31 août 2007
Parce que Tony de Prague a perdu son livre d’or,
La quatrième république, c’est pour quand alors ?
Tony de Prague demande aux congolais de changer d’abord de mentalité. Et puis d’attendre. Mais l’attente se fait intenable pour les congolais qui ont l’impression que Tony de Prague a plutôt perdu son livre d’or en même temps que son latin de séminariste.
Tout premier ministre qu’il est, lui à qui ses adeptes prêtent des vertus divines ne fait rien d’autre que quitter sa maison de Limete le matin à 8h30’ pour son bureau de Gombe, et faire le mouvement dans le sens inverse le soir. Non sans avoir bloqué la circulation à son passage, sur les deux bandes des boulevards Lumumba et Sendwe, avec son cortège armé jusqu’aux dents. On en arrive à regretter le temps où il violait le code de la route en empruntant le sens contraire, même si il a du plus d’une fois ramasser au passage une pauvre vendeuse de pains. Là au moins il ne bloquait qu’une bande et ça pouvait continuer à rouler sur l’autre.
Atypiques comme peuple tout de même que ces congolais ! Avec un pays complètement détruit exigeant des efforts considérables et un dynamisme réel, requérant une vitalité sans commune mesure, ils n’ont pu trouver personne d’autre entre les 60 millions qu’ils sont comme premier ministre que ce pauvre octogénaire de « Tony G » pour qui le simple trajet quotidien de son domicile pour son bureau est déjà un véritable calvaire. Ils ne pourront jamais le voir à Shabunda, ni Mahagi, ni à Zongo, ni à Sake, ni à Bulungu, ni même à Kisenso palper du doigt les réalités à transformer. Et malgré tout, ils attendent quand même des miracles.
Et parce qu’ils sont si friands de miracles, la saison sèche se barre plus tôt que prévu. Et comme à Kinshasa, après la pluie c’est le sale temps, Rose, étudiante à l’Académie des Beaux-arts, attend depuis trois quarts d’heures un hypothétique taxi sur l’avenue du 24 novembre. A ces côtés, une dame observe attentivement le poster de Kabila monté sur panneau géant : « L’essentiel ? Maman, veut dire on va encore voter un autre président bientôt ? » Des regards interrogateurs se posent sur la dame. Elle montre le poster du président. Autour de la dame, très vite un groupe se forme. Plutôt que de répondre à la malheureuse, les ‘‘parlementaires debout’’ d’un après-midi de pluie en remettent, à qui mieux-mieux, une couche à l’Etat et à ses animateurs.
"Il n’y pas d’argent pour réparer les routes, pour assurer le transport public, pour relancer la Miba, mais il y en a pour payer les magazines et poser des photos dans toute la ville. Kabila, Bemba, Kamhere, Ruberwa ! Ils dépensent sans compter pour être successivement sur la couverture d’un magazine français qui n’a d’africain que son nom'', s’indigne un monsieur arborant une cravate élimée de fonctionnaire de l’Etat.
Le groupe des ‘‘parlementaires debout’’ ne fait que grossir et les critiques deviennent de plus en plus acerbes. Rose veut quitter ses amis d’un après-midi d’infortune et rentrer chez elle à Bandal à pied quand elle entend : ‘‘Longwa na Nzela’’ (quitte la route). C’est l’éclaireur du cortège de Tony de Prague qui fraye le passage au Premier sur ce qui n’a de route que le nom.
Le fonctionnaire à la cravate élimée fulmine :’’Les Mbororos font la loi en Uelé, les Angolais occupent Kahemba, Nkunda et les FLDR squattent le Kivu,… pendant ce temps tout ce que ces dirigeants malgré nous trouvent à faire c’est pointer leurs armes sur nous comme si c’étaient nous les dangereux’’.
Sentencieux, un homme à la barbichette d’enseignant décide : ‘‘Il n’y a plus rien à attendre de leur troisième république. Tout est pour eux, rien pour nous. Ils ont majoré les salaires des députés du simple au triple. Alignement sur le barème de la sous-région oblige. Mais quand il s’agit de la bourse des étudiants, des salaires des enseignants, il n’y a plus d’argent. La troisième république, c’est une arnaque, c’est un mort-né pour le peuple’’
La dame à côté de Rose lâche : ‘‘La quatrième république, c’est pour quand alors ?’’
Rose prend peur. Le tronçon est hyper militarisé. La RTNC, gardée par les GSSP n’est pas très loin, en face, c’est le camp KOKOLO. Elle se résout de quitter le mauvais endroit avant le mauvais moment où elle risquerait de prendre un mauvais coup.
Ligne 11 : une, deux, une deux, ça use les talons, mais c’est plus sûr !
Tony Katombe
Qui vous a fait Dieu ?
"Qui vous a dit que vous étiez Dieu ?", demandait Désiré Kabila à Désiré Mobutu sur l’OUTENIQUA, le bateau Sud Africain.
"Qui vous a dit que vous étiez Dieu ?", redemandait le bouillant Pasteur Théodore Ngoy à Désiré Kabila au Palais des Marbres après la prise du pouvoir par Mzee.
C'est vrai. Le pouvoir grise et le pouvoir absolu grise dangereusement au point d'amener son détenteur à se croire investit de vertus divines.
En France, Sarko reconnaît en toute humilité que l'Hexagone lui a tout donné et s'engage à lui rendre la pareille, exprime son respect pour Ségo à cause de 17 millions des français qui ont jeté leur dévolu sur elle, ouvre son gouvernement à gauche pour consolider l'unité nationale (nomination de Bernard Kouchner au poste stratégique des Affaires Étrangères).
Au Congo, Joseph Mobutu demanda :"Qui doit à qui entre le peuple Zaïrois et moi ?". Et comme il abhorrait toute contradiction, il se répondit à lui-même : "C'est le peuple qui me doit tout et non le contraire". Presque vingt ans après, Joseph Kabila mime Joseph Mobutu jusqu'au ridicule : "Qui s'est battu pour ce pays plus que moi ?", lance-t-il une question rhétorique à un peuple qui connaît la chanson.
On s'était demandé pourquoi les forces de l'ordre s’étaient adonnées au carnage des adeptes de Bundu dia Kongo sans que cela n’émeuve outre mesure le Président congolais. Pendant que le Congo attendait un message de condoléances de la part du "Père de la Nation", on eut plutôt droit à une démonstration d'un goût fort discutable du Sieur Kalume, Général-Ministre de l'Intérieur sur la non appartenance de la majorité des morts à la province du Bas-Congo.
On s'était demandé pourquoi le Président était resté muet après l'invasion de Kahemba par l'Armée Angolaise et qu'encore une fois le Général-Ministre se donnait en spectacle en donnant la partie occupée à l'Angola.
On n'avait pas compris que Kabila lance toute son armée avec armes lourdes sur une centaine d’éléments de la garde de JP Bemba, éléments munis d'armes légères et blanches. Pendant que les obus kabiliens semaient mort et désolation à Kinshasa, Nkunda, le rebelle pourtant sous mandat d'arrêt international, conférait et paradait avec la haute hiérarchie militaire des FARDC et réussissait à faire mixer ses éléments avec ceux de l'armée nationale.
Le peuple crut trouver une explication "Kabila a vendu le pays !"
Plutôt que de remédier à son insuffisante communicabilité, Jo tranche : "Ce sont des stupidités !" Et d'avertir qu'il ne tolérera plus qu'on se paye sa tête : "Parce que le Kabila que vous avez maintenant, n'est plus le même que celui d'avant les élections".
Les parrains occidentaux en perdent leur latin. Les obus sont tombés sur leurs résidences et représentations, les GSSP, garde de Kabila, sont entrés dans leurs maisons et exigé de l'argent en leur pointant des armes, d'autres ont eu la vie sauve grâce au courage des gars de Bemba qui les ont extraits des tirs kabiliens et balancés comme des colis quelconques dans les chars de la Monuc.
Conscients des limites de l’édifice accouché par leur arnaque électorale, ils conseillent à leur protégé la modération et la négociation, non sans avoir pris le soin de relevé la « disproportionnalité » de la force utilisée pour défaire la garde de Bemba.
Réponse du berger à la bergère, de sa voix aigrelette et métallique Kabila tranche que Bemba devra répondre à la justice pour avoir voulu perpétrer un coup d’état.
Eux qui aiment les apparences se retrouvent mis à nu. Kabila est sur son nuage et ne les entend plus. Leur demi milliard de dollars américains vient d'accoucher d'une dictature qui veut s'émanciper d'eux. Bemba malgré ses 42 %, réalisés face à Kabila, doit se taire. Il n’est surtout pas question qu’il remette ses pieds au Congo. Sinon la justice qui peine à devenir indépendante lui fera bien boire la tasse à la santé de Junior.
Quant à la presse, on lui a tellement foutu les jetons qu’elle chantera les louanges du Raïs pour un bon bout de temps.
C'en est trop pour les mentors qui se décident d'envoyer un message clair à leur protégé. "Il n'y aura plus d'homme fort au Congo". Comme Kabila ne veut pas de Bemba, on va lui coller Léon Lobitch, dit Kengo wa Ndondo, comme président du sénat, et puis on verra venir.
Si Kabila ne sauve pas les apparences en laissant les journalistes faire leur boulot, s’il ne refreine pas les ardeurs de ses sbires à la gâchette si facile, si, avec son éléphant de gouvernant il ne sort toujours pas de son immobilisme, Léon pourra toujours servir.
Mais est-ce aussi simple de faire des dieux et de les défaire à souhait ?
Tony Katombe
15 août 2007
Rapport de l'ONU sur l'Est Congolais : Lettre d'un patriote à un patriote
« Les valeurs suprêmes qui font de tout homme un citoyen digne de ce nom sont : la volonté de subordonner les intérêts particuliers au bien public, l'ambition d'astreindre gloire et honneur au service de son pays et autres vertus civiques les plus nobles qui soient » (Cicéron)
Lettre d’un patriote à un patriote
« Cette lettre-ci, la mienne, n’a aucune prétention. Elle se veut un cri de colère vigoureux. Elle se veut surtout l’expression d’une indignation qui est à la hauteur des forfaits dénoncés. ». Te revoilà encore au front, avec la même sérénité, la même bravoure, comme un « torero dans l’arène » afin de nous édifier sur les pratiques peu orthodoxes dans lesquelles le régime en place excelle. Beaucoup mais à voix basse, ont raison de dire qu’une chose est sûre : avec Kabila et l’A.M.P (alliance des mercenaires politiques), le Congo ne fera pas encore longtemps l’économie d’une grande Trahison.
Trahison ! Voilà un mot qui résume parfaitement le mode de gestion sous Kabila. Heureusement qu’il existe dans ce pays des patriotes de la trempe de J.P Mbelu, lui qui accepte de braver le dragon avec sa plume pour apporter à chaque fois que de besoin un éclairage inattendu dans cette grande Confusion qui entoure l’avenir de la république. J.Pierre, ta volonté de combattre la pieuvre a le don d’accrocher les esprits, même les plus sceptiques, parce que depuis les régimes défunts de Mobutu et Kabila père, jusqu’à nos jours, tes analyses politiques sont marqués du seau de la pertinence et du sérieux.
Ni idéologie, ni dogme, encore moins certaines interprétations erronées de la foi et de nos valeurs ne peuvent ligoter ton penchant pour la transparence, facteur essentiel pour un homme libre, un homme qui veut servir son peuple et non se servir de lui. Un esprit clairvoyant : c’est ainsi que je te vois.
Au regard de la situation de non-gouvernance qui prévaut dans les régions décrites dans le rapport dont tu as magnifiquement exposé la pensée profonde des auteurs, chaque jour les populations, se réfugiant dans la «brousse» dans l’espoir de s’extirper du calvaire dans lequel ils sont englués depuis dix ans, par la cupidité des occidentaux, avec la complicité bienveillante de la « grande famille « afdeliènne » on ne peut s’empêcher de croire que le vrai génocide des africains était programmé de longue date. Oui, car si il y a eu génocide en Afrique c’est bien celui de congolais. N’en déplaise aux « bien-pensants ».
A travers la Monuc, le besoin de la communauté internationale de se rassurer, bien plus que le bon sens, est la chose la mieux partagée. L’hypocrisie confine au cynisme. Le calvaire congolais volontairement entretenu et ainsi reconnu explicitement par la mission onusienne est de ces problèmes que l’on répugne à regarder en face. On y répugne tant qu’au pire, on consent à leur jeter un coup d’oeil à travers le prisme déformant des préjugés, au mieux, à leur apporter d’hypocrites solutions. Il est voulu et entretenu à dessein. Il résume la politique occidentale de l’après guerre froide, et pourtant les « bien-pensants » refusent d’appeler le chat par son nom... Faisant valser les étiquettes, jouant à cache-cache avec les mots. Et, dans cette hypocrisie, où l’emportent des faux débats, des idées fausses, l’essentiel est sacrifié sur l’autel de l’esquive. Ce rapport a le mérite, pour la première fois de ne pas user des subterfuges, de fustiger la mesquinerie des occidentaux, en l’occurrence américaine et belge.
Le congolais est devenu réfugié dans son propre pays. Et nos politiques… ? Que de traîtres !!!
Devant le danger qui guette la nation, au regard de leur comportement, je souscrit entièrement à la pensée de Claudel qui dit, je cite: «Le monde du théâtre est celui où tout le monde fait comme si…» la politique aussi, notre politique pourrait-on renchérir. Car, dans un cas comme dans l’autre, tout repose sur l’illusion de vérité, de réalité. A la seule différence que le théâtre est une œuvre de fiction, la politique, un univers de frictions. C’est-à-dire, un espace de confrontation dramaturgique. Où, nos politiciens, en véritables comédiens, nous représentent nos propres misères. Aussi bien ceux qui gouvernent que ceux qui se prétendent de l’opposition. Ces derniers mettant en mal les propos de François Mitterrand qui dit : « Il n’y a d’opposition qu’inconditionnelle dès lors qu’il s’agit de substituer un système de gouvernement à un autre.
Retoucher, aménager le pouvoir absolu, c’est déjà composer avec lui. ».
C’est ainsi que depuis l’insulte faite aux congolais à travers une parodie d’élections, l’AFDL-CCP-PPRD et consorts, unis au sein de l’alliance de mercenaires politiques dit AMP contraignent tous les congolais dans un rôle de spectateurs, toutes les institutions de la République, tous les démembrements de l’Etat, à ne servir que de cadre à l’immorale et insipide comédie des 5 Chantiers du président Kabila qui ne sont qu’utopies directrices.
Nous vivons ou nous vivotons, pour coller à la réalité, dans un pays où presque toutes les voix autorisées qui doivent s’offusquer de ces agissements pernicieux à la refondation d’une nation, s’élever pour arrêter l’hémorragie, sont neutralisées par la toute puissance de l’argent, les sinécures ou les intimidations.
Le rapport de la mission onusienne sur l’Est du pays que tu as bien compris et décortiqué sans passion n’est que l’arbre qui cache la forêt et tu l’as bien démontré dans tes parutions antérieures. Ta plume à elle seule est un contre pouvoir efficace en ce sens qu’il pousse le bon sens à marquer un temps d’arrêt pour réfléchir sur ce que tes dires peuvent apporter comme influences dans la marche de la nation.
Tu ne laisses personne indifférente parmi les patriotes, la plupart des citoyens et de nos partenaires. Tu as le goût du risque, des défis majeurs sans lequel, aucune idée nouvelle, capable de constituer une arme redoutable contre l’arbitraire, le totalitarisme et ses laideurs, ne saurait naître et prospérer.
Cependant, ne nous faisons pas d’illusions ; ce machin appelé ONU qu’on dit avoir été créé pour la paix entre les nations, malgré ce rapport limpide et lucide de sa propre mission au Congo, ne fera rien de concret pour te donner satisfaction. Ils vont jouer leur comédie ou faire dans la langue de bois en te riant sous cape comme elle nous a habitué avec tous les autres dossiers du genre dans un passé récent. Comme disait Jorge West, je ne crois plus aux contes de fées même si cela vient de moi. C’est pourquoi, je n’attends aucune réaction sérieuse de la part de l’ONU et de son chef face à cette interpellation.
Il revient aux leaders d’opinion congolais désireux de faire bouger les choses de s’investir dans une véritable campagne de sensibilisation et de formation des citoyens pour que demain, la volonté du peuple puisse prendre le dessus sur les tactiques politiciens de ce tas d’incapables et nous recoudre notre démocratie en lambeaux. Hein ! Vous vous rendez compte ? Kahemba, KIVU, ITURI, EMPHYTEOSE MOANDA… partout des problèmes d’intégrité territoriale et de non-gouvernance… partout le même refrain ? Partout…. Jusqu’à quand ?
Et lorsqu’on interpelle nos politiques sur des choses sérieuses, eux, ils nous parlent de la protection de minorité,de 400 000 000 investis dans une parodie d’élections, des institutions démocratiques à préserver… Futilités quand tu nous tient. A voir ces hommes politiques retourner sans cesse à leurs vomissures sans scrupules ni états d’âmes, on comprend pourquoi certains leurs préfèrent les animaux comme compagnons. Ils virevoltent entre les extrêmes au gré du contexte politique et de l’état des rapports de force du terrain : de la foi au reniement, de l’engagement à la trahison, du courage à la lâcheté. On aurait pu leur concéder ce droit et opposer à leur conduite l’indifférence et le mépris si les conséquences de leurs actes se limitaient sur eux. Malheureusement ceux-ci entachent sur le devenir de toute la nation. Ils sont porteurs des contre valeurs et forment ceux que notre culture nomme les mouches .Reconnaissons le sans se voiler la face, on est pas en république mais dans un Etat autocratique où le chef détient tous le pouvoir et décide de tout. Il est la seule constante emmêlée dans une inconstance qui échappe à la raison
Finalement, au regard de l’immense espoir que les élections avaient suscité, les agissements actuels de nos dirigeants nous installent dans une sorte de conception kierkegaardienne du désespoir. C’est-à-dire qu’en tant que peuple, nous sommes à un tournant historique. Qui nous fait faire l’expérience de nos propres limites, mais aussi et surtout, la nécessité de les dépasser. «Ce que nous pouvions être, nous ne le sommes pas; ce que nous sommes, nous ne le voulons pas», dit Luc Desautels pour expliquer les bases de l’existentialisme de Kierkegaard. Quant à nous, la question existentielle que nous devrions nous poser est la suivante : «Que sommes-nous devenus»? C’est dire que lorsque les hommes sont en proie à la désespérance et qu’ils n’attendent de la vie rien d’autre qu’un semblant de survie, ils finissent par se jeter inconsciemment dans les bras de la mort. Déjà, le psychanalyste Freud a su montrer avec pertinence que l’instinct de la mort (le thanatos) prend toujours le dessus sur l’instinct de vie (éros) à chaque fois que l’espoir s’érode chez l’homme. Une pensée qui fut développée par Lénine et qui l’a amené à dire qu’«il n’y a pas de société viable sans espoir». Or, J.Pierre tu es de ceux qui refusent le désespoir, la résignation, en somme le suicide collectif.
J Pierre ta cohérence dans tes démonstrations, dans tes observations, ne compte aucun excès parce que tu n’es l’esclave d’aucun lobby, d’aucun groupe de pression, d’aucune conglomération de parasites sociaux. Et les prostitués de la plume baisseront toujours le regard devant toi. Ils ne peuvent pas faire autrement. Tirer sur toi de loin ; à boulet rouge, c’est leur gagne pain. Mais dans leur fort intérieur, ils savent la valeur de tes révélations. Pardonne à ces derniers leur lâcheté, ils ont commis la bourde d’avoir vendu leur âme au diable !
Tu n’es pas un suicidaire, ni un homme à enfermer dans un asile de fous… tu défends seulement ton peuple contre les fossoyeurs de sa République, armé de ta foi inébranlable, celle de l’homme qui sait que tous ses semblables sont mortels et les pouvoirs éphémères à l’exception de celui de Dieu. Ta maîtrise de ta mission est ta force J.Pierre et le seigneur est ta protection. Continue à consacrer ta vie à l’éveil des consciences, à la formation du citoyen responsable, édifié sur ses devoirs et ses droits car tu veux être le modèle du patriotisme.
Comme Paulo Coelho, je suis d’avis que toi aussi, « ce qui te forge et te transforme, c’est le chemin et la quête » : le chemin de la liberté, la quête de la vérité. Tu as choisi ce « perpétuel défi : être toujours sur la brèche, exposé aux trophées autant qu’aux huées ». Trophées ? Oui ! Si elles apportent du bien être à ton peuple, un plus à l’esprit de ton prochain. Nous sommes autant fiers de toi que de tous ces patriotes qui ont perdu leurs vies pour libérer le Congo du joug colonial qui étaient comme toi des hommes du refus.
Le patriote,
IKOMO-LOMOKO
