésus-Christ, fils de Dieu.

Naomi

Posté par Naomi, 01 mars 2007 à 17:48

Ces africains en mal d´eux-mêmes

Bonne année, Tony et bien de choses à tous les tiens…malgré tout.
Pour en revenir au Congo, tu connais mon principe : j´estime que les africains noirs se font drôlement prendre sur les bras parce qu´ils négligent de considérer les choses largement. Et c´est dire de s´atteler à organiser un système de valeurs et d´idéal répondant à la fois aux aspirations et obligations internes qu´à un positionnement externe affirmé et averti. Si le prétentieux et plutôt sournois colonialiste que mécène ou féru de la liberté humaine Louis Michel issu d´un petit pays étant 80 fois plus petit que le Congo veut, avec ses paires et ses confrères occidentaux, s´emparer du pouvoir réel (économique et financier) au Congo ; c´est parce que les congolais, à force d´être superficiel et plutôt étroit d´esprit, s´accrochent au subsidiaire au lieu d´agir et de conforter fermement le principal qui est la mise sur pied d´un idéal de moyens et d´institutions assurant l´avenir des leurs et celui de leur Etat. Et ce régionalisme de l´esprit et de la prétention politique faisait rage en Afrique noire avec des images, des situations des plus désastreuses pour les peuples et les populations noires. N´est-on pas surpris que ce soit le seul continent où se marasme se perpétue malgré tout ? Curieux. Serions-nous tous aveugles, ou les africains seraient-ils tous des génies méconnus ?

Et cependant, comment sortir de ce bourbier néocolonialiste qui menait l´Afrique noire directement dans une nouvelle ère de servitude et d´exploitation servile après 46 ans d´une indépendance trompeuse et vide minée par une francafrique des plus salope, criminelle et chosifiante ? Répondre à cette question est l´actuel défi des africains. Et celle du Congo particulièrement parce que géopolitiquement, ce pays présente un intérêt évident pour l´occident.

Je l´ai toujours dit, ce qui tue et aliène le noir, c´est qu´il aime trop à paraître plutôt qu´à être ; il aime trop se croire moderne et user de tels prétentions sans accepter que le modernisme, il faut le concevoir, le faire, en soutenir et en défendre les valeurs qui, au préalable, se doivent de réaliser celui qui les exerce. Ainsi, croire qu´on peut, avec une mentalité arriérée inculte et réfractaire autant à la raison qu´à la créativité on accède au paradis de la consommation matérielle, de la culture tout court ; c´est à mon avis tomber à bras ouvert entre les mains de Louis Michel et de l´occident surproducteur et excédentaire en mal d´un hégémonisme dépassé et insalubre. Vouloir rouler en voitures occidentales sans prendre la peine de construire soi-même ses propres moyens de déplacement aériens ou terrestres, comme l´ont toujours fait les congolais, et continuent à le faire pour gagner le temps perdu ou se mettre faussement à la hauteur du progrès, c´est, n´en déplaise à ces désespérés gratuits de la consommation étrangère, se suicider à court et à long terme. Pire : on entérinait simplement sa créativité et sa liberté, en étouffant le développement de l´intelligence industrielle des siens, et ce faisant, le travail et l´emploi de sa société.

Et si alors j´entends les africains se mettre à pleurer, à taper du pied parce qu´on les menait en bateau ; ou même certains s´enrager dans le systématisme critique de détails superflus d´une politique quotidienne qui, au lieu de s´atteler au principal de la production du travail et l´amélioration ou l´enrichissement fonctionnel des facteurs et des moyens de réalisation sociale, cafouillait et stagnait, sans idéal et sans fermeté d´aller de l´avant ; désolé, cela ne me touche plus – ou plutôt je ne peux que dire : à qui donc la faute ? Oui, qui a donc élu Kabila (alias ou pas) au pouvoir ? Fallait-il maintenant commencer à verser des larmes de crocodile ? Par ailleurs, combien de soit disant intellectuels congolais parrainèrent volontairement ou par insuffisance rationnelle cette mystification du peuple et de sa liberté ?

En fait, c´est cela le drame. On a largement l´impression que bien de tonneaux vides s´exercent gratuitement en Afrique sans, ni connaître leurs devoirs, ni maîtriser leur métier politique dans ses implications. Et dans ce cas, des gens comme Louis Michel et ses comparses ont la main et l´aubaine facile. Car vouloir se préserver de l´effort imaginaire ou réel, préférer l´immédiateté au long terme solide et assuré ; tout cela ne mène, dans notre monde moderne de guerre ouverte d´intérêts et de rapacité qu´ont couvrait de faux miel et de fallacieux mensonges, c´est aliéner son avenir et celui des générations futures au productivisme et à l´incurable chosification occidentale. Il faudrait peut-être d´abord savoir si on veut la liberté ; si on sait ce qu´elle réserve et implique, d´abord, avant de marcher courageusement dans l´illusion, le volontarisme culturel décousu et appauvrissant à tout point de vue.
Un grand politicien congolais : Bernardin Mungul Diaka avait dit : « quand un automobile est en panne de moteur, changer de chauffeur ne résout rien du tout ». L´inverse est tout autant vrai : quand un chauffeur automobile brille par son incapacité et sa gaucherie, changer le moteur ne fait pas gagner la course !

Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
www.realisance.afrikblog.com

Posté par Musengeshi Kat, 16 mars 2007 à 20:26

tokeba

Mes frères et soeurs compatriotes; tout est possible si nous sommes unis et si nous nous croyons en nous. tout peut redevenir plus beau qu'avant . Réflechissons et exprimons toutes nos pensées non pas pour détruire mais pour récontruire un pays dont on a toujours révé. Aimons nous les uns les autres avant de nous juger entre nous . Sachez personne n'est le plus fort et le plus dur; tout peut basculer d'un moment à l'autre. surtout continuer à persèverer.

Posté par blaise, 12 avril 2007 à 01:28

tokeba

Mes frères et soeurs compatriotes; tout est possible si nous sommes unis et si nous nous croyons en nous. tout peut redevenir plus beau qu'avant . Réflechissons et exprimons toutes nos pensées non pas pour détruire mais pour récontruire un pays dont on a toujours révé. Aimons nous les uns les autres avant de se juger les uns les autres . Sachez que personne n'est le plus fort et le plus dur; tout peut basculer d'un moment à l'autre. surtout continuer à persèverer.

Posté par blaise, 12 avril 2007 à 01:36

tokeba

Mes frères et soeurs compatriotes; tout est possible si nous sommes unis et si nous nous croyons en nous. tout peut redevenir plus beau qu'avant . Réflechissons et exprimons toutes nos pensées non pas pour détruire mais pour récontruire un pays dont on a toujours révé. Aimons nous les uns les autres avant de se juger les uns les autres . Sachez que personne n'est le plus fort et le plus dur; tout peut basculer d'un moment à l'autre. surtout continuer à persèverer.

Posté par blaise, 12 avril 2007 à 01:38

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